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La Norvège pour commencer !
La Norvège pour commencer !
28 Juillet 2012 | International > Jeux Olympiques
Pendant que les garçons défilaient au milieu de la délégation française, Allison Pineau et ses camarades ont regardé très sagement la cérémonie d’ouverture à la télé depuis le village olympique. Elles n’ont pas voulu rajouter la fatigue d’une longue soirée à la préparation d’un premier match qui s’annonce des plus compliqués. Ce soir, pour leur entrée en lice dans le tournoi, les Françaises retrouvent la Norvège championne olympique, du Monde et d’Europe en titre. 

Heidi Loke va bien et elle le fait savoir même lorsque la confrontation n’a aucun enjeu ! La pivot de l’équipe norvégienne que l’on présente comme la meilleure du monde à ce poste a inscrit huit buts, mercredi en amical contre l’Angola. Les championnes olympiques, du Monde et d’Europe en titre qui avaient choisi les championnes d’Afrique pour un petit match d’entraînement, n’ont rien laissé au hasard et se sont imposées 34 à 25. De quoi se mettre en confiance avant leur premier rendez-vous olympique. Mais ces filles venues du grand Nord, ont-elles besoin de se rassurer ? Elles sont LES favorites de la compétition et rien ne semble pouvoir les déstabiliser. Olivier Krumbholz qui était présent mercredi dans les tribunes de Copper Box, l’antre du handball, a pu se faire une idée sur la fraîcheur de l’équipe que ses joueuses vont devoir affronter à l’occasion de leur entrée dans la compétition. Son homologue Thorir Hergeirsson a fait savoir à l’issue de cette mise en jambes contre l’Angola qu’il souhaitait procéder à quelques ajustements mais qu’ayant fait tourner son effectif, il ne fallait toutefois pas tirer trop de conclusions hâtives.  Eternel insatisfait, le technicien norvégien connait pourtant bien l’adversaire français. Il y a treize jours exactement, à la Scandinavian Cup, la Norvège, sur ses terres a infligé à la France une sévère défaite (28-20). «C’est un peu notre bête noire, concède l’ailière gauche Siraba Dembélé, et comme les débuts de tournoi, ce n’est pas notre point fort, il va falloir être plus rigoureuses. Vu le niveau du groupe, faire une bonne entrée est primordial. » Et l'ancienne ailière de Toulon et future joueuse de Randers qui a été des deux campagnes mondiales terminées avec une médaille d'argent autour du cou, sait parfaitement de quoi elle parle. 


Entamée sur un succès de 7 buts face à la Suède, suivi de trois défaites consécutives de 3 buts contre le Danemark, 8 buts contre la Norvège et 1 but contre la Russie, la phase de préparation des Tricolores s’est mieux terminée par un succès probant de 4 unités contre ces mêmes Russes. « On a existé contre une équipe qui sera favorite des JO, relevait avec un brin de satisfaction dans la voix, Olivier Krumbholz. Notre défense en 2-4 les a déstabilisées et puis on a mieux géré la 2ème période en gardant un peu plus le ballon. » L’entraîneur tricolore est conscient que le tournoi olympique s’annonce difficile et que ses joueuses auront besoin de toute leur intégrité physique pour pouvoir avancer. « Il va falloir monter en charge au niveau du jus et améliorer notre jeu d’attaque placée qui est loin d’être optimal. Mais on a de la ressource et quelques spéciaux qu’on n’a pas dévoilés. » Les Françaises ont investi le village olympique depuis mardi et ont hâte de se lancer dans la compétition. A commencer par Raphaëlle Tervel, ''l’ancienne'' du groupe qui vit à Londres, ses 4èmes Jeux Olympiques. Quelle que soit l’issue du tournoi pour les Tricolores, la joueuse d’Itxaco a annoncé depuis déjà quelques mois, qu’elle mettrait fin à sa carrière internationale. Raison de plus pour terminer sur une bonne note. « Les Norvégiennes, c’est vrai sont les grandes favorites de la compétition et neuf équipes peuvent prétendre au podium. La France est dans le lot et on peut viser une médaille. Il faut que l’équipe fonctionne ensemble. Olivier nous a mises en garde pour ne pas s’éparpiller et évités les pièges des à-côtés des Jeux. Il faut aussi être solidaires à fond.»


Solidaires comme lors du dernier Mondial brésilien où tour à tour, les Françaises ont su faire face à la blessure de Mariama Signaté (notre photo) avant les 8èmes face à la Suède et surtout lorsqu’Allison Pineau a été foudroyée en plein élan en demi-finale contre le Danemark. Victime d’une rupture des ligaments croisés du genou, l’ancienne messine et future joueuse de Valcea a serré les dents, s’est accrochée pour retrouver des sensations et être opérationnelle pour ces Jeux. « J’ai refait mes gammes, j'ai du me réhabituer à courir et retrouver mes repères, avoue la meneuse de jeu tricolore. Je me suis accrochée grâce notamment à toutes les marques de soutien que j’ai reçues. » Une volonté qui suscite l’admiration de Valérie Nicolas, l’ancienne gardienne de l’équipe de France. « Son rétablissement est en bonne voie. Je suis passée par là et si je compare, il n'y a pas photo. Elle est largement mieux préparée et elle a été bien prise en charge. Elle avait l'objectif de revenir pour les JO en moins de six mois alors que moi j'avais l'année complète pour me préparer. Elle a retrouvé de bonnes sensations, il y a eu ces matches amicaux mais la compétition c'est un autre contexte. La question qui va se poser c'est celle de l'appréhension et savoir si elle est capable d'aller au combat ou pas. » Et la Norvège sera un excellent révélateur.  

Les Norvégiennes sont des bourreaux de travail... physique. Elles compensent leurs "relatifs" petits gabarits par une fluidité en attaque, une énorme défense et une paire de gardiennes très efficaces. En 72 confrontations avec la France, les Nordiques sont largement bénéficiaires avec 57 victoires, 2 nuls et 13 défaites... Le dernier succès des Tricolores face aux tenantes de tous les titres féminins remonte à moins d'un an, en septembre 2011. A la World Cup au Danemark, elles s'étaient nettement imposées 34 à 27 face à une équipe où figuraient six joueuses de l'actuel sept majeur norvégien. De quoi donner des idées et se persuader que Heidi Loke et ses copines ne sont pas imbattables... surtout en début de tournoi olympique. 

Norvège:

Gardiennes: Katrine Lunde Haraldsen (Gyor)  Kari Aalvik Grimsbø (Team Esbjerg)

AilièresKari-Mette Johansen (Larvik) Camilla Herrem (Byåsen) Linn-Kristin Riegelhuth Koren (Larvik) Amanda Kurtovic (Viborg)

Arrières – DemiesIda Alstad (Byåsen) Kristine Lunde-Borgersen (Vipers Kristiansand) Gøril Snorroeggen (Team Esbjerg) Karoline Dyhre Breivang (Larvik) Tonje Nøstvold (Byåsen) Linn Jørum Sulland (Larvik)

PivotsMarit Malm Frafjord (Viborg) Heidi Løke (Györ)

15ème joueuse: Karoline Næss (Stabæk)


France

Gardiennes: Amandine Leynaud (Valcea-Rou) Cléopâtre Darleux (Viborg-DN)

Ailières: Blandine Dancette (Nîmes) Paule Baudouin (Metz) Siraba Dembélé (Randers-DN) Audrey Deroin (Toulon)

Arrières - Demies: Camille Ayglon (Nîmes) Claudine Mendy (Podgorica-MNE) Allison Pineau (Valcea-Rou) Sophie Herbrecht (Toulon) Mariama Signate (Issy-Paris) Raphaëlle Tervel (Itxaco-Esp) Alexandra Lacrabère (Zvezda Zvenigorod-Rus)

Pivot:  Nina Kanto (Metz)

15ème joueuse: Julie Goïorani (pivot - Toulon)

Les matches de groupe de la France (en heure française)

Samedi 28 juillet 22h15 Norvège-France
Lundi 30 juillet 17h15 France-Espagne
Mercredi 1 août 15h30 France-Suède
Vendredi 3 août 12h15 Corée du S. –France
Dimanche 5 août 22h15 Danemark-France
© Yves Michel
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