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Xavier Barachet: Au revoir, Chambéry !
Xavier Barachet: Au revoir, Chambéry !
28 Mai 2012 | France > LNH
Ce mercredi, le rideau tombe sur la saison 2011-2012 de D.1 masculine. Xavier Barachet dispute face à Paris son dernier match sous les couleurs du Chambéry Savoie Handball. Après les Jeux, cet été, l’arrière droit de l’équipe de France quitte la Savoie pour rejoindre l’Atletico Madrid.

Ce mercredi soir, Xavier Barachet s’attardera encore un peu plus sur le parquet du Phare pour signer de nombreux autographes, se prêter à quelques photos, et répondre aux sollicitations de ses nombreux fans. Il s'attardera, aussi sans doute, parce que ça sera la dernière fois pour quelques années, qu’il arpentera les moindres recoins de l’enceinte savoyarde, le maillot de Chambéry sur les épaules. Après un crochet par les Jeux de Londres, direction l’Espagne et l’Atletico Madrid où le Niçois a signé un contrat jusqu’en juin 2016. Avant de s’engouffrer dans sa nouvelle aventure ibérique, Xav’ a jeté un coup d’œil dans le rétroviseur après six saisons passées au CSH.

Ces derniers matches avec Chambéry, tu les vis comment ? 
Je les savoure un peu plus intensément car ce sont les derniers avec mes coéquipiers chambériens. Je profite au maximum. 

C’est le grand saut vers une nouvelle aventure...
C’est une super expérience qui s’annonce et je ne peux pas imaginer une seule seconde que cela se déroule mal. Je suis super heureux d’évoluer dans un club et un championnat qui déjà tout jeune, me faisaient rêver. Je vais découvrir une nouvelle culture, une nouvelle langue, un nouvel environnement, un nouvel entraîneur et de nouveaux coéquipiers. Handballistiquement, je vais beaucoup apprendre et j’espère encore progresser. 

Qu’est ce qui va te rester de Chambéry ? 
Tout d’abord, c’est vrai que c’est un passage important dans ma carrière. Tout est allé super vite. Quand je suis arrivé, j’avais 17 ans, je débarquais de Nice et je venais de me faire les ligaments croisés. J’ai signé deux ans au centre de formation et j’ai été très rapidement intégré à l’équipe une. J’ai signé pro et fin 2008, j’ai été appelé en France A. Je dois donc beaucoup à Chambéry, c’est le club qui m’a formé et m’a conduit au très haut niveau. Je retiens aussi tous les partenaires qui sont passés par là et tous les liens que j’ai pu tisser avec eux. 
 
Dans ces six ans de bonheur, y’a-t-il des mauvais souvenirs ? 
Ce que je regrette surtout, c’est de n’avoir jamais rien gagné avec Chambéry. Les saisons ont été intenses, on a toujours disputé la Ligue des Champions mais malheureusement, il n’y a eu aucun trophée au bout. L’an passé, on aurait pu décrocher la coupe de France, il y a eu d’autres finales qu’on aurait pu remporter, cela n’a pas souri. 


Partir en Espagne, c’est toute une organisation ? 
C’est un changement de vie donc j’essaie de tout prévoir et de m’organiser au mieux. Ce qui est génial, c’est que ma compagne Charlène partage le même rêve. Son désir, c’était de pouvoir vivre un jour en Espagne. On adore tous les deux ce pays. Comme en plus, elle joue au hand (à la Motte-Servolex en D2), elle a trouvé un club près de Madrid, à Alcobendas. Concernant la logistique, il y a encore quelques petits soucis à régler mais tout se passe bien. 

Madrid, il y a pire comme destination…
Je connaissais l’Espagne mais pas Madrid. J’y suis allé il y a un bon mois, j’ai été agréablement surpris. Il y a de fortes chances que je m’y plaise (large sourire). Je sais plus ou moins où nous allons habiter.

Madrid, c’était le seul club espagnol au Final Four de Cologne
Barcelone n’y était pas, c’est vrai. Ils sont tombés contre un très gros (en quarts, contre Copenhague). L’Atletico avait eu un peu de chance au tirage. C’est aussi pour cela que je pars là-bas. Pour vivre ce type de moments. Avec un club, il n’y a pas mieux qu’une finale de Ligue des Champions. 

La présence de Luc Abalo et Didier Dinart a facilité ton choix ? 
Bien entendu. Je m’entends très bien avec les deux. Ils m’ont donné des conseils et m’ont beaucoup parlé des conditions que j’allais retrouver en Espagne. Cela m’a permis de connaître le club avant d’y arriver. J’ai pu leur poser pas mal de questions. Je pense que ces contacts multiples vont faciliter mon intégration. 

Ton pote Guillaume (Joli) a du te parler de l’Espagne et notamment de la nourriture…
Guillaume c’est un bon gourmand, c’est sûr qu’au début la nourriture a dû être un petit piège. De mon côté, je pense que ça ira, je ne prends pas de poids trop facilement. Et puis, je suis habitué à manger en horaires décalés donc en Espagne, je ne serai pas dépaysé. 

On dit que lorsqu’on quitte Chambéry, on y revient un jour…
(rires). Ça doit être vrai. On pense bien-sûr à Bertrand et Guillaume Gille. Mais ça ne m’étonne pas. Quand on a connu Chambéry, le souvenir est tenace. Lorsqu’on est français, qu’on évolue à l’étranger et qu’on veut rentrer au pays, la solution de Chambéry parait naturelle. Pourquoi pas moi. Mais bon, je n’ai même pas entamé ma carrière en Espagne donc j’aurai le temps d’y penser. 


Avant l'Espagne, il y a en principe, un petit crochet par Londres…
Ne t’inquiète pas. Les deux semaines olympiques, je les ai cochées depuis longtemps sur mon calendrier. Si je suis retenu par Claude Onesta, ça sera la première fois que je pourrai vivre un tel évènement donc, inévitablement, j’y pense. 

Ta présence dans les 14 est assurée, non ? 
Ah ça, ce n’est pas moi qui décide ! Mais en tout cas, je vais tout faire pour. Mais je vais prendre les choses dans le bon ordre. D’abord, il y a le match de Paris, mon dernier avec Chambéry au Phare. Il faut que je termine sur une bonne note. Il y aura ensuite deux grosses semaines de vacances dont je vais pleinement profiter car cette saison a été très longue et éprouvante physiquement. Enfin, la dernière ligne droite avec les Jeux en ligne de mire. Je vais me donner à fond pour la prépa et surtout pour obtenir la confiance du sélectionneur. 

Il y a une sorte de revanche à prendre après le fiasco de l’Euro ? 
Ce que l’équipe de France a fait ces dernières années est exceptionnel. Maintenir un tel niveau d’excellence est très difficile et on l’a vu au dernier Euro. De cette expérience en Serbie, nous avons tiré tous les enseignements. Ça nous a servi car on est tombé un peu de haut, on pensait sans doute, qu'il ne pouvait rien nous arriver. Ça nous remet dans le droit chemin, la concurrence a évolué et on est encore plus averti que par le passé. Il va falloir mettre les bouchées doubles pour aller au bout et remporter la compétition. 


Et si comme toute la France le souhaite, les Experts ramenaient de Londres, une deuxième médaille d’or olympique, Xavier Barachet aurait à 23 ans, un sacré palmarès sous le maillot tricolore: champion olympique, double champion du monde  (2009 et 2011) et champion d’Europe (2010). En attendant les prochains titres, en club, avec l’Atletico Madrid...

© Yves Michel
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