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D1 masc.: Montpellier en reconquête, Dunkerque dauphin de Paris
D1 masc.: Montpellier en reconquête, Dunkerque dauphin de Paris
22 Octobre 2012 | France > LNH
Paris, Dunkerque et Chambéry, le trio de tête est inédit en Division 1 masculine mais a fière allure. Après six journées, les trois équipes se tiennent en 2 points. Montpellier est légèrement décroché mais a confirmé sa volonté de reconquête en s'imposant ce dimanche à Ivry. 

Paris avait joué en semaine devant la télé et avait marqué un grand coup en allant décrocher les deux points du succès à Chambéry, St Raphaël avait laissé quelques dents sur son propre parquet face à une insolente équipe de Cesson. Il ne restait plus qu'à Dunkerque, Montpellier et Nantes de régler la mire pour se mettre en conformité avec le calendrier. 

Montpellier passe au rouge et noir

Si elle ne peut pas en dire autant en Ligue des Champions, l’équipe de Montpellier est sur la bonne voie en championnat. Après la double punition infligée par Paris et Toulouse, les Héraultais se sont lancés dans «la reconquête» du sommet, en évitant comme Sisyphe que le rocher ne leur retombe dessus. Succès face à St Raphaël et ce dimanche, à Ivry (29-32). Une victoire qui ne souffre d’aucune contestation puisque durant cinquante minutes, les hommes de Patrice Canayer ont toujours été devant. « Ce n’est pas simple dans le contexte qui est le nôtre, de jouer sur deux tableaux et après le match de Tchekhov, on a su garder assez d’énergie et de concentration pour ce déplacement à Ivry. On a fait un match plein, on a mis beaucoup d’application même s’il y a eu un petit moment difficile en début de seconde période. On s’y attendait un petit peu mais dans l’ensemble, je suis satisfait de la prestation de l’équipe. » Alors que Montpellier s’était en effet lancé dans une folle cavalcade (12-17 à la 26ème), pour atteindre la pause avec quatre longueurs d’avance (14-18), écart entretenu par un Mickaël Robin encore impérial dans ses cages (trois arrêts en 1’ et 15 au final), il va suffire de deux tirs adverses contrés et de deux belles opportunités en contre-attaque pour que Ivry fasse son retard (17-18 à la 34ème). « C’est là que nous avons manqué de lucidité, pestait Pascal Léandri. Nous n’avons pas su enchaîner et profiter de leur petit coup de mou. » Et face à Montpellier, quels que soient les joueurs alignés sur le terrain, ce type d’occasion se représente très rarement. Les Héraultais vont en effet repartir à la charge et se remplumer conséquemment (18-23 à la 40ème puis 24-29 à la 53ème). Dès lors, la victoire ne pouvait plus leur échapper. William Accambray (notre photo de tête - meilleur buteur de la rencontre avec 9 réalisations) et ses partenaires avancent pas à pas et même si leur parcours européen est mal amorcé, ils sont bien décidés à ne rien lâcher du moins sur le sol national avec en quatre jours, une double confrontation face à Dunkerque, jeudi à Bougnol en championnat et dimanche dans le nord en quart de finale de la coupe de la Ligue. « L’idée aujourd’hui, échafaude Patrice Canayer, c’est que tout le monde soit concerné dans l’avancée et la construction de cette équipe. Il y a des années, on impliquait les jeunes dans un certain type de match, là, on les implique dans la Ligue des Champions, c’est une autre expérience. On ne fait pas d’impasse, ce n’est pas mon genre mais on évolue avec des rotations plus importantes, c’est un risque que je prends et je suis persuadé que sur le moyen terme, c’est un très bon investissement. On essaie d’avoir des rotations les plus cohérentes possibles, je sais que de l’extérieur ce n’est pas facile à comprendre, on fait des essais au poste de pivot par exemple, Mickaël Guigou retrouve du temps de jeu, tout cela se remet en place et tout le monde doit se sentir utile. » Pour l’instant le technicien montpelliérain n’envisage pas un quelconque renfort. L’essai du pivot hongrois Gyula Gal n’a pas été concluant (avis médical défavorable) et malgré l’assouplissement du contrôle judiciaire de Dragan Gajic, Patrice Canayer qui a tenu à faire une mise au point, a été très clair sur l’éventuelle réintégration de l’ailier slovène (voir par ailleurs). 


Du côté d’Ivry, c’est un coup d’arrêt après un bon début de saison. Une certaine déception traversait les têtes à l’issue de cette rencontre, à commencer par Davor Dominikovic, (notre photo) le patron de la défense des « rouge et noir » qui va nous livrer une analyse assez inhabituelle de l’échec de son équipe en prenant tous les torts sur ses épaules. « Oui, je suis déçu mais tout est de ma faute, je me suis énervé sur des défenses qui n’ont pas fonctionné, je m'en suis même pris à un de mes coéquipiers (en l’occurrence Jérémy Darras) et ce n’est pas bien de ma part. C’est moi le seul coupable car mon comportement a pu transmettre une énergie négative à toute l’équipe. Face à Montpellier, il aurait fallu être à 100%, moi je ne l'ai pas été. »  Quand un handballeur de cette envergure (champion olympique en 2004 et du Monde en 2003 et qui est passé par des clubs prestigieux comme Kiel et Barcelone avec qui il a remporté la Ligue des Champions en 2005) donne une telle leçon d’humilité, cela laisse admiratif. Dès ce lundi, les Ivryens se retrouvent à l’Insep pour une séance de cryogénisation (refroidissement extrême pour faciliter la récupération), ensuite ils pourront penser au prochain rendez-vous, dès mercredi à Delaune face à St Raphaël.


Dunkerque au forceps

Voilà deux ans qu'ils n'avaient pas été à pareille fête. Dunkerque est 2ème au classement de la D.1 ! Mais à Sélestat l'équipe de Patrick Cazal a eu très chaud et les spectateurs ont eu droit à un intense suspense. En Alsace, on aime les matches d’hommes, quand aucune des deux équipes ne lâche rien. A deux minutes du terme, rien n’était joué puisque Dunkerque n’avait qu’un but d’avance et tout pouvait basculer. Il faudra un dernier but de Kornel Nagy (notre photo - meilleur buteur de son équipe tout comme Guillaume Joli avec sept réalisations chacun dont un 5/5 aux pénaltys pour l’ailier français) et une parade de l’incontournable Vincent Gérard pour anéantir les espoirs de Sélestat qui s’incline de deux longueurs (25-27). De part et d’autre, les gardiens de but ont eu leur mot à dire, Laszlo Fulop n’ayant rien à envier à son vis-à-vis nordiste (19 arrêts). Grâce à ce succès, l'équipe de Dunkerque s’installe comme elle l'espérait dans le fauteuil de dauphin à seulement un point du leader parisien. Mais voilà, ce qui se profile à l’horizon est déterminant pour les Nordistes avec deux matches face à Montpellier (jeudi dans l’Hérault en championnat et dimanche à domicile en ¼ de finale de la coupe de la Ligue), ensuite il y aura une mini trêve internationale puis une sacrée reprise, avec  la réception de Paris et le déplacement à Chambéry.    


Créteil-Toulouse, l’envie et le plaisir d’un côté, la démission de l’autre

L’extrême faiblesse de l’équipe toulousaine ne doit pas occulter la belle prestation de Créteil. Cette bande de minots culottés dans le sillage d’un Quentin Minel tout en percussion (10 buts pour le demi-centre de 20 ans) encadrés par des anciens qui prennent finalement leur pied à évoluer dans ce bain de jouvence, est une vague de fraîcheur sur cette 6ème journée de D.1. En panne de succès à domicile depuis le début de la saison (à l’exception d’une qualification en coupe de la Ligue), Créteil avait à cœur de marquer les esprits. « C’était important qu’on gagne, souligne le pivot Pierre Montorier (notre photo), notamment face à une équipe concurrente pour le maintien, sinon on allait passer une saison de m….. Là, on peut désormais souffler un peu avant de recevoir Chambéry, ce mercredi. » Battu par Ivry, Cesson et Sélestat, privés de quelques-uns des cadres en entame de saison, les Cristoliens ont du faire une sorte d’examen de conscience. Histoire d’arrêter une inquiétante hémorragie. « Au début, on a peut-être pris les choses un peu trop facilement, il était nécessaire de tout recadrer, on l’a fait la semaine avant de jouer Ivry en coupe de la Ligue et même si on perd à Dunkerque, on fait une belle prestation là-bas. » Contre Toulouse, les Franciliens ont pris leur adversaire à la gorge (7-2 au bout de 7’) mais ont soudain fléchi (11-11 à la 24ème). C’est la seule alerte qu’ils auront dans cette rencontre. Puisque à la mi-temps, Créteil était bel et bien devant (16-13). Au retour des vestiaires, c’est une équipe toulousaine à l’encéphalogramme plat qui va se présenter sur le terrain. Mauvaises passes et pertes de balles (17 au total), fautes inutiles, bref, une gestion de match complètement à l’envers. 


Dragan Jerkovic (16 arrêts au total) dans les buts y mettant du sien, Quentin Minel donc, mais aussi Antoine Conta (notre photo - lui aussi 20 ans, véritable révélation de la soirée avec 6 buts au compteur et une roucoulette dont Pardin se souviendra longtemps), sans oublier Fabrice Guilbert et Hugo Descat, enfonçant le clou, Toulouse a pris l’eau de toute part, pire même, face à la déferlante cristolienne, une certaine résignation a gagné l’ensemble haut-garonnais. Sans doute trop tard, Joël Da Silva, l’entraîneur va débrancher certains éléments totalement transparents dans cette 2ème période à sens unique. On ne le redira jamais assez, Toulouse est en train de s’enfermer dans son propre piège. Depuis la blessure et l’indisponibilité de son métronome, l’équipe est victime de la Fernandez-dépendance. A ce compte-là, le mal risque de perdurer jusqu’en décembre. Contre Cesson mercredi, on ne voit pas comment le Fénix qui samedi avait plus des allures de Fantomas, pourrait s’en sortir. D’où le constat tout à fait objectif de Pierre Montorier, à l’issue de cette rencontre remportée par Créteil haut la main (36-28). «Je pense que handballistiquement, il n’y a pas un tel écart entre les deux équipes. Après, sur l’envie, il n’y a pas photo. En 2ème période, très sincèrement, je ne les ai pas reconnus, ils ont baissé la tête et j’avais le sentiment qu’il s’agissait d’une autre équipe. » Pour Créteil, il faudra remonter sacrément les manches car la suite du calendrier est des plus épineuses avec la venue de Chambéry mercredi, le déplacement à St Raphaël, le 9 novembre et une visite au PSG, une semaine plus tard. 


Les promus coulent à pic 

Le succès fleuve de Nantes, 34 à 17 face à Aix ne suscite pas grand commentaire, si ce n’est que les joueurs de Loire Atlantique ont bénéficié d’une bonne opposition pour préparer des joutes face à des adversaires plus coriaces. Les Provençaux ont vraiment déçu. Côté nantais, à signaler au passage, la constance de Valero Rivera (8/10 dont 6 à 7m) et un 7/7 du junior Frédéric Dole (notre photo). 

Même constat à Tremblay qui face à Billère, a mis en avant deux autres juniors. Mathieu Drouhin au tir (10 sur 11 dont trois pénaltys) et Dragan Pocuca sur sa ligne (18 arrêts).




© Yves Michel
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