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Maintenant c’est pour l’histoire !
Maintenant c’est pour l’histoire !
11 Août 2012 | International > Jeux Olympiques

Ils y sont ! Le pari de conserver le titre olympique acquis en Chine est à 60 minutes d’être rempli. Dimanche à 16H00 face à la Suède, les Bleus seront devant leur destin et devant l’histoire, devenir tout simplement et définitivement la plus grande équipe de handball de tous les temps et pour longtemps l’équipe de sports collectifs la plus titrée en France.

Pour arriver à cela, mais rien n’est fait tant la Suède a démontré un énorme talent face à la Hongrie, les Bleus ont dominé de la tête et des épaules une Croatie qui était pourtant l’épouvantail de cette compétition depuis les matches de poule. On aura vu de Tricolores être les rois de la défense, enterrant d’entrée les espoirs de domination à la « Novi Sad » des Croates, prenant le match par le bon bout et surtout protégés par un Thierry Omeyer absolument énorme. Ce qu’Arpad Sterbik avait fait subir à la France en quart de finale, « Titi » va le faire subir et même plus à des Croates totalement déboussolés face à la montagne Omeyer. Que ce soit de l’aile ou Cupic va y laisser sa place, de la base arrière ou carrément en poste de pivot, tout semblait « arrêtable » et le plus souvent arrêté par le portier tricolore. Jamais de shoot simple pour les adversaires de Bleus, jamais de position franche et quand par miracle cela pouvait arriver, le gardien tricolore se chargeait de leur rappeler qu’il était encore là et bien là.

Alors logiquement, quand la défense tient à ce point, les ballons sont là pour creuser l’écart. On sentait les Bleus tellement sûrs de leur force défensive, avec cette 6-0 qui faisait complètement déjouer leurs adversaires, que les échecs offensifs semblaient presque anodins. Mais presque seulement, en ratant deux trois choses simples, en se faisant piquer quelques ballons dans les mains, notamment par un Ivano Balic qui ne voulait pas admettre une telle domination qu’il se lançait dans un show dont il a  le secret, les Bleus « oubliaient » un peu de tuer la partie. Ils avaient pourtant mis le grand Mirko Alilovic sous l’éteignoir, mais c’est ce diable de Venio Losert, déjà dans les buts croates lors du triomphe olympique de 1996 qui allait relancer la machine à damier.

Quelques superbes arrêts et la Croatie revenait dangereusement sur les pas de la France. Pas suffisamment pour prendre le contrôle du match, mais bien assez pour rendre la partie bien étouffante comme on pouvait s’y attendre. Depuis maintenant longtemps on connaît les France – Croatie ! Jamais ce ne sont des matches à sens unique, ces deux là ont bien trop de talents et de fierté pour baisser la tête au premier écart. Et la deuxième mi-temps donnait son lot de joies, de crispations et de désappointements.  Mais à chaque fois que la Croatie arrivait à trouver la faille dans le bloc bleu par un Horvat, un Balic ou le dernier arrivant, le Chambérien Damir Bicanic, il y avait un Narcisse, un Barachet ou un Sorhaindo pour leur en remettre une petite couche sur la tête. Pour finir le paysage, quand tout ce beau monde était un peu sur la jante, Claude Onesta avait encore en réserve un Samuel Honrubia qui allait faire dans l’excellence et bien sur le joker magnifique, celui de la campagne d’Espagne, un certain William Accambray qui dès son entrée confirmait sa grand forme et son impact sur le jeu offensif.

Il y avait bien trop d’atouts dans le jeu tricolore pour que la Croatie arrive à s’en sortir et pourtant, le talent ils en tous presque autant, mais il y avait ce soir entre les deux formations, ce petit plus, cette envie d’être encore et toujours les meilleurs qui animaient les Bleus. Résultat la Croatie ne pouvait que s’incliner, mais aussi de belle façon… Car on dira ce que l’on veut de cette équipe, mais si les Français sont en train de devenir grands parmi les grands, c’est qu’ils ont eu en face d’eux une des plus belles équipes de tous les temps, même si Ivano Balic avouera à Claude Onesta à la fin du match que cette équipe de France était la plus grande de tous les temps, on ne peut pas être grand tout seul et cela se mesure avec un mètre étalon, et celui qu’ont proposé encore une fois les Croates ce soir était tout simplement énorme.

Il faudra sans doute remercier la Tunisie, car à l’évidence la résistance épique et magistrale que les hommes d’Alain Portes ont offerte aux Croates en quart de finale, n’a pas été pour rien dans leurs difficultés de début de match. En mettant la base arrière dans son ensemble dans le dur, la Tunisie a rendu sans s’en rendre compte un des plus beaux services possible à la France. Il leur reste maintenant à finir le travail et quelque soit leur sentiment qui semble les animer, que le groupe soit vexé des critiques émises lors de leur déroute serbe, que les joueurs en aient assez que l’on parle de leur âge, qu’importe le moteur, le but est maintenant de revenir sur la plus haute marche du podium pour que définitivement cette équipe devienne un mythe inégalable.

A Londres, Pavillon de Basketball
Le vendredi 10 août à 21h30
France - Croatie : 25 - 22 (Mi-temps : 12-10)

10 000 spectateurs
Arbitres :
MM ABRAHAMSEN Kenneth et KRISTIANSEN Arne (Norvège)

Statistiques du match

Evolution du score : 3-0 5°, 5-1 10°, 7-4 15°, 8-6 20°, 10-9 25°, 12-10 MT - 21-11 35°, 15-13 40°, 18-14 45°, 20-17 50°, 22-19 55°, 25-22 FT.

© François Dasriaux
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