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Et Montpellier sera champion
Et Montpellier sera champion
4 Mars 2012 | France > LNH
Il faudra simplement changer le dernier chiffre du millésime, sur la photo les Di Panda et Juricek auront cédé la place aux Gajic et autre Prost, et Montpellier pourra fêter son 14ème titre national. Chambéry sera vraisemblablement deuxième. A neuf journées de la fin, c'est un autre championnat de D1 qui débute. 

Bon,  c'est vrai, mathématiquement rien n'est fait mais avec huit points d'avance, une différence de buts favorable par rapport à Chambéry, Montpellier peut sereinement envisager son avenir sur le sol national. La consécration pourrait même intervenir au soir du match à Nîmes, le 27 avril prochain. Soit quatre journées avant que le rideau ne tombe définitivement sur l'exercice 2011-2012 de la D.1 masculine. D'ici là, Nikola Karabatic et les siens auront retrouvé Barcelone en Ligue des Champions. En challengers, ils auront tout à gagner de cette double confrontation. L'autre soir devant les caméras de Canal+, Montpellier et Chambéry ont livré une prestation de haut vol. Restent maintenant à percer sur la scène européenne et placer un jour, un représentant français dans le Final Four. Ça c’est une autre affaire!


Il va leur en falloir du temps aux joueurs d’Ivry pour évacuer ce goût amer qui s’est installé dans toutes les bouches. En dix secondes, ils sont passés du sourire aux larmes. Tout d’abord accordé, l’ultime but de Diego Simonet face à Dunkerque, a été remisé dans la colonne « pertes et profits ». Immense perte pour Ivry qui va devoir batailler seul désormais à la dernière place du classement (voir l'article par ailleurs). Une réclamation a été déposée. La vidéo va paraît-il dans le sens des Franciliens. Il faudra attendre le verdict des membres de la commission des litiges de la LNH. Si le résultat est entériné, le profit est incommensurable pour Dunkerque qui a failli passer tout près de la catastrophe. Si bien en place en fin d’année, l’équipe nordiste a perdu ses repères en championnat depuis la mi-février. Eliminée de la coupe de France, battue chez elle par Istres, peu convaincante à Delaune, les démons qui accompagnent habituellement l’USDK lors des secondes parties de saison, ont ressurgi. Le mano a mano avec Saint-Raphaël pour le podium est plus que jamais engagé. Pour l’instant avantage aux Varois, un point sépare les deux équipes et le goal average particulier est en faveur des hommes de Christian Gaudin victorieux dans le Nord (+3) mais battus à domicile (-1). D’ailleurs, les deux ne vont plus se lâcher puisque les 17 et 25 mars, elles se retrouvent en quarts de Coupe de l’EHF. « Les chamboulements se succèdent journée après journée, se plait à remarquer Patrick Cazal, l’entraîneur nordiste. On va laisser Montpellier et faire le championnat entre nous, même si on essaie de travailler pour un jour les rattraper. » Pourtant, il n’y a pas si longtemps, Dunkerque avait fait d’une qualification en Ligue des Champions, un réel objectif. « Entre temps, on a gagné un titre, on va avoir une nouvelle salle dans deux ans et à l’ouverture, il va falloir y être en Ligue des Champions. Cette saison, je pense que Chambéry ne laissera pas sa place mais c’est vrai, ce qui change par rapport aux années précédentes, c’est qu’ils sont sous pression. Mais l’expérience va leur permettre de terminer la saison, deuxième.» Si on suit le raisonnement du double champion du monde, c’est donc entre la 3ème et la 14ème place que les neuf journées restant à jouer en D.1 vont se révéler passionnantes. 


Nantes tente de s’accrocher mais éprouve toutes les difficultés à rester au contact. En s’inclinant à Saint-Raphaël de neuf buts (39-30), les hommes de Thierry Anti font une bien mauvaise opération. Certes ils étaient privés de Rock Feliho, Seufyann Sayad et Borja Fernandez, certes, ils sont tombés sur un grand Djukanovic (24 arrêts) et un David Juricek qui n’en finit pas de rajeunir mais la qualité de l’adversaire n’explique pas tout. La défense a fauté, largement. Les Nantais ont pris trop de buts, notamment sur des reprises de tirs, comme le faisait remarquer sur le site du "H", Grégory Cojean, l’adjoint d’Anti. L’engagement et la solidarité ne sont pas actuellement les vertus premières d’un ensemble nantais qui conserve encore une chance d’accrocher l’Europe. Tout simplement en remportant la coupe de France. Autre voie, terminer à la 4ème place et souhaiter que Montpellier gagne la coupe. Il faudrait pour cela rattraper les quatre points sur Dunkerque en battant les Nordistes lors du match retour et espérer un faux-pas supplémentaire de leur part, tout en restant irréprochables. Tout cela laisse pas mal de place à l’incertitude. Quand même !


A Cesson, Mathieu Lanfranchi a amélioré son capital offensif. Face à Créteil, le pivot breton a mis à profit la seconde période pour s’octroyer le titre de meilleur buteur de la rencontre (6 réalisations dont un jet de 7m). Sa relation avec Benjamin Briffe (notre photo) a été excellente. « Je suis vraiment content pour Benjamin, se satisfaisait l’entraîneur breton David Christmann, parce qu’à la maison depuis le début de saison, il n’avait jamais réellement montré son vrai visage, celui que l’on voyait nous, à l’extérieur. Là, il  a fait jouer ses coéquipiers, notamment Mathieu et il a marqué des buts de loin. » La bonne entente Briffe-Lanfranchi n’explique pas à elle seule, la bonne prestation des Bretons. « On a très bien défendu, souligne David Christmann et nos gardiens ont été efficaces au bon moment. Sur la 2ème mi-temps, Créteil a craqué physiquement et on a fait plus de rotations qu’eux. Je relève qu’on a un petit peu lâché sur la fin notamment les deux derniers buts qu’on prend, on ne doit jamais les encaisser. Mais c’est l’équipe qui avait le plus les crocs qui s’est imposée. » Alors que Créteil éliminé de la coupe de France, aura une semaine pour panser ses plaies et retrouver plus de sérénité avant d’accueillir Ivry en championnat, Cesson disputera les quarts de la coupe à Ivry. « Au début, on ne voulait pas la disputer et puis en fonction du tirage, on s’est pris au jeu. Et on se dit pourquoi pas car cela ajoute le bol d’air nécessaire dans une saison où l’objectif n°1 reste le maintien en D.1. » Avec le plus petit budget de D.1 (1,5 millions d'euros), Cesson accomplit un remarquable parcours. 


A cette allure, Istres va finir par croiser Sélestat dans l’ascenseur de la D.1. Mais pas pour le même trajet. Les Provençaux qui se sont imposés vendredi soir (34-23) ont signé leur 3ème succès consécutif avec la qualification en coupe de France. A l’inverse, les Alsaciens malgré le retour de quelques blessés, ne décollent plus. Pire même avec une 4ème défaite de rang, la 3ème en championnat, leur confortable matelas se réduit par rapport à la meute des poursuivants. L’édifice sélestadien est en train de se lézarder, la solidarité qui faisait la force de la formation de Jean Luc Le Gall n’est plus une marque de fabrique. Les Provençaux eux, surfent sur une dynamique. L’équilibre est précaire et mars risque d’être plus révélateur que décisif. Il y a d’abord ce rendez-vous en quarts de coupe de France programmé samedi face à Saint Raphaël, puis un déplacement à Chambéry et surtout à la fin du mois, la réception de Nîmes, concurrent direct au maintien. Le 23 mars au soir, on aura une petite idée et on saura si Maxime Derbier (encore démoniaque vendredi avec 9 buts sur 10 tentatives) et ses camarades auront tenu le choc et se seront sortis des bas-fonds. 


A Nîmes, il suffit que Yassine Idrissi soit en réussite (14 arrêts) que Damien Scaccianoce soit comme d’habitude… précis et efficace (10 buts dont trois pénaltys) et que la défense soit rigoureuse pour que l’Usam poursuive sa marche en avant. Tremblay en a fait les dépens. La panne totale en début de rencontre (8-1 après dix minutes), la remontée (12-11 à la 24ème) puis la rechute (17-11 à la 32ème) et l’incapacité à recoller et passer devant. Pourtant le portier séquanodyonisien Dragan Pocuca a été égal à lui-même (14 arrêts) et les pertes de balles ont été tout aussi préjudiciables aux deux camps (18 pour Nîmes, 16 pour Tremblay). Les hommes de Stéphane Imbratta auront bien besoin des dix jours qui sont devant eux pour préparer la réception de Montpellier. 


Depuis leur succès en 8èmes de coupe contre Chambéry, Paris s’est juré de ne rien lâcher et surtout de ne pas se laisser décramponner au classement. Malgré leur victoire à l’arrachée face à Toulouse (27-26), les joueurs de François Berthier font du surplace. A l’exception d’Ivry, leurs concurrents directs au maintien (Nîmes et Istres) ont profité de cette 17ème journée. « La satisfaction, analyse le coach parisien, c’est qu’avec les équipes qui étaient en bas et qui ont gagné, on remonte vers celles qui étaient juste devant. On met en difficulté psychologique des équipes qui se sentaient peut-être à l’abri. Plus on va être de fous, plus on va rire, donc au lieu de se battre à quatre, on se retrouve à 6. Nous, on reste sur une bonne dynamique même si contre Toulouse, on a gagné avec le cœur. » L’infirmerie parisienne est copieusement remplie, dernier blessé en date Kévynn Nyokas (lire l’article). Une situation qui pourrait effrayer François Berthier. « On va devoir faire en sorte que les absences des uns soient cachées par les performances des autres. On aura besoin de tout le monde mais si on n’a pas le choix, on va travailler avec nos armes et faire preuve d’encore plus de solidarité pour pallier ces défections. » De son côté, Toulouse patauge et n’a rien gagné depuis… trois mois. A force de dégringoler au classement, les Hauts-Garonnais vont finir par flirter avec la zone dangereuse. « La suite va être très difficile, reconnaissait Jérôme Fernandez avec la réception de St Raphaël et les déplacements à Montpellier et Istres. Même si ça revient derrière, il faut qu’on ne se focalise que sur nous-mêmes et qu’on reprenne confiance car on est trop fébrile psychologiquement dans la finition. » Toulouse qui pense déjà à la saison prochaine et qui est à la recherche d’un pivot (le profil d'Igor Anic, en fin de contrat avec Gummersbach semblerait convenir) et d’un arrière gaucher, veut éviter une fin de saison aussi pénible que les deux précédents exercices.  
© Yves Michel
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