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Benoit Peyrabout marche au moral
Benoit Peyrabout marche au moral
13 Mars 2012 | France > LNH
A 34 ans, Benoit Peyrabout éprouve toujours le même entrain, le même plaisir à se retrouver sur un terrain de handball. A Tremblay depuis 2007 après quatre saisons passées à Créteil et trois à Istres, le pivot originaire de Dijon déborde d’activités. Avant de se retrouver ce mercredi face à Montpellier qu’il compte bien accrocher (comme d’ailleurs l’équipe francilienne l’avait fait en mars 2009), il a bien voulu répondre à nos questions. 

Un match contre Montpellier est-il différent des autres ? 
Il faut se dire que c’est un match comme les autres, c’est plutôt tout ce qui a autour qui change. Les supporters sont en effervescence, la salle va être pleine avec une tribune supplémentaire et même si Montpellier est largement favori, on va essayer de gagner. 

Tremblay est capable du pire comme du meilleur….
C’est ce qui caractérise notre saison, le fait de faire des perfs mais aussi de perdre des rencontres contre des adversaires qui sont largement à notre portée. Ça donne des émotions assez extraordinaires, notamment contre Chambéry ou notre victoire à St Raph’ et à Toulouse. 

Un joueur va plus se sublimer contre des équipes réputées plus fortes ? 
Oui, je pense que l'environnement met dans des conditions particulières. Ce n’est pas tant dans la préparation du match que ça se ressent mais plutôt ce qui remue autour. Ça t’aide à te transcender dans ce type de match à enjeu. Mais c’est vrai que notre saison est en dents de scie, on va tout faire pour prendre en défaut Montpellier le plus longtemps possible. 

Votre chance, c'est peut-être que Montpellier joue la Champion's League ? 
Pour eux, la priorité c’est ce match de fin de semaine, surtout avec l’avance qu’ils ont en championnat. On va essayer de mettre beaucoup de rythme et garder cette intensité pendant une heure pour les faire déjouer. Mais je pense que Patrice Canayer est suffisamment perfectionniste pour ne lâcher aucun match. Je ne le vois pas non plus faire du turn-over à l’extrême. 

On est d’accord, mercredi vous accueillez le futur champion de France ? 
(Rires). Il n’y a aucun doute sur la question maintenant il faut se demander si le champion sera invaincu jusqu’à la fin de la saison ou s’il laissera quelques plumes par-ci, par-là. On a peut-être la possibilité d’être les tombeurs de Montpellier.


A 34 ans, tu es toujours sur le pont avec l'image d'un presque vétéran en pleine forme ? 
Sur le plan physique, tout va bien. Le poste que j’occupe est exposé, c’est de plus en plus intense, les adversaires sont de plus en plus puissants, de plus en plus performants. Par contre, je souffre régulièrement du dos, des cervicales, des chevilles. Après je pense qu’il y a vraiment un lien entre le corps et l’esprit. J’ai fait les 17 matches sur 17 en championnat, j’ai la confiance du coach, j’ai du temps de jeu tant en défense qu’en attaque et donc c’est vrai que quand la confiance est là, psychologiquement tout va bien, le corps suit. Mais lorsque sportivement c’est plus difficile, les douleurs latentes ressurgissent. Je marche beaucoup au moral. 

Tu es un modèle de régularité et de fidélité
C’est vrai que j’ai défendu certaines valeurs partout où je suis passé. Je viens de signer 2 ans supplémentaires, je peux m’exprimer pleinement et surtout j’aide les jeunes à progresser.

La fin de carrière, tu y penses ? As-tu déjà des idées de reconversion ? 
Je suis dans de multiples activités. En priorité, il y a bien-sûr ma carrière de handballeur professionnel, puis je fais de la radio (sur www.rtsradio.fr) et j’y ai pris goût. Cette semaine, par exemple, on a invité Bhakti Ong, l’agent de joueurs, Sébastien Mongin avant le match Tremblay-Montpellier et Victor Boilaud, élu récemment meilleur joueur de D2. On ne parle pas que de Tremblay. J’aimerai aussi rester dans le handball, je suis déjà éducateur sportif, je travaille avec la mairie de Tremblay, j’ai monté des projets comme Hand2rue (en faveur des quartiers de la ville), je passe aussi le niveau 4 d’entraîneur cette année et je pense me présenter à l’école de manager sportif à Limoges. J’ai beaucoup de choses en tête et je vais essayer de m’investir dans tout, et à fond…
© Yves Michel
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