mèl :
passe :
s'abonner | oubli de passe
spécifiez l'adresse concernée
mèl :
retour
cliquez pour revenir
Xavier Barachet: quand le rêve devient réalité
Xavier Barachet: quand le rêve devient réalité
27 Septembre 2012 | Europe > Champion's League
Xavier Barachet est avec le "barcelonais" Cédric Sorhaindo, le seul champion olympique français exilé en Espagne. L’arrière droit international a signé jusqu’en juin 2016 à l’Atletico Madrid. Sans regrets car pour lui, c’est un rêve de gosse qui se réalise. Dès dimanche, il entre dans le vif du sujet, l’équipe madrilène accueille les allemands de Kiel en ouverture de la Ligue des Champions. 

Xavier Barachet est un garçon prévoyant. Son arrivée en Espagne, il la prépare depuis plus d’un an. Avant le rassemblement de l’équipe de France en Andorre, cet été, le Niçois avait fait un saut à Madrid pour visiter en famille une quinzaine d’appartements. En un week-end, il a trouvé son bonheur à « Las Tablas », un quartier résidentiel de la capitale espagnole, à 15 minutes du centre ville. « Un super quartier, où on a tout sous la main. » Tant mieux, car à peine descendu du nuage olympique et de la fiesta londonienne, l’arrière droit de l’Atletico et de l’équipe de France a du totalement se concentrer sur sa nouvelle équipe. « El Atleti » qui a un début de Liga plutôt tranquille (3 succès en 3 matches) entre dans le dur avec l’ouverture de la Ligue des Champions et la réception du Kiel de Daniel Narcisse et Thierry Omeyer, dimanche au Palacio de Vistalegre. 

A Madrid, tu as quand même pu profiter de l’après-JO ? 
A vrai dire, moi qui avais l’habitude de rentrer à Chambéry, après un Mondial ou un Euro, avec la médaille d’or, d’être fêté et que ça se poursuive même lorsqu’on se déplaçait à l’extérieur avec remise de cadeau ou félicitations, là en Espagne, ça a duré, un jour et on s’est mis tout de suite au boulot. 

Oui, mais tu rentrais des JO, en ayant éliminé l’Espagne... 
Didier et Luc m’avaient prévenu: si ça s’était mal passé en quarts, à mon arrivée à Madrid, je me serais fait chambrer. 

As-tu trouvé tes marques dans cette équipe en pleine mutation ? 
C’est vrai que des joueurs comme Entrerrios, Chema, Didier qui étaient au club depuis longtemps, sont partis et il y a pas mal de nouveaux joueurs. C’est une nouvelle page qui se tourne pour tout le monde et c’est la raison pour laquelle, on doit travailler encore plus. Pour ma part, je m’éclate dans cette nouvelle vie. C’est totalement différent de ce que j’avais connu auparavant. 

A quel niveau ? 
Les entraînements sont plus basés sur la tactique que sur le physique. Il me faut un peu de temps pour m’y habituer mais je suis en train d’apprendre énormément de choses. 


Tu partages le poste d’arrière droit avec Lazarov…
Alors là, ça évolue tout le temps. Toutes les 15 minutes, le sept change. Certains matches, je joue avec un demi-centre, la journée suivante, c’est un autre. C’est totalement aléatoire. Il m’arrive de ne pas commencer, d’aller m’échauffer au bout de 13 minutes, Dujshebaev prend un temps mort et il change toute l’équipe. Je peux te dire que les lendemains de match, j’ai un peu moins mal de partout car je suis moins sollicité qu’à Chambéry. Cela influe aussi sur la concentration et pour mon physique, c’est parfait !

Jouer à Madrid aux côtés de Balic, c’est un rêve de gosse qui se réalise ? 
Il y a six-sept ans, quand j’étais à Nice, je n’aurais jamais imaginé ce qui allait m’arriver. Jouer d’abord avec Jackson Richardson à Chambéry, être en équipe de France ensuite, évoluer aux côtés d’Ivano et être entraîné par Dujshebaev. Sincèrement, pour moi, tout va bien (rires).
 
La crise économique a frappé l’Espagne et la Liga Asobal, le ressens-tu ? 
Pour ce qui est du hand, j’arrive tout juste mais je remarque que par rapport à la saison passée, de nombreuses équipes ont remanié leur effectif et le niveau a un peu baissé. Dans la vie quotidienne, c’est frappant. On ne ressent pas totalement cette crise. Les gens sortent, le soir, les bars et les restaurants sont bondés, ça fait aussi partie des habitudes, ici. 

Cette semaine, vous entrez véritablement dans le vif du sujet…
La cadence s’accélère puisqu’on va jouer tous les trois jours et d’entrée, on attaque la Ligue des Champions en recevant Kiel, la meilleure équipe du monde. Mais bon, j’oserais dire que je suis habitué à ce rythme et je ne m'en plains pas. Bien au contraire. Il me tarde d’y être. Kiel, on les a joués en finale du Super Globe et on les a battus mais là, le contexte sera différent. 

C’est important de marquer les esprits, d’entrée ? 
Oui, car depuis un an, on dit les clubs espagnols en retrait. Le championnat a perdu en qualité donc ça serait bien de revenir au plus haut niveau. Le fait d’avoir remporté le championnat du monde des clubs au Qatar a montré que l’Atletico était encore là. En Ligue des Champions, c’est important de prendre des points, dès le début. 


En France en revanche, la D1 n’a jamais été aussi relevée… tu ne regrettes pas d’être parti ? 
Certainement pas. Comme je te l’ai dit, ici, j’ai l’impression de progresser tous les jours. Je ne regrette pas mon choix. En plus, je réalise un rêve de gamin. Ce que je sais, c’est qu’un jour, je reviendrai, encore plus fort. 

Ton avis sur cette D1 française ? Paris va tout engloutir ? 
Je ne pense pas et je vais même mettre une pièce sur Montpellier pour le titre. Même avec l’armada qu’il y a à Paris. A Montpellier, il y a un noyau dur qui évolue ensemble depuis quelque temps et avec le recrutement de cette année, ils sont vraiment très costauds. Paris, le groupe est exceptionnel mais cela ne fait que quelques semaines qu’ils travaillent ensemble. C’est comme à Madrid. Il y a beaucoup de nouveaux, on ne se connait pas encore très bien et c’est difficile. 

En Ligue des Champions, Montpellier et Chambéry sont-ils bien placés ?  *
Montpellier sortira sans problème de la poule et je les vois prendre même la 1ère place. Chambéry a une belle équipe, défensivement, c’est très solide avec les trois frangins. On n'en parle pas trop dans les médias mais je pense que cette saison, "Chambé" peut faire quelque chose de bien. En Ligue des Champions, ils sont dans une poule assez homogène avec de très bonnes équipes habituées à la compétition européenne et très difficiles à manœuvrer chez elles. Il va falloir qu’ils fassent la différence au Phare et faire ensuite des coups à l’extérieur. 

Xavier, merci de nous avoir fait partager ton installation en Liga à Madrid, à très bientôt….
Merci à toi, je reste attentif à tout ce qui se passe en France, je vous donne d’ores et déjà rendez-vous pour le Mondial qui se déroule en Espagne en janvier. L’objectif avec les Bleus, est tout simplement de remporter une nouvelle médaille d’or. 

* En LDC, Montpellier est dans la poule A avec Flensburg et Hambourg (All) Chekhov (Rus) Leon (Esp) Partizan Belgrade (Ser). Chambéry est en poule C avec Silkeborg (Dan) Velenje (Slo) Kielce (Pol) St Petersburg (Rus) Skopjé (Mac). L’Atletico Madrid et Xavier Barachet sont en poule B avec Kiel (All) Veszprem (Hon) Sävehof (Sue) Celjé (Slo) Constanta (Rou)


Chez les Barachet, on essuie les plâtres comme on peut !

Charlène Rus (notre photo), la compagne de Xavier Barachet se rappellera longtemps de son arrivée en Espagne. Fraîchement enrôlée par le club d’Alcobendas, l’ancienne arrière gauche de La Motte Servolex (N1 F) a été victime dès les 1ers entraînements, d’une rupture du tendon d’Achille. Xavier qui est aux petits soins fait remarquer que jusque-là, Charlène avait été épargnée par les graves blessures. Souhaitons lui un prompt rétablissement. C’est finalement sa façon d’essuyer les plâtres en Espagne !
© Yves Michel
Partager
Identification nécessaire pour ajouter une réaction
Qui sommes nous | Mentions légales | Devenir annonceur
(C) Copyright 1999-2012 EURL 2ICS - Tous droits réservés.
joueurs | équipe | actualités