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Saran frappe à la porte du professionnalisme
Saran frappe à la porte du professionnalisme
5 Juin 2012 | National > Nationale 1M

Certains observateurs pourraient se frotter les yeux à l'idée de découvrir Saran à la 3ème place du championnat de N1 juste derrière des clubs autrement plus huppés comme Gonfreville ou les Girondins de Bordeaux. Mais c'est un peu vite oublier la formidable dynamique du collectif Orléanais depuis maintenant deux saisons. Champion de N2 l'an dernier, le groupe de Fabien Courtial a su confirmer pour se hisser à la surprise générale sur le podium final.

La performance est de taille... En devançant des clubs beaucoup plus avancés que lui sur le plan structurel et financier (Limoges, Cherbourg, Hazebrouck), Saran a surpris pas mal de monde... jusqu'à se surprendre lui-même. En jouant pleinement sur sa dynamique de montée, Saran a su recruter malin - notamment des jeunes issus de centre de formation LNH (Gaillard, Rigault, Bordier...) - et s'appuyer sur quelques anciens rompus aux exigences de l'élite amateur (Valleton, Meng, Bazin). Résultat, une formation homogène sans aucune "star" qui s'en va cueillir in-extremis une place sur le podium au nez et à la barbe de son concurrent Limougeaud. Au delà de cette saison exceptionnelle, c'est évidemment l'avenir de ce club Loirétain, autrefois cantonné à l'étiquette de "modeste formation de N2", qui est en jeu. L'USM entrevoit de belles perspectives d'évolution vers le professionnalisme, tout en se donnant le temps d'y arriver. A l'image de Fleury chez les filles, l'idée de voir un grand club de hand masculin à Orléans fait peu à peu son chemin. Retour sur cette belle épopée avec l'entraîneur du club, Fabien Courtial.

Fabien, pensais-tu faire une saison aussi fabuleuse ?
Je pensais très honnêtement avoir une équipe compétitive pour envisager un maintien que je qualifierai de "confortable", l’objectif au classement était de se situer entre la 6ème et la 8ème place. Je crois que nous avons bénéficié de plusieurs facteurs facilitant la performance d’une équipe. Les deux principaux, d'abord la dynamique créée par une accession, le fait de travailler avec un groupe qui est habitué à gagner et qui, de ce fait, vit encore mieux. Et nous avons bénéficié de l’effet de nouveauté qui nous a permis de surprendre quelques équipes.

Qu'est ce qui fait cette continuité dans les résultats ?
Le climat de sérénité dans lequel nous avons fonctionné, car nous n’avons jamais été dans l’urgence au classement. Cet état nous a permis de "dédramatiser" la défaite. J'ai un groupe très homogène, composé de joueurs de qualité, s’investissant pleinement au service du collectif. Un paramètre essentiel qui fait parti de l’essence même de notre activité, de sa logique interne. En axant sur des notions de travail collectif, de solidarité et de continuité dans les phases offensives. Notre structure n’a pas été rachetée par des investisseurs du moyen orient, il faut donc travailler intelligemment avec nos moyens.

La victoire chez les Girondins de Bordeaux mi-octobre a t'elle un déclic ?
Relativisons cette victoire. En effet, le résultat final est synonyme de superbe performance mais il s’explique par les 28 arrêts d’Hassine Chaka et une défense exotique, pour s’imposer au final d’un but au buzzer. Malgré tout, elle nous a permis à très court terme de vivre un retour en bus agité. Et à plus long terme d'obtenir une certaine respectabilité dans la poule.

Jamais Saran n'a connu de creux cette saison, comment expliques-tu une telle régularité pour un promu ?
Nous avons eu la chance de ne pas connaitre de blessure cette saison. Je n’apprécie pas réellement le terme de "chance", car nous avons mis en place un protocole de prévention des blessures qui s’est avéré efficace (du moins pour cette saison..). De plus la jeunesse de mon groupe est également une raison de cette clémence concernant les blessures.

Six matchs sans défaite pour finir, quelle est la clé de cette fin de saison tonitruante ?
Je pense que la responsabilité de ce sprint final repose sur mon groupe, je n’ai pas le sentiment d’avoir, avec l’acquisition mathématique du maintien, mis une forme de pression sur mon groupe que ce soit à l’entrainement ou lors des matchs. Un groupe composé de compétiteurs qui n’aiment pas perdre, nous ne lâchons pas grand-chose... Au final notre plus lourde défaite cette saison n’est que de trois buts.

Sur 6 promus en N1, 2 seulement se maintiennent dont Saran. La N1 est t'elle devenue si compliquée à appréhender ?
Je crois que nous étions bien informés de l’écart entre la N2 et la N1, Saran est monté 4 fois en 10 ans en N1... et seulement cette année nous nous maintenons. Je pense que ce niveau reste amateur uniquement dans les textes.


 
Une réussite sur le recrutement et le jeu en lui-même, c'est aussi ta réussite et une fierté personnelle ?
J’ai la chance de travailler avec un grand espace de liberté, mes dirigeants et notamment Nicolas Gougeon (président de l'USM) me laisse la gestion du côté sportif. Donc pour l’instant je ne me suis pas trop trompé. A titre personnel, c’est assez réconfortant notamment aux vues des concessions familiales que cet investissement nécessite, cependant je ne suis pas du genre à me contenter de cette année. Je m’investit pleinement en tant que manager général dans l’évolution de notre club pour essayer de l’amener vers la pro D2.

Saran ne bénéficiera plus de l'effet de surprise, crains tu cette seconde année en N1 ?
Le plus difficile est de confirmer ! Il est certain que nous ne pourrons plus nous cacher l’année prochaine. Nous allons endosser le statut de bonne équipe de la poule, avec l’envie de nous faire tomber, et la pression que ce statut suscite. Le second opus de la plupart des productions hollywoodiennes est souvent moins bon... Nous débuterons la préparation en août avertis.

A moyen terme, Saran a t'il les moyens d'accéder en Pro D2 ?
C’est clairement l’objectif sur les 2 ans, et nous travaillons pour éviter le décalage entre le sportif et le structurel.

Au delà de la réussite sportive, l'ambition c'est bien de créer un grand club de hand masculin à Orléans ?
Saran fait partie de l’agglomération Orléanaise,  et bénéficie d’un réel potentiel économique. Un projet handball masculin en parallèle du pôle féminin de Fleury me parait viable. Le handball ne "coûte" pas très cher. Mais restons prudents, ne cherchons pas à bruler les étapes.

© Davy Bodiguel
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