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I "Will" survive !
I "Will" survive !
8 Août 2012 | International > Jeux Olympiques

Les Bleus sont revenus de l’enfer dans lequel les avait projetés un Arpad Sterbik monstrueux, sur le fil ils ont écarté l’Espagne de leur chemin vers un doublé olympique, et ils le doivent en grande partie à William Accambray dit « Will », le 15° homme, celui qui avait été écarté le dernier puis rappelé hier par Claude Onesta et qui non content d’être monstrueux sur la base arrière sur la seconde période, a claqué le dernier but sur le gong après le 20° arrêt du portier espagnol.

Et pourtant après un quart de jeu, personne, même les plus fous des bookmakers de Londres n’auraient misé un kopek voir même un rouble sur les chances tricolores. L’attaque n’arrivait pas à se dépêtrer des mailles ibériques et derrière Arpad Sterbik leur servait ses spéciaux tout « show ». C’était tellement énorme de voir l’attaque bleue patauger ainsi qu'on pouvait aussi se dire que cela ne durerait pas. Le problème, c’est que cela durait et le meilleur chiffre pour le prouver était le premier but marqué dans le jeu après 16 minutes par Cédric Sorhaindo, tout le symbole des soucis bleus. Cela jouait sur un faux rythme, dans du petit jeu à deux le plus souvent et surtout cela ne courait pas…Heureusement à l’autre bout du terrain, les Espagnols faisaient juste un peu mieux et à force de rater le cadre ou de buter sur Thierry Omeyer, ils finissaient par revoir les Français derrière leurs talons.

Au bord du gouffre un petit quart d’heure plus tôt, les Bleus à force de bouger les kilos espagnols en défense avaient presque refait leur retard. Il en manquait un peu, surtout en attaque pour que l’on sente la France totalement revenue dans la partie.

Ce petit plus, il allait faire 1.93m et 110 kg sur la balance et cela allait être un gros plus et pas seulement à la finition. William Accambray livrait une première passe décisive à Michael Guigou qui venait de faire pareil vers Luc Abalo avant de prendre les choses en main au shoot de loin. Et face aux missiles air-air du grand « Will », Sterbik redevenait presque normal, s’inclinant consciencieusement sur chacun des tirs de l’arrière montpelliérain. Mais en plus de réveiller le côté gauche, il allait aussi tracter son pote de toujours, celui des chambrées du sport-études de Nice, en bref Xavier Barachet, à le suivre dans l’excellence. Vilipendé par Claude Onesta dans les matches de poule, pointé du doigt par les suiveurs, Xavier Barachet allait renaitre de ses cendres pour redevenir le « Xav » de Suède au contact de celui qui l’avait accompagné dans la gloire mondiale.

Avec ces deux tracteurs là et toujours une défense de fer, les Bleus repassaient devant à la 47° minute et prenaient même le large, menant de +3 (20-17) à l’entame des dix dernières minutes. Là on pouvait se dire que le match était plié que le coup sur la « calebasse » des Espagnols avait été trop rude pour eux qui se baladaient depuis le début du match. Mais c’était faire fi de leur talent, de leur volonté et de leur envie de rejoindre les demi-finales. Petit à petit la troupe de Valero Rivera revenait avec un Victor Tomas qui jouait partout, ailier, arrière, demi-centre, défenseur central, le petit catalan allait faire tout subir aux Bleus jusqu’à une égalisation 22-22. Joan Canellas voyait Thierry Omeyer s’interposer à 34 secondes de la fin et après le dernier temps mort tactique, sur le tir de Nikola Karabatic, William Accambray « chopait le rebond » pour crucifier une Espagne qui se voyait aller dans les prolongations.

Cardiaques et autres angoissés s’abstenir ! Après un tel match, le calmant, la tisane et le petit lait de poule sont de rigueur mais maintenant que la vraie compétition est lancée, il va falloir conserver cet aplomb de la seconde période et cet esprit de combat. Car si jamais la Croatie se présente devant les Bleus sur la route de la finale, on va avoir droit à une sacrée partie de manivelle, ses deux là, depuis 4 ans ne se quittent plus mais ne s’adorent pas vraiment. A moins que la Tunisie ne fasse un exploit majestueux, la demi-finale va être elle aussi interdite aux cardiaques !

A Londres, Pavillon de Basketball
Le mercredi 8 août à 15h30
France - Espagne : 23 - 22 (Mi-temps : 9-12 )
10 000 spectateurs
Arbitres :
MM NIKOLIC Nenad et STOJKOVIC Dusan (Serbie)

Statistiques du match

Evolution du score : 0-3 5°, 1-3 10°, 1-5 15°, 3-7 20°, 6-9 25°, 9-12 MT - 12-14 35°, 17-15 40°, 17-17 45°, 19-17 50°, 22-21 55°, 23-22 FT.

© François Dasriaux
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