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Bruno Martini joue Paris gagnant
Bruno Martini joue Paris gagnant
28 Septembre 2012 | France > LNH
On ne va certainement pas faire comme s’il ne s’était rien passé. Pourtant, dimanche après-midi pour ce PSG handball-Montpellier, il faut que le sport reprenne ses prérogatives. Depuis le début de la semaine, le handball français est pointé du doigt, certains de ses joueurs mis au ban de la société, sans autre forme de procès. Et si l'espace d'un match, on se changeait les idées et on instaurait une trêve ? 

De mémoire d’habitués, il faut remonter au 16 novembre de l’année dernière pour voir une salle de Coubertin pleine comme un œuf. C’était également en championnat de D.1 masculine, et ce soir-là, le Paris handball recevait… Montpellier. L’engouement était déjà là mais, avait disparu au match suivant. Il a fallu l’arrivée des investisseurs qataris, la marque PSG et surtout la signature de joueurs prestigieux pour qu'un public massif se déplace à nouveau. Ils étaient environ 3200 lors du 1er match contre Cesson, ils seront plus de 4500 dimanche, pour accueillir… Montpellier. 4500 privilégiés et autant de déçus car le club a dû refouler de nombreuses demandes. 

Dans son bureau ou dans les coursives du vieil édifice, Bruno Martini se dépense sans compter. Le manager général du Paris Saint Germain handball, le téléphone collé à l’oreille répond à toutes les sollicitations, quelles qu’elles soient. Le tsunami médiatique qui a agité le handball français ne l’a pas épargné (même si le club est étranger à l'affaire) et comme à son habitude, l’ancien gardien de but de l’équipe de France a fait face. Tout naturellement, il a accepté de répondre aux questions d’Handzone. 
 
Le Paris St Germain handball semble à l’étroit à Coubertin…
Je pense que Bougnol est à la bonne taille pour Montpellier donc on peut imaginer que Coubertin qui est légèrement plus grand, puisse l’être aussi pour nous, sur les matches du quotidien. Ce qui dans l’avenir pourrait nous manquer, c’est une jauge entre 7 et 8000 places.
 
Montpellier, Nantes, Chambéry attirent un nombreux public...
Tout en restant modestes, c’est bien parti pour qu’on ait un succès grandissant. Après, cela va dépendre de nos résultats et celui notamment de dimanche. Si on gagne, l’engouement va aller crescendo. A l’heure actuelle, nous n’avons pas assez de recul pour anticiper sur le comportement du public. 

Les soupçons de match truqué ne risquent-ils pas de refroidir l'ambiance ? 
Ce qui me gène, ce sont les amalgames qui sont faits. Le fond de l’affaire n’est pas vraiment connu et je trouve qu’on parle trop. Ça me semble ahurissant qu’on fasse autant de bruit avec aussi peu d’informations. Le hand français n’est pas en dehors de la société et s’il s’avère que des choses se sont mal passées, il faudra faire face. Mais tout cela montre qu’on est très fragile car le discrédit est vite jeté sur l’ensemble de la discipline. Au rugby, quand des gars se sont battus entre eux à grands coups de tables de nuit, la discipline n’a pas été montrée du doigt !

Une incidence sur le match de dimanche ? 
Je suis persuadé que le plaisir exprimé par le public qui viendra nombreux, va reprendre le dessus. Même si les journalistes vont être à l’affût du moindre signe, les mauvais côtés vont être vite oubliés dès que le match va commencer. Le sportif va enfin reprendre ses droits. Le spectateur vient voir des champions, un spectacle sur un terrain.


Quelle  appréciation peut-on faire sur l’entrée en matière de l’équipe ? 
On est toujours en période de réglages. On est en phase de construction, dix nouveaux joueurs sont arrivés, c’est donc tout à fait logique qu’il faille un temps d’adaptation. 

Ces explications en font sourire plus d’un…
Je sais ! Mais c’est une réalité. Même si pour la plupart, ce sont des grands joueurs, beaucoup n'ont pas évolué ensemble donc il leur faut du temps pour se connaître et trouver une bonne cohésion. Quelles que soient les équipes, quels que soient les joueurs, c'est le même scénario.

Finalement, on va être fixé très rapidement…
C’est vrai que le calendrier est corsé avec Montpellier, deux matches contre Saint Raphaël (en championnat et coupe de la Ligue), Toulouse et Chambéry. En cinq journées, on va jouer contre les trois premiers de la saison passée et à part Montpellier, tous ces matches, on les dispute à l’extérieur. Le contexte ne nous sera pas favorable mais on va voir où on en est à ce moment-là. Et rien ne sera définitif. 

Avec l’effectif qui est le vôtre, beaucoup vous voit champion…
Je sais bien que ce raccourci est fait et je m’insurge chaque fois que je peux (rires) lorsque j’entends cela parce que si ça marchait comme ça, ça serait trop simple. Il faut qu’on travaille énormément pour rattraper le retard collectif accumulé sur les autres équipes. 


Sincèrement, vendre le hand avec la marque PSG, c’est beaucoup plus facile… non ? 
C’est indéniable mais il faut rester les pieds sur terre. Il y a de fait, beaucoup d’attentes donc il faut se montrer à la hauteur de ces attentes. On n’oubliera pas les galères du passé qui nous servent pour apprécier ce qu’on est en train de vivre maintenant. Mais c’est sûr que la marque Paris Saint Germain attire la lumière. 

Jean Claude Blanc (au centre sur la photo) est aussi le D.G du PSG football, cela ne doit pas être simple pour lui...
Jean Claude se libère en fonction des urgences et consacre du temps au handball. Nos échanges sont très réguliers physiquement, par emails et par téléphone. Je suis son référent au niveau du hand et c’est mon patron. Alors forcément, ce n’est pas simple pour lui car le football l’accapare beaucoup mais il arrive à être présent quand il le faut. Philippe Gardent lui, a en charge le sportif et il travaille très étroitement avec Thierry Perreux, son adjoint et Maxime Spincer, le responsable du centre de formation. Mais là aussi, nous sommes en constante relation, c’est un boulot d’équipe.
 
Pour en revenir au match, une victoire d’un but, ça suffit à ton bonheur ? 
Incontestablement ! Ce que je souhaite surtout c’est que l’équipe montre qu’elle est en progrès. Le résultat même s’il compte, ne sera qu’une photo du moment. Le plus important, c’est qu’on continue d’avancer. 
© Yves Michel
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