mèl :
passe :
s'abonner | oubli de passe
spécifiez l'adresse concernée
mèl :
retour
cliquez pour revenir
Les Juniors français face à leur destin
Les Juniors français face à leur destin
31 Décembre 2012 | International > Juniors
Où mieux ailleurs qu'à Créteil, terre d’excellence pour la formation des jeunes handballeurs, le Tournoi junior des 4 Nations pouvait-il être organisé ? Comme prévu, l’Espagne, puissante armada a enlevé le trophée, la France termine 2ème. Désormais, les Tricolores ont le regard tourné vers le Monténégro où dès vendredi, ils disputeront la qualification pour le prochain championnat du Monde organisé cet été en Bosnie.  

Le classement du Tournoi des 4 Nations ne souffre d’aucune contestation. L’Espagne termine en tête, loin devant les trois autres nations participantes. Les champions d’Europe et vice-champions du Monde en titre ont remporté leurs trois matches (voir plus bas), haut la main contre le Portugal et la France, avec un peu plus de difficultés contre la Suisse. 

De leur côté, les Tricolores ont alterné le bon et le moins bon, incapables de produire des prestations homogènes sur la durée. Seule l’ultime sortie face au Portugal peut être prise comme référence. La Suisse a donné du fil à retordre à des Français qui ont bien failli passer à la trappe après pourtant une prestation tout à fait honorable dans le premier acte. Un jour plus tard, face à des Espagnols en mode diesel, ils ont entretenu l’illusion durant 35 minutes, avant de vivre un véritable calvaire. Au-delà des résultats, ce tournoi des 4 Nations a permis aux techniciens tricolores de réaliser une revue d’effectif avant donc, les qualifications au prochain Mondial qui auront lieu ce week-end. Les Juniors s’envolent mercredi pour le Monténégro où de vendredi à dimanche, ils seront successivement opposés à l’Estonie, le Monténégro et la Norvège. 


Quelques satisfactions mais encore des carences

« Nous avons un groupe qui travaille et qui travaille bien, constate Jacky Bertholet, un des entraîneurs de l’équipe de France. Après l’Euro de l’an passé en Turquie, on a décelé une certaine instabilité sur le jeu d’attaque. Notre défense est en place, assez solide, capable de gagner des duels mais désormais, il faut qu’on avance sur un axe offensif performant. » La France a battu la Suisse et le Portugal mais entre les deux, a donc été sévèrement punie par l’Espagne, menant pourtant à la pause d’un but puis encaissant un cinglant 1/12 en seize minutes. Avec douze buts d’écart au buzzer, comment peut-on analyser une telle prestation ? « On a eu une certaine maîtrise offensive pendant 35 minutes, d’ailleurs contre la Suisse, c’est aussi ce qui s’est passé. Cette défaite contre l’Espagne fait mal mais en face, on a ce qui se fait de mieux dans cette catégorie d’âge.  Ils ont profité de pas mal de ballons qu’on leur a lâchés. C’est un passage où on a oublié le respect des consignes, où on manque de lucidité. Sur le dernier match contre le Portugal, on a eu plus de maîtrise. » Parmi les satisfactions individuelles, on peut citer l’arrière droit Jordan Camarero (notre photo), excellent contre le Portugal (7 buts dans de multiples positions), l’incontournable Hugo Descat, véritable piston de l’attaque tricolore face à la Suisse et le Portugal et en règle générale, la défense avec Jérémy Toto et  Kévin Rondel longtemps écarté de la sélection sur blessure.


« Sur le match face au Portugal, on peut toujours sortir des individualités, renchérit Jacky Bertholet, mais ce que je retiens c’est un petit peu plus de compétence collective que les deux 1ers jours. » Toutefois, comme un mal endémique, la production des gardiens tricolores reste très inégale. S’il rassure son équipe lors du 1er match contre les Suisses, Rémi Desbonnet n’a pas eu le temps de jeu nécessaire pour étaler ses qualités. Sa sortie prématurée face à l’Espagne (carton rouge suite à un contact hors de la zone avec un attaquant adverse après 7 minutes de jeu) l’a grandement pénalisé. Mathieu Merceron ne convainc toujours pas. Sur ce tournoi des 4 Nations, le Chambérien est resté en dedans. En revanche, la marge de progression d’Alexandre Demaille parait plus intéressante. Face au Portugal, les interventions du Raphaélois ont été payantes à des moments-clé mais l’apprentissage est encore long. « C’est un tout. On ne peut pas montrer du doigt les seuls gardiens de but, plaide Jacky Bertholet. Aujourd’hui, nous n’avons aucun joueur qui peut prendre en main le jeu de l’équipe. Il n’y a pas de personnalité dominante comme les demi-centres suisse et espagnol. Hugo Descat par exemple, est un bon ailier mais il ne peut pas contrôler le jeu comme peut le faire un arrière ou un gardien. Donc, on est condamné à bien jouer ensemble. » Et ce qui doit apparaître comme un devoir, devra trouver une application dès la prochaine fin de semaine au Monténégro pour les qualifications au Mondial. L’équation est simple : seul un qualifié sortira du groupe de quatre pour avoir le droit de jouer en Bosnie, cet été. 


Une qualification pour le Mondial pas si évidente

L’Estonie qui n’a aucun antécédent majeur dans les catégories jeunes parait l’adversaire le plus abordable. Le Monténégro aurait pu être considéré de la sorte mais le contexte et un arbitrage maison d’une paire turque "influençable" peuvent changer la donne. Aux partenaires de Baptiste Bonnefond (notre photo) d’éviter ce genre de traquenard et de faire la décision bien avant le money-time. Reste la Norvège. Il y a deux mois, en Bretagne, en deux matches amicaux, les Tricolores avaient véritablement humilié leur adversaire. Privée de quelques-uns de ses cadres, l’équipe norvégienne avait accusé un déficit de neuf et dix buts. Le dernier match prévu ce dimanche peut (et devrait) être déterminant pour la qualification. « On devra, c’est sûr, en plus du jeu, gérer un contexte qui risque d’être particulier. On va rester très vigilants à cela. C’est une poule qui à mon sens, est très ouverte. On a le sentiment de s’être bien préparé, il reste des incertitudes finalement sur la valeur des adversaires notamment les deux premiers qu’on connait très peu. Avec un seul qualifié, il faut quasiment réussir un sans-faute. » Les Français partiront au Monténégro avec un effectif de 17 joueurs. Par rapport à ceux présents au tournoi des 4 Nations (voir article correspondant), l’ailier gauche de Massy Enzo Cramoisy et l’arrière gauche de Saint-Raphaël Nicolas Boschi ont été écartés. Un temps incertain, O’Brian Nyateu qui souffre depuis vendredi d’une crise de sinusite et d’un début d’angine accompagnera bien ses coéquipiers sur les bords de l’Adriatique. 


Le Tournoi des 4 Nations (à Créteil - palais des sports Robert Oubron)

1ère journée: Espagne - Portugal 37-21  (21-11)
France - Suisse 24-22  (16-12)

2ème journée: Portugal - Suisse 23-25  (12-12)
France - Espagne 16-28  (11-10)

3ème journée: Espagne - Suisse 27-21  (14-13)
France - Portugal 27-23  (13-12)

classement: 1er   Espagne    6pts 2ème   France   4pts
3ème Suisse 2pts 4ème Portugal 0pt

meilleurs buteurs français: Hugo Descat (13) Jordan Camarero (10) Quentin Minel, Adrien Ballet (7) Kévin Rondel (6)


Le programme des qualifs au Mondial 2013 (à Bar au Monténégro)

04 janvier: France-Estonie  suivi de  Norvège-Monténégro
05 janvier: Estonie-Norvège  suivi de  Monténégro-France
06 janvier: Norvège-France  suivi de  Monténégro-Estonie


© Yves Michel
Partager
    Identification nécessaire pour ajouter une réaction
    Qui sommes nous | Mentions légales | Devenir annonceur
    (C) Copyright 1999-2012 EURL 2ICS - Tous droits réservés.
    joueurs | équipe | actualités