mèl :
passe :
s'abonner | oubli de passe
spécifiez l'adresse concernée
mèl :
retour
cliquez pour revenir
Didier Dinart : "Je suis passé complètement à travers"
Didier Dinart : "Je suis passé complètement à travers"
18 Janvier 2013 | International > Mondial
Contre l’Allemagne, la défense française a montré de trop grandes périodes d’absence pour pouvoir garantir une issue plus favorable. Les joueurs allemands ont eu raison d’en profiter. Au final, ils terminent premiers de la poule, ce qui pour eux, au soir de la défaite face à la Tunisie, relevait de la douce utopie. Les défenseurs tricolores sont pointés du doigt et Didier Dinart, leur métronome se retrouve pour le coup, en 1ère ligne.  

Et si cette gifle, ce coup de semonce enregistrés face aux Allemands était salvateur pour la suite de la compétition ?  Le sursaut de l’équipe de France déclenché par un William Accambray trop tardivement utilisé n’a pas permis d'inverser la tendance. Les balbutiements de l’attaque tricolore au quart d’heure de jeu combinés aux trop nombreuses absences de la défense amoindrie par un Cédric Sorhaindo serrant les dents malgré une entorse à la cheville, sont autant d’éléments qui permettent d’expliquer le succès allemand. Non, la France n’a semble-t-il pas évacué le syndrome serbe ! Dans ce marasme collectif, un homme s'est retrouvé dans l'oeil du cyclone. Le jour de son anniversaire et sans doute pour une de ses dernières apparitions sous le maillot tricolore, Didier Dinart n’a pas éludé les questions. Les critiques pesant sur les carences défensives, le pivot parisien les assume pleinement, il a les épaules larges pour tout encaisser. « Dans ce secteur de jeu, nous n’avons pas été performants, moi le premier. Lorsque notre principale force nous fait défaut, cela ne peut pas marcher. Sans chercher de faux-fuyants, je pense qu’il vaut mieux faire l’erreur aujourd’hui que lors d’un match couperet. Je reconnais que l’heure est à la critique, il faut analyser tout cela avec sang-froid  car en 8èmes de finale, il faudra avoir tout évacué. »  C’est un sacré rappel à l’ordre dont la France a besoin. La perméabilité de la défense entrevue face à une Mannschaft bien en place, inquiète. Ces manquements dont on parlait déjà face au Brésil, peuvent-ils être corrigés dans les délais les plus brefs ? « Il faut aussi reconnaître que contre nous, tout le monde joue à 100% renchérit Didier Dinart, et lorsqu’on passe au travers, et qui plus est face aux Allemands qui ont retrouvé quelques vertus, cela se traduit par le scénario d'aujourd’hui. » Pendant l’Euro serbe, la défense 1-5 n’avait pas bien fonctionné, le passage à la 0-6 était donc l'option proposée mais durant les 45 premières minutes face aux Allemands, ce système est loin d'avoir donné toutes les garanties nécessaires pour se rassurer. C’est lorsque Claude Onesta a décidé de remettre un joueur en position avancé que l’équipe a semblé retrouver des couleurs mais il était trop tard. « Est-il utile de pointer du doigt une phase en particulier, soufflait le Guadeloupéen, de rejeter la faute sur le petit copain. Je le dis sans retenue, au niveau défensif, aujourd’hui, je n’ai pas été du tout performant. Je suis complètement passé à travers de mon match. » Avec les matches à élimination qui arrivent, la France n’est plus en mesure de baguenauder et de fournir de l'à-peu près. Surtout face à l'Islande, seule équipe à l'avoir battue lors des derniers Jeux de Londres. «On a pris une gifle. Je ne sais pas si elle était nécessaire, mais en tout état de cause, il va falloir répondre. C’était peut-être le faux-pas qu’il fallait faire, maintenant on va se rattraper contre l’Islande. » Didier Dinart n'a pas dit son dernier mot. Ce vendredi soir lorsqu'il a quitté le Palau Sant Jordi, il ruminait déjà un semblant de vengeance. 
© Yves Michel
Partager
Identification nécessaire pour ajouter une réaction
Qui sommes nous | Mentions légales | Devenir annonceur
(C) Copyright 1999-2012 EURL 2ICS - Tous droits réservés.
joueurs | équipe | actualités