mèl :
passe :
s'abonner | oubli de passe
spécifiez l'adresse concernée
mèl :
retour
cliquez pour revenir
Pour décrocher encore une fois la Lune !
Pour décrocher encore une fois la Lune !
11 Août 2012 | International > Jeux Olympiques
De notre envoyé spécial à Londres, Yves Michel...

Ce dimanche après-midi, l'équipe de France dispute face à la Suède, sa 7ème finale en onze ans. Peut-être la plus belle et la plus prestigieuse. En cas de succès, les Français seraient les seuls à remporter deux titres olympiques consécutifs. La pression sera énorme pour Jérôme Fernandez et ses camarades qui ont l'occasion de marquer encore un peu plus leur empreinte dans le sport collectif français, toutes disciplines confondues. 
  
Avec la démonstration qu’elle a faite vendredi soir face à la Croatie, la plénitude qu’elle a atteinte, la sérénité qu’elle a dégagée durant toute cette rencontre, comment ne pas faire de l’équipe de France, la grande favorite de cette finale olympique contre la Suède. Alors que chez les filles, le Danemark avait trusté trois titres consécutifs en deux olympiades (de 96 à Atlanta à Athènes en 2004 en passant par Sydney en 2000), jamais une même équipe masculine ne s’est succédé à elle-même.

Dans une arène totalement acquise à leur cause, les Tricolores ont surfé sur la vague d'une entame parfaite face aux Croates. Et comme s'il était encore besoin de le faire, ils ont envoyé un signe fort à leur adversaire suédois. « En battant la Croatie, on a la chance de s’être offert un bel objectif, relevait Bertrand Gille (notre photo de tête, justement face aux suédois). La finale olympique est quelque chose à part. On s’attend à une grosse confrontation face à une équipe très forte comme nous, en défense. C’est vrai qu’après ce succès dans une ambiance à peine envisageable il y a quelques mois, on a emmagasiné beaucoup de confiance. » La Suède n’aura rien à perdre, elle qui court après un podium depuis 2002 et une médaille d’or à l’Euro organisé sur ses terres.

Sur ces Jeux, le bon parcours de la Suède est un peu inattendu. Après les années fastes et l’apogée des Wislander, Carlen, Svensson, Lindgren et autre Olsson, la relève a mis du temps à prendre ses marques et à s’imposer. Après un Euro serbe complètement raté (comme les Français), après avoir perdu d'un but contre l’Islande (également comme les Français), et après avoir sorti la Hongrie, un des prétendants au titre (comme la France pour la Croatie), les Suédois retrouvent le lumière. Seule ombre au tableau pour le tandem Lindgren-Olsson qui depuis 2008 ont pris les commandes de la sélection nationale, le forfait de leur meneur de jeu Dalibor Doder. Lors de la demi-finale face à la Hongrie, le joueur de Leon a pris un coup et souffre d’une déchirure à la cuisse. Il a été contraint à renoncer et il sera remplacé par le 15ème homme de la sélection, Mattias Zachrisson. Remplacement pour faire le nombre puisque le jeune joueur de 22 ans est… un ailier droit. C’est Jonas Larholm qui devrait se retrouver à la mène encadré à droite par Kim Andersson et à gauche par l’ex nantais Kim Ekdahl du Rietz. 


Sans déroger à leurs habitudes depuis qu'ils sont entrés victorieusement dans la phase à élimination directe, les Français sont restés dans leur bulle, au village olympique. Au programme, éveil musculaire, petits jeux, vidéo, soins, bref, la routine d'un avant-match capital.  « L'équipe de France est favorite parce qu'elle est championne olympique en titre, confirme Didier Dinart, le tricolore le plus capé de la bande, mais cela ne veut pas dire que techniquement et handballistiquement, nous sommes meilleurs que les Suédois. » Le néo parisien a un profond respect pour cette équipe suédoise et notamment pour son ailier gauche Jonas Kallman (notre photo) avec qui il vient de partager neuf saisons sous le maillot de Ciudad Real puis de l'Atletico Madrid. « Jonas, je l'ai félicité avant sa demi-finale contre la Hongrie, renchérit Didier et il m'a retourné les encouragements. C'est vraiment un ami très proche, vraiment quelqu'un de bien. Mais dès le moment où on entrera sur le parquet, on oubliera qu'on a été coéquipier. Ce sera un adversaire et mon objectif sera de battre la Suède. » Histoire pour Didier Dinart d'enrichir encore un peu plus son palmarès. 


Trois questions à... Claude Onesta

Claude, c’est une réhabilitation ou une renaissance pour cette équipe de France ? 
Ni l’un, ni l’autre. Ces gars-là ont fait des efforts intenses pendant deux mois, ils ont ravalé leur salive après le championnat d’Europe, préféré se taire face à toutes les critiques qui ont fusé et prouvé qu’ils pouvaient revenir au premier plan. Car revenir, ça peut toujours être envisagé mais dans la tête de certains, ce n’était pas un retour pour dire simplement ‘’au revoir’’. 

C’est donc la revanche de joueurs vieillissants qui ne l’étaient finalement pas ? 
Pour une équipe annoncée lézardée il y a encore deux jours, ce qu’elle a fait, ce n’est pas mal non ? Pour un vieil Omeyer sur le déclin, certains avaient perdu la mémoire. Mon équipe a sûrement du talent, beaucoup de cœur et je n’ai pas peur des mots, elle est exceptionnelle. On sait qu’à tour de rôle, les grands joueurs sont capables de se relayer et peuvent faire basculer un match dans le bon sens. C’est ce qui vient de se passer sur ce tournoi olympique. Il ne reste qu’une marche, autant la gravir de la même façon. 

Est-ce difficile de rejouer une équipe que vous avez déjà battue dans les matches de poule ? 
Attention, on n’a pas toujours joué comme vendredi face à la Croatie ! On est capable de retomber à un niveau imparfait. L’entraîneur est celui qui est capable de calculer la moyenne des performances de son équipe ou de ses joueurs car très souvent, le public, le joueur lui-même ont tendance à ne retenir que les meilleurs moments et penser que son niveau réel n’est que celui-là. Moi, je ne gomme rien, je prends les bonnes et les mauvaises phases. Les Suédois, c’est un peu comme l’Islande, il y a quatre ans, ils sont aux anges de se retrouver là donc ils n’auront rien à perdre. Il faudra qu’on soit aussi sérieux que lors des précédents matches et que nous mettions en avant notre expérience. 


Statistiques défavorables aux Français

En 50 confrontations, la tendance n'est pas en faveur de la France avec 31 défaites, 15 victoires et 4 nuls. Mais depuis 2008, la Suède réussit plutôt bien aux Tricolores. Le dernier succès est tout récent. C’était lundi dernier pour la clôture des matches de groupe et les Français s’étaient imposés 29-26 après avoir été devant pendant toute la rencontre mais en s’étant fait quelques frayeurs dans le money-time. Si la référence pour le handball suédois reste les années 90 et le début 2000, l’équipe alignée à Londres a de beaux arguments à faire valoir, sa place en finale n’étant pas due au hasard. Parmi les pièces maîtresses de cette équipe, un gardien parmi les plus atypiques d’Europe, Johan Sjöstrand. Le portier de Barcelone est un modèle de régularité. Il l’a prouvé depuis le début de la compétition avec 60 arrêts et un taux d’efficacité à 43%. 
 

les cinq dernières confrontations 

Octobre 2005 Allemagne 22-29 SuperCup (finale)
Janvier 2008 Norvège 28-24 Euro (tour préliminaire)
Janvier 2011 Suède 29-26 Mondial (demi-finale)
Août 2012 Londres 29-26 JO de Londres (tour préliminaire)

Demandez le programme....

match pour la 3ème place (12h) Hongrie - Croatie
Finale (16h) France - Suède 



Un triple champion olympique, supporter n°1 des Experts

Tout fraîchement élu à la commission des athlètes du CIO et surtout couronné pour la 3ème fois de sa carrière sur la plus haute marche du podium olympique en canoë-kayak, Tony Estanguet (à gauche sur la photo) sera présent tout à l'heure dans les tribunes de la Basket-ball arena pour encourager ses potes handballeurs. « Comme la plupart des jeunes, j’ai pratiqué le hand à l’école mais après, comme vous le savez, je suis orienté vers un autre sport. Lorsqu’à Pékin, ma compétition a été terminée (il a été éliminé très tôt), je me suis pris au jeu et j’ai véritablement découvert cette équipe. Le contact a été facile car nous défendons les mêmes valeurs et je dois dire que je me suis senti totalement accepté. » Une olympiade plus tard, Tony Estanguet retrouve les handballeurs au même niveau où ils les avaient laissés en Chine... en finale olympique. « C’est très excitant car on sent une montée en puissance au sein de cette équipe, une puissance et une sérénité qui font qu’on ne les voit pas échouer. C’est vrai, j’ai été trois fois champion olympique dont deux fois consécutives. Mais c’est plus difficile de le faire lorsque tu fais partie d’une équipe. » En quatre ans, des liens se sont noués, le céiste a sympathisé avec quelques handballeurs et la magie a opéré. « Ce sont vraiment des gars en or, comme je suis de Pau, j’ai pu me rapprocher du Toulousain Jérôme Fernandez et ensuite j’ai fait la connaissance de Nikola Karabatic et Thierry Omeyer. Ce que j’apprécie chez eux, c’est que malgré tous leurs titres en sélection et en club, ils ont su rester humbles. » Tony Estanguet ne sera pas le seul médaillé olympique dans les tribunes à pousser derrière les Bleus. Vendredi, la salle était bleu-blanc-rouge. Et face aux Suédois, l'ambiance risque d'être électrique. 
© Yves Michel
Partager
Identification nécessaire pour ajouter une réaction
Qui sommes nous | Mentions légales | Devenir annonceur
(C) Copyright 1999-2012 EURL 2ICS - Tous droits réservés.
joueurs | équipe | actualités