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D.1 masculine: Julian Emonet, le Ch’ti breton
D.1 masculine: Julian Emonet, le Ch’ti breton
25 Septembre 2012 | France > LNH
Jeudi, Dunkerque accueille Nantes devant les caméras de Canal+. Julian Emonet lui, occupera le flanc gauche de l’attaque nordiste. A 20 ans, le jeune ailier formé en Bretagne à Cesson a de plus en plus de responsabilités. Surtout depuis que Baptiste Butto s’est blessé. 

Lorsque Julian Emonet a quitté Cesson pour Dunkerque pendant l’été 2010, il évoluait en Nationale 3 mais flirtait déjà avec le maillot tricolore de France jeunes. Deux ans plus tard, il est régulièrement aligné par Patrick Cazal sur l’aile gauche, il est passé pro et a signé un contrat de 3 ans. Le minot était en plein apprentissage lorsque la saison passée, il a vécu l’épopée européenne de l’USDK et la finale, perdue face aux allemands de  Göppingen. Le maillot tricolore fait toujours partie de sa panoplie en équipe de France juniors. 

Depuis la fin août, le Breton d'origine a également une double responsabilité. Il assume l’intérim de Baptiste Butto (touché au ménisque) et se voit confier la lourde tâche d’exécuter les tirs à 7 mètres. Son bilan en deux rencontres est aussi éloquent que prometteur: 10 buts sur 14 tentatives dont un 5/5 aux pénaltys. Samedi dernier, après le match nul à Ivry (22-22) le jeune nordiste est resté sur sa faim.


Le match nul contre Ivry te laisse des regrets ? 
Sur 55 minutes, c’est un point de perdu puisqu’on menait de trois buts mais on se dit que ça peut être un point de gagné car on n’a pas su gérer la fin. En plus, Ivry a vraiment eu la balle pour passer devant. 

Butto, Lamon et Siakam étaient absents, est-ce que c’est une explication à ces soubresauts ? 
Il ne faut pas se cacher derrière l’argument des absents, on a mal géré notre money-time et Gervelas a fait un grand numéro dans ses buts, c’est tout. Patrick (Cazal) nous avait mis en garde dès le début de la semaine. C’est vrai au Trophée, on avait battu Montpellier et Chambéry, en championnat, St Raphaël et on devait se méfier d’Ivry, notamment sur le défi physique qu’ils allaient nous imposer. 

En ce moment, l’absence de Siakam est très préjudiciable…
C’est vrai qu’il était sur une bonne lancée mais je pense qu’Espen Lie Hansen pallie bien son absence. Erwan, on a plus l’habitude de jouer avec lui, ce n’est pas encore le cas avec le Norvégien. Bastien (Lamon) nous manque également que ce soit en défense ou en attaque. 

Tu profites de l’indisponibilité de Butto et tu t’en tires plutôt bien…
Encore que jusque là, on n’a attaqué que des défenses 6-0 donc pour avoir des ballons sur l’aile, c’est moins évident. Depuis que Baptiste s’est blessé, j’ai plus de temps de jeu et donc je sais que si je ne suis pas bon, cela va forcément avoir un impact sur le rendement de l’équipe. Mais je ne suis pas du style à subir la pression donc jusque là, cela se passe plutôt bien. 

Tu te rattrapes en réussissant les pénaltys…ce qui risque de changer avec l’arrivée de Guillaume Joli.
Oui, j’adore me retrouver seul face au gardien et remporter le duel. Depuis que Guillaume est arrivé et qu’il s’entraîne à cet exercice, je ne rate rien de ce qu’il fait. J’apprends énormément à le voir tirer. 

Il y a presque quatre mois, Nantes venait gagner à Dunkerque et vous privait du billet européen. Jeudi, il y aura de la revanche dans l’air ?
Comme on les joue assez souvent, c’est sûr que c’est toujours une confrontation particulière avec Nantes. Arnaud Siffert, leur gardien nous connait bien puisqu’il a passé quelques années à Dunkerque, en plus, ça va être à la télé donc c’est un match important. Si on gagne, on pourrait les mettre à trois points de nous. 

A ce sujet, quel est l’objectif de Dunkerque cette année, outre le Trophée des Champions ? 
Le club a gagné la coupe de France, il y a deux ans donc ça peut faire partie des objectifs. Après, viser une place sur le podium, ça serait bien… ou du moins, décrocher un billet pour refaire une coupe d’Europe. L’an passé, disputer une finale retour en Allemagne a été un évènement formidable et évidemment, cela donne envie de recommencer. 

Tu ne regrettes en rien d’avoir quitté Cesson…
En aucun cas ! C’est vrai que lorsque je suis parti pour Dunkerque, les dirigeants de Cesson n’ont pas apprécié et ils ne se sont pas privés de me casser dans la presse locale, en disant que je ne jouerai pas en D.1 et que ça servait à rien que je m’en aille. Depuis, j’ai progressé et ils se sont trompés. Je n’aurais pas autant appris si j’étais resté à Cesson. 


Tu as été régulièrement appelé en France jeunes puis en juniors, c’est là aussi une reconnaissance ? 
C’est un honneur de porter le maillot tricolore et c’est toujours un plaisir de retrouver ceux de ma génération qui ont aussi cette chance. C’est aussi un bon moyen de s’évaluer par rapport aux autres. 

Et pourtant, certains clubs sont de plus en plus réticents à lâcher leurs meilleurs jeunes en sélection…
J’ai remarqué que lorsqu’on en parle avec Patrick, ça le rend un peu grognon. Surtout si il a besoin de moi. Quand on fait les stages internationaux, il redoute la blessure mais comme de mon côté, je souhaite participer aux rassemblements, il me laisse y aller. En plus, cette année, si on se qualifie pour le Mondial*, ça sera peut-être la dernière occasion que j’aurai de porter le maillot de l’équipe de France, donc c’est important.  Mais c’est encore loin et j’ai le temps d’y penser. Dans l’immédiat, c’est le match contre Nantes qu’il faut gagner avec Dunkerque. 

* 14ème (sur 16) du dernier Euro, France juniors disputera les qualifications pour le Mondial, du 4 au 6 janvier prochain. Une seule équipe sera qualifiée dans sa poule où elle retrouvera la Norvège, le Monténégro et l'Estonie. Le Mondial aura lieu du 14 au 28 juillet 2013 en Bosnie-Herzégovine. 
© Yves Michel
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