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Samuel Honrubia, taille patron
Samuel Honrubia, taille patron
8 Août 2012 | International > Jeux Olympiques
De notre envoyé spécial à Londres, Yves Michel...

C’est le 1er grand rendez-vous que tout le monde attend. Le 1er grand rendez-vous des Experts après la déconvenue de l’Euro serbe. Le style de soirée qui peut ramener une équipe d'anciens "Conquistadores" de l’ombre à la lumière. Pour une place dans le dernier carré olympique, ce mercredi à 15h30 heure française, la France affronte l’Espagne. Samuel Honrubia impeccable depuis le début de la compétition est prêt à relever le défi. 

Tout d’abord, il a attendu patiemment que Claude Onesta livre la fameuse liste de ceux qui feraient le voyage pour Londres. Une fois dessus, Samuel Honrubia a pu se projeter sur l’évènement. Sans extravagance, en se disant qu’il s’agissait-là d’une belle opportunité pour une carrière qui à l’orée de la prochaine saison pourrait, devrait même, prendre une autre dimension. Le petit gars qui a grandi sous le soleil de Montagnac, à quelques kilomètres de Béziers transpire le handball depuis son plus jeune âge. Après Montpellier où il est arrivé au centre de formation vers sa 15ème année, après tous les échelons qu’il a gravis jusqu’aux matches de Ligue des Champions, « Samy » a décidé de changer d’air, de sauter le pas et de tenter l’aventure parisienne financée par des investisseurs qataris. 2012... année charnière pour l’ailier gauche ? L’avenir le révèlera. En attendant, il rend à Claude Onesta, toute la confiance que le sélectionneur lui a accordée. 

Samuel Honrubia a mordu dans la compétition olympique dès la première minute du match inaugural contre la Grande Bretagne et son appétit est allé grandissant. Cela tombait plutôt bien, en pleine convalescence de Michael Guigou, encore tenaillé par une douleur récurrente aux adducteurs. Le néo-parisien est aux côtés de Jérôme Fernandez, le meilleur buteur tricolore avec 24 réalisations. Ce mercredi encore, face aux représentants du pays de ses ancêtres, il devra peser sur le jeu offensif des Tricolores. 


Samuel, est ce que tu t'attendais à être à ce niveau-là ? 
Très franchement, je ne m'attendais à rien du tout. Je voulais donner le meilleur de moi-même et je pense que j'ai réussi à mentalement banaliser l'évènement car c'est un truc qui aurait pu me bouffer très vite. Je me suis dit que Micka étant un peu blessé, c'est moi qui allait avoir les responsabilités et qu'il fallait que je les assume le mieux possible.

Ce qui est frappant, c'est ta régularité. les temps faibles ont été peu nombreux.
C'est vrai que les trois premières équipes qu'on a affrontées, quand tu les compares à l'Islande ou à la Suède, il y a une sacrée différence de niveau. Pour ma part, j'étais bien, j'avais trouvé le fil conducteur de la compétition, une manière de me concentrer et du coup, j'ai abordé les matches de la meilleure des façons. Ça peut aller très vite dans un sens comme dans l'autre, c'est la raison pour laquelle je ne me suis pas emballé. C'est bien pour moi et pour l'équipe mais il faut que je reste sur ce rythme jusqu'au bout.

Mais est-ce qu'il y a un lien avec le fait d'avoir changé de club ? Tu es vraiment à une période charnière. 
Ce sont des choses qui m'appartiennent et que je n'ai pas envie de partager. Peut-être, je me confierai par la suite mais pas maintenant. Mais effectivement, il y a quelque chose. Ce sont des choses que je me dis avant les matches, qui me permettent de me motiver et je veux les garder pour moi. Ça ne blessera personne mais ce n'est pas le moment d'en parler.

Mais à force, tu étais en demande de responsabilités ? 
Personnellement non. Le rôle qui m'a été attribué avant la compétition était clair. Je pars du principe qu'il n'y a pas de n°1 et de n°2. le mec qui est sur le terrain, il a la responsabilité de ce qu'il fait, quel que soit son nom. J'ai eu du temps de jeu au début, on a vu contre la Suède que Micka était en train de revenir, si on peut réitérer la perf face à la Suède jusqu'à la fin... ben, ça sera super. Encore une fois, je suis content de ce qui m'arrive mais ce n'est pas le plus important. Il faut que cela profite à l'équipe et qu'il y ait quelque chose au bout. 

Tu es là aussi pour hisser Michael vers le haut, lui qui a traversé de mauvais moments...
Mais il faut arrêter avec ça ! Micka, il n'a pas besoin qu'on le tire vers le haut. Il a simplement besoin qu'on l'aide et la meilleure façon de l'aider, c'est qu'on soit bon. Comme ça il ne se pose pas de questions et a juste à se concentrer sur son souci d'adducteurs qui est en train de se régler. Les blessures, on ne peut pas les contrôler. On a l'impression qu'en France, dès que tu es blessé, c'est ta faute et que tu ne veux pas donner le meilleur de toi-même. Il faut que les gens comprennent que c'est une souffrance et que ça fait partie du truc.


Il y a du mieux dans l'équipe, c'est primordial avant d'aborder le quart contre l'Espagne...
Quel que soit l'adversaire, cela va devenir de plus en plus difficile. Ce que je trouve bien, c'est qu'on évite pour le moment la Croatie qui m'a l'air d'être l'équipe la plus en forme du moment. Concernant l'Espagne, on a nos chances. On les a joués en préparation à l'EuroTournoi et on a remarqué que lorsqu'on haussait notre niveau de jeu en défense, ça les perturbait. 

Les Espagnols ont intégré des jeunes dont le futur Nantais Maqueda qui est dangereux de loin... 
Pas forcément, c'est un joueur qui est assez lourd et qui aime bien aller au près. Non, sincèrement dès qu'on met de l'intensité en défense et qu'on porte les ballons en montée de balle, on l'a vu contre la Suède, ce ne sont plus les mêmes matches qu'on réalise. Il faut qu'on reste sur ce tempo. Cela ne sert à rien de se compliquer la vie. 

La France est-elle toujours la favorite du tournoi olympique ? 
Ce sont des trucs de journaliste, ça. Il reste deux matches pour faire quelque chose de grand et on ne se focalise pas sur le fait de savoir qui est favori ou qui ne l'est pas. Le statut est éphémère, on s'en est bien aperçu pendant le dernier Euro ! Pour moi, il n'y a qu'un seul truc qui compte aujourd'hui, c'est la confrontation qu'on va avoir avec l'Espagne. Et rien d'autre. Après tout, nous n'avons perdu qu'un seul match, d'un but, contre l'Islande. Il n'y a pas lieu de s'inquiéter. On a tout gagné mais les gens qui sont derrière nous, veulent toujours plus.  

Pour terminer sur une note un peu plus optimiste, tu t'éclates à être ici ? 
Oui, c'est super mais je dois dire que c'est le contexte extérieur au match qui est particulier. Ça reste une compétition, tu t'entraînes, tu vas aux soins, c'est le même rythme. Ce qui change c'est que tu as tous les athlètes de tous les pays réunis dans le même périmètre. Je profite des Jeux à ma façon. 

Tu as fait suivre ta guitare ? 
Oui mais je ne l'ai pas encore touchée.  

Pas d'inspiration particulière au pays des Beatles ? 
Bizarrement, ici, je n'ai pas l'impression d'être à Londres. Au village olympique, on est un peu dans une bulle. J'ai bien profité des deux premiers jours mais dès que les matches se sont enchaînés, je me suis mis à fond dans la compét. Et puis, je ne suis pas là pour faire de la guitare.


France et Espagne dos à dos

En handball, les confrontations entre la France et l'Espagne ont jalonné depuis l'après-guerre, l'histoire de la discipline. Et le bilan est en faveur ni de l'une, ni de l'autre nation puisqu'en 77 rencontres, il y a autant de victoires (34) que de défaites, sans oublier neuf matches nuls.

Les quatre dernières confrontations:

22-01-10 Autriche 24-24 Euro en Autriche (tour préliminaire)
20-01-11 Kristianstad 28-28 Mondial en Suède (tour préliminaire)
16-01-12 Novi Sad 26-29 Euro en Serbie (tour préliminaire)
15-07-12 Strasbourg 31-24 Eurotournoi (finale)

A l'inverse de son homologue Onesta, l'entraîneur espagnol Valero Rivera a remanié son équipe en écartant quelques figures emblématiques de la "Roja" comme l'ailier Juanin, l'arrière gauche Alberto Entrerrios et le meneur de jeu Iker Romero. Désormais, les espoirs espagnols ont pour nom Maqueda, Gurbindo, Ugalde ou Canellas. Médaille de bronze au Mondial suédois en 2011, l'Espagne était également sur le podium des Jeux de Pékin où elle avait terminé sur la 3ème marche. 

Dans ces jeux Olympiques, les coéquipiers du doyen, le gardien José Hombrados (40 ans) ont connu des fortunes diverses, s'imposant devant la Serbie vice-championne d'Europe en titre (26-21), s'inclinant d'un but face au Danemark, le champion d'Europe de l'hiver dernier (23-24), battant très nettement la Hongrie (33-22) et terminant par une défaite face à la Croatie (25-30) que bon nombre d'observateurs présents ici à Londres placent en tête des favoris de la compétition. Tout l'heure, l'Espagne sera donc à prendre très au sérieux
© Yves Michel
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