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Forza la poule B

La poule B, celle annoncée comme la plus dure a déjà accouché de trois demi-finalistes. Renversant les pronostics dus à leurs difficultés en poule, les Norvégiennes ont fini par s'imposer sur le Brésil en sortant une défense de fer alors que l'Espagne a globalement dominé une Croatie qui aura eu le malheur de perdre André Penezic, sa meilleure buteuse en début de seconde période. Enfin la Corée a saoulé la Russie de jeu rapide et d'inventions offensives et d'agressivité défensive sur la balle. Toutes les trois seront au rendez-vous des demi-finales, il n'en reste qu'une à avoir pour que le tableau soit complet : la France...


La Corée a tenu !
Toutes les équipes savent que quand on joue la Corée du Sud on peut les regarder pendant un bon moment dérouler leur handball de feu, mais elles savent aussi que sur la fin de match, régulièrement, les Coréennes lâchent prise, émoussées par un jeu très demandeur en énergie. Mais face aux Russes, les championnes d’Asie n’ont pas lâché ! Elles ont été à deux doigts de le faire, mais la volonté d’encore et toujours réussir les JO leur a donné ce soupçon d’énergie pour conserver leur résultat sur le fil.

Encore une fois la Russie ne sera pas championne olympique et l’histoire a tendance à se répéter et pourtant sur l’entame de match, la puissance et les individualités ont été à deux doigts de faire exploser leurs adversaires. Mais des shoots sur les poteaux et une Corée qui se met progressivement à jouer auront changé la donne de la rencontre. Devenues muettes en attaque, les Russes en plus subissaient le jeu chatoyant des Coréennes qui réussissaient tout ce qu’elles voulaient. Menées de 6 buts à la 23°, les Russes n’avaient qu’Olga Levina de percutante en attaque et se faisaient chiper tous les ballons possibles dans leurs mains. Evgueny Trefilov, fou de rage avait du faire gronder les murs des vestiaires car après un retour à 3 buts avant la pause, les Russes arrivaient à revenir à hauteur de la Corée. Mais il y avait toujours un joli shoot par en dessous ou à l’aile, une belle combinaison ou un superbe arrêt de Ju pour empêcher les babouchkas de revenir complètement à hauteur et prendre le match en main. Sanctionnées par un nombre incroyable de passages en force, elles rataient trop consciencieusement les opportunités pour que cela ne leur revienne pas en pleine face. Car même à l’agonie physiquement, les filles du mythique Kang, se battaient avec l’énergie du désespoir, le meilleur joueur du monde 89 pouvait les couver d’un œil bienveillant au beau milieu de la bataille, elles été peut-être en train de lui offrir ce qu’il avait loupé de si peu chez lui en 1988, le titre suprême, le titre olympique.  Hui Ju se transformait en muraille coréenne, Heun Hee Ryu lâchait une dernière fois sa main gauche magique et la Corée n’était plus le pays du matin calme, mais celui de la délivrance de fin d’après-midi. Il va falloir être costaud pour barrer la route à ces Coréennes, on souhaite bien du courage à la Norvège qui avait du abandonner le point du nul en match de poule.

A Londres, Copper Box
Le mardi 7 août 2012 à 14h30
Russie - Corée du Sud  : 23 - 24 (Mi-temps : 11-14)
7 000 spectateurs
Arbitres :
MM RALUY LOPEZ Oscar et SABROSO Angel (Espagne) 
 
Statistiques du match

Evolution du score : 2-0 5°, 2-3 10°, 3-7 15°, 4-7 20°, 7-11 25°, 11-14 MT - 13-15 35°, 15-16 40°, 16-17 45°, 19-21 50°, 22-22 25°, 23-24 FT.


L’Espagne à l’usure !

Le quart de finale entre la Croatie et l’Espagne était très indécis et si les Croates pouvaient s’appuyer sur une belle attaque, les Ibères elles, avaient de quoi les contrer dans ce domaine. Et c’est bien ce qui s’est passé, avec un Espagne qui petit à petit a étouffé la puissance de feu croate, surtout que la gâchette majeure de celle-ci, Andrea Penezic a été obligé de sortir sérieusement touchée à la cheville.

C’est donc l’Espagne qui affrontera le vainqueur du match France – Monténégro et honnêtement sur le match il n’y a pas grand-chose à redire. D’abord parce que défensivement devant une Navarro qui aura fait les arrêts importants, le bloc est resté en permanence très solide, sachant défendre haut et ne pas perdre les duels ce qui lui a permis de récupérer un bon nombre de ballons. Pourtant jusqu’à la blessure d’Andréa Penezic, les Croates avaient trouvé de belles solutions une fois passé le premier temps de jeu où tout le monde courrait dans tous les sens sans trop de discernement. Mais sans leur bras armé, avec une Lidija Horvat en panne à droite, la Croatie n’avait plus les armes pour perforer la défense espagnole et logiquement peu à peu l’Espagne allait se détacher. Même si Ivana Jelcic allait retarder l’échéance, Elisabeth Pinedo était en pleine réussite sur son aile gauche et Marta Mangue faisait valoir sa puissance de pénétration et son métier pour que l’Espagne tienne parfaitement son avance. Devant la sélection masculine, la Croatie a fini par plier comme quasiment tout le monde devant la défense ibérique et son jeu patient et malin en attaque malgré un vrai manque de puissance de loin sur la base arrière, là où seule Béatriz Fernandez, la future fleuryssoise, a su être dangereuse à bon escient. En tout cas si la France arrive à se défaire des griffes du Monténégro cela va nous offrir une belle revanche du match de poule, là où les deux équipes avaient réussi à se neutraliser.

A Londres, Copper Box
Le mardi 7 août 2012 à 14h30
Espagne - Croatie : 25 - 22 (Mi-temps : 13-12)

7 000 spectateurs
Arbitres :
MM HORACEK Vaclav et NOVOTNY Jiri (République Tchèque)

Statistiques du match

Evolution du score : 2-2 5°, 3-4 10°, 5-7 15°, 9-8 20°, 10-10 25°, 13-12 MT - 14-15 35°, 15-16 40°, 18-16 45°, 20-18 50°, 22-20 55°, 25-22 FT.


Et le Brésil a craqué....

Largement dominateur pendant près de 45 minutes de jeu, le Brésil a sombré en fin de match face à une Norvège en souffrance offensive et qui a su se recentrer sur ses bases défensives pour inverser une tendance qui les renvoyait chez elles presque tout le match.

Hors du coup, notamment sur la base arrière ou seule Karoline Breivang arrivait un peu à trouver le chemin des filets, les Norvégiennes étaient au bord de l’élimination face à un Brésil qui jouait tous les coups rapides quasiment à la perfection et savait être suffisamment patient en attaque placée pour trouver des solutions claires et nettes. Katrine Lunde n’était toujours pas le rempart de ces dernières années, le duo de gauchères Sulland – Nostvold pataugeait et Chana Masson, la gardienne brésilienne s’occupait du peu qu’il restait à faire. Alexandra Nascimento réussissait tout que ce soit en montée de balle ou sur son aile droite et Eduarda Amorim se jouait en puissance d’une défense nordique sur le reculoir. A -6 à la 35° minute, tout le monde voyait les premières du groupe A se balader face aux 4° du groupe B, respectant la logique du classement. C’était faire fi des tombereaux de titres que les Norvégiennes ont glané depuis des années. L’attaque placée dans le dur, la défense serrait les boulons devant une Kari Grimsbo en béton armé et tout le monde se concentrait sur le jeu rapide. Le Brésil était à l’agonie offensivement, ne marquant que 3 buts dans les 25 dernières minutes... et même si la Norvège peinait à revenir et passer devant, butant régulièrement sur Chana Masson, dont un doublé au jet de 7 mètres, l’inéluctable finissait par arriver à la 52° minute, la Norvège devant au score. Les coéquipières des deux historiques et décisives dans ce match, Karoline Breivang et Line Kristin Riegelhuth – Koren, avaient sauvé leurs têtes et leur titre en dominant un Brésil qui pourra longtemps se demander comment un match maîtrisé avec une telle aisance a bien pu basculer en leur défaveur. Il va falloir être sacrément costaud maintenant pour priver la Norvège d’un nouveau sacre ultime, si les filles de Thor Hergeirsson savent maintenir ce niveau défensif, cela risque d’être « coton » pour les éjecter du podium.

A Londres, Copper Box
Le mardi 7 août 2012 à 11h00
Brésil - Norvège : 19 - 21 (Mi-temps : 13-9)
6 000 spectateurs
Arbitres :
MML BONAVENTURA Charlotte et BONAVENTURA Julie (FRA)

Statistiques du match

Evolution du score : 3-3 5°, 8-4 10°, 8-5 15°, 10-6 20°, 13-8 25°, 13-9 MT - 15-9 35°, 16-14 40°, 18-16 45°, 18-17 50°, 19-19 55°, 19-21 FT.

© François Dasriaux
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