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Trophée des Champions : Bis repetita pour Dunkerque
Trophée des Champions : Bis repetita pour Dunkerque
9 Septembre 2012 | France > LNH

Dunkerque a maintenant une deuxième ligne à son palmarès ! En remportant le Trophée des Champions avec un scénario quasi identique à sa victoire en coupe de France en 2011, le club nordiste continue à étoffer son armoire à trophée aux détriments d’un Chambéry qui pourrait avoir un peu de mal à surmonter la déception d’une nouvelle finale perdue dans cette compétition.

Et comme en 2011 à Bercy, le match aura haletant ! Dunkerque aura une nouvelle fois proposé de très belles choses aussi bien offensives que défensives avec un Vincent Gérard déjà au sommet de sa forme et avec un Erwan Siakam qui pour la veille de ses 25 ans avait endossé son costume de voltigeur en haute altitude. Comme Jaleleddine Touati ne ratait rien sur son aile que Mohamed Mokrani transformait tous les ballons qu’il touchait en buts ou jets de 7 mètres, rapidement Chambéry se retrouvait dans le dur malgré un débauche d’énergie en défense qui donnait le « la » de sa performance.

Chambéry avait décidé de ne pas se laisser faire tranquillement comme Montpellier la veille. Alors pour transpercer le bloc défensif savoyard il fallait s’armer d’un certain courage mais les Nordistes en avaient à revendre. Pour contre balancer la performance en attaque des hommes de Patrick Cazal, le CSH était un peu en option unique, mais quelle option ! Encore une fois, comme face à Nantes, c’est Edin Basic qui faisait quasiment tout en attaque… Avec 12 buts dans le temps réglementaire, le Bosniaque répondait à lui tout seul, seul Timothey N’Guessan et Olivier Marroux avaient quelques miettes à se mettre sous la dent pour eux aussi faire enfler le capital but des savoyards.

Et tout cumulé, surtout après un nième coup de chaud du demi-centre du CSH, Chambéry prenait les rênes du match à l’entame du money-time. 1 tout petit but, mais après avoir couru derrière le score pendant 50 minutes, on était presque dans le miracle. Et Dunkerque, si facile depuis le début du match et qui aurait sans doute plié l’affaire sans un Nebojsa Grahovac de gala dans les buts adverse, allait se crisper, arrivant même à être aphone pendant 2 minutes alors qu’ils étaient deux de plus sur le terrain. C’est finalement Kornel Nagy qui va remettre l’USDK à hauteur avant qu’Edin Basic ne voit son dernier tir sorti par Vincent Gérard.

On allait directement à la séance de jets de 7 mètres qui était un remake quasi absolu de celle de Bercy en coupe de France. Et comme à Paris, c’est Sébastien Bosquet qui marquait le dernier jet de 7mètres vainqueur, entraînant là aussi son équipe dans une sarabande de joie devant des Chambériens médusés.

A Monaco, Salle Gaston Médecin
Le dimanche 9 septembre à 17h15
Chambéry SH - US Dunkerque : 25 - 26 aux tirs au but (Mi-temps : 13-16 - FT ; 22-22
)
1 000 spectateurs
Arbitres :
MM Stevan Pichon et Olivier Buy


Les réactions après la finale (recueillies par Yves Michel)

Erwan Siakam (arrière dunkerquois)

"C'est le même scénario qu'il y a deux ans avec le dernier pénalty tiré par Sébastien (Bosquet). Il y a de quoi être satisfait. On savait que Chambéry allait beaucoup nous gêner en défense avec notamment Bertrand Gille en pointe. On a su rester solides pendant 60 minutes et on repart avec un trophée. Que demander de mieux ?"

Sébastien Bosquet (arrière dunkerquois et auteur du pénalty victorieux)

"Et dire qu'à la base, nous ne devions pas être qualifiés. Pour prouver notre valeur, on avait encore plus à coeur de se battre et de bien figurer. On a fait deux matches pleins contre les 2 premiers du championnat de l'an passé. Maintenant, le championnat c'est beaucoup plus long et il faudra tenir la distance, être capables de faire de belles séries sans perdre d'un coup, deux ou trois matches d'affilée. Après cette finale, j'ai eu une pensée pour Chambéry car perdre de la même façon qu'à Bercy, il y a moins d'un an et demi, cela doit être terrible. C'est bien que je marque le but décisif car jusque-là, j'avait été plutôt médiocre."

Mario Cavalli (entraîneur de Chambéry)

"Pour cette 1ère compétition officielle, on voulait montrer le visage d'une équipe conquérante se basant sur une grosse défense. On y est presque arrivé. Ce qui nous a manqué c'est du potentiel offensif. Les absences de Kévynn Nyokas et Damir Bicanic nous ont été préjudiciables. On aurait bien-sûr inscrire notre nom au palmarès de cette compétition. Ceci étant, on ne perd qu'aux pénalties, on revient après que Dunkerque ait fait la course en tête. En résumé, je ne veux retenir que des enseignements positifs des deux rencontres."

Montpellier repasse la marche avant, Nantes au point mort

Il était évident que le match pour la 3° place du Trophée des Champions ne serait pas forcément joué au couteau. Mais entre une équipe montpelliéraine vexée de son élimination et avec une grosse envie de se remettre en ordre de route et un Nantes où pour le moment, la défense est en mode passoire et une attaque qui marche façon yoyo, il n’y a malheureusement pas eu débat.

Thierry Anti pouvait chercher les motifs de satisfactions, il n’en trouvait pas beaucoup… Défense trop souvent à trou où le HBCN cherche un patron parti dans le Sud, une attaque ou entre les retours des JO et les méformes évidentes, il est impossible de trouver de la continuité. Alors devant tout cela, Montpellier s’est amusé et ses recrues ont fait dans le positif ! Erlend Mamelund a commencé à trouver la bonne carburation, Petar Metlicic a allumé quelques jolies mèches, Cristian Malmagro offert quelques jolies promesses. En en y rajoutant un William Accambray au bras dévastateur, un Nikola Karabatic en perforateur de luxe et un Dragan Gajic mobylette de compétition à la gamme de tirs trop variées pour les gardiens adverses. Les choses ne pouvaient tourner qu'à ce qu'elles furent : une démonstration du MAHB.

Bref, Montpellier s’est un peu baladé et Nantes faisait grise mine à la sortie du match. Toutefois, le grand public aura pu découvrir un Jordan Camarero qui est un pur talent. 19 ans, un bras gauche hors normes, des jambes de feu, clairement le pensionnaire du centre de formation aura été le grand bonhomme du match côté Nantais. La veille, tout le monde à Nantes voulait un peu le cacher, le Palois aura fait exploser la muraille mise devant lui en montrant à Monaco qu’il avait de quoi ambitionner une belle carrière. Bien des potentiels se sont brûlés les ailes en rencontrant la lumière, à Jordan Camarero de savoir éviter ce piège et inévitablement on reparlera de lui pendant longtemps.

A Monaco, Salle Gaston Médecin
Le dimanche 9 septembre à 15h00
Montpellier AHB - HBC Nantes : 42 - 30 (Mi-temps : 20-13)

1 000 spectateurs
Arbitres :
MM Thierry Dentz et Denis Reibel




 

© François Dasriaux
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