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On espère que ce n’est que du travail
On espère que ce n’est que du travail
22 Juillet 2012 | International > Jeux Olympiques

Les Bleus en ont fini avec leur préparation, mais avec une défaite face à cette Hongrie qui les a si souvent mis dans le dur, notamment au dernier Euro. Mais s’il y a eu défaite, il y a eu aussi deux phases dans ce match. Une première période très bien maitrisée et une seconde qui a senti un peu la panique défensive et l’échec au tir.

On pourra ressortir la première mi-temps si l’on veut être positif ! Avec le retour de Bertrand Gille dans la rotation, la 5-1 aura souvent mis les Hongrois du revenant Laszlo Nagy sur le reculoir et profitant des ballons perdus par une attaque adverse ne pouvant mettre ses grands gabarits sur orbite, les Bleus prenaient le jeu à leur compte avec à la mène un Daniel Narcisse en mode « Kieller ». Le nouveau demi-centre des Bleus va tout faire subir à la 6-0 hongroise qui aurait bien voulu l’attraper pour lui faire subir un sale quart d’heure. Mais entre passes lumineuse et 1x1 dévastateur, Daniel Narcisse va alimenter très largement la marque, bien aidé par un Nikola Karabatic perforateur comme à ses plus belles heures. En y ajoutant la vitesse et la vista de Michael Guigou, un Cédric Sorhaindo toujours aussi sec et rapide, les Bleus se baladaient un peu dans ce match. Restait à finir la première période, mais quelques grains de sable allaient se mettre dans la belle mécanique. D’abord un Nandor Fazekas qui se régalait sur les impacts bas… On sait que le gardien hongrois est sans doute le meilleur gardien au monde sur les parades basses, mais cela n’allait pas trop effleurer certains tireurs bleus qui continuaient à chercher les tirs bas. Il y avait aussi une prestation arbitrale peu appréciée des deux staffs, le premier qui dégoupillait sur une nième erreur de la paire qatari était un Lajos Mocsaï qui prenait deux minutes sur l’affaire. Reste que pour 2015, l’arbitrage du Qatar va devoir faire de gros progrès pour assurer sa présence dans son mondial… Même avec 10 dernières minutes un peu plus compliquées face à une Hongrie quand même invaincue en préparation, la France avait fait 30 minutes de très bonne facture et largement dominé une Hongrie pas simple à manœuvrer.

Restait à finir le travail en seconde mi-temps et là tout a largement coincé. D’abord en butant pendant près de 7 minutes sur un Nandor Fazekas qui bloquait tous les tirs de l’aile, même bien ouverts mais surtout en ressortant une défense tout droit des errements européens de janvier dernier. Des arrières qui montent à 12 mètres sans trop de timing, des pivots adverses qui se régalent des espaces béants offerts par cette défense et un Didier Dinart de nouveau mis en 1x1 avec presque 2 mètres de chaque côté à défendre. Entre une défense tout sauf en place et une attaque qui ne trouvait plus aucun liant, il n’en fallait pas plus pour que la Hongrie recolle rapidement au score et même prenne le commandement de la partie. Un gros quart d’heure de pas terrible et un retour dans les affres serbes qui fichaient la trouille à beaucoup de monde. Mais il était clair que ces choix étaient avant tout des choix de travail et que la solution du passage en 6-0 ou le retour à la 5-1 de début de match n’était pas dans les plans du staff tricolore. Malgré tout en reprenant un peu le dessus sur la défense hongroise notamment avec un Cédric Sorhaindo impeccable toute la partie, avec la révolte du duo Karabatic – Narcisse et quelques superbes arrêts d’un Thierry Omeyer pas loin de faire jeu égal avec son alter ego magyar, notamment sur un Reynaldo Perez qui fait de plus en plus son âge, la France aura été à deux doigts de remporter pour l’honneur ce dernier match de préparation. Cela ne se fera pas, deux tirs de nouveau sorti par le portier hongrois, une nouvelle erreur sur un Gabor Csaszar intenable et une petite paire de buts bien chanceux, et c’était la Hongrie qui se rendrait à Londres vierge de toute défaite en préparation.

Bien sur cela n’ôte pas la performance strasbourgeoise face à l’Espagne, cela n’efface pas la très belle première période dans ce match, il faut juste espérer que les erreurs de la seconde mi-temps de ce match serviront à recadrer tout le monde et laisser tout le groupe en alerte.

A Dunkerque, Stade de Flandres
Le dimanche 22 juillet 2012 à 18h00
France - Hongrie : 22 - 23 (Mi-temps : 14-11)

3 000 spectateurs
Arbitres :
MM BAMUTREF S.et ALSWIDI M. (Qatar)

France :
Gardiens
: Omeyer (60 min, 16 arrêts), Karaboué
Joueurs de champ : Narcisse (5/8), Joli (3/5 dont 1/2 pen), Nyokas, Honrubia (1/3), Karabatic (4/5), Mahé, Accambray, Fernandez (1/3), Dinart, Barachet (2/6), G. Gille, B. Gille (1/3), Abalo (0/2), Sorhaindo (3/4), Guigou (2/2 dont 1/1 pen).

Hongrie :
Gardiens
: Fazekas (60 min, 14 arrêts), Mikler (1 arrêt dont 1 pen)
Joueurs de champ : Harsanyi (2/4), Perez (2/7), Laluska, Nagy (3/5), Ilyes (0/2), Csaszar (7/9 dont 4/4 pen), Mocsai (1/3), Ivancsik (1/1), Gulyas (2/2), Vadkerti (2/3), Zubai (2/5), Schuch, Lekai (1/1).

Evolution du score : 3-1 5°, 6-3 10°, 8-5 15°, 10-6 20°, 12-9 25°, 14-11 MT - 14-15 35°, 16-16 40°, 18-19 45°, 19-19 50°, 20-20 55°, 22-23 FT.


Les réactions sonores

Didier DINART, patron de la défense tricolore

Jérôme FERNANDEZ, capitaine de l'équipe de France

Claude ONESTA, entraîneur de l'équipe de France

© François Dasriaux
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