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La France ne peut plus faire marche arrière
La France ne peut plus faire marche arrière
19 Janvier 2013 | International > Mondial
Il n'y aura pas de session de rattrapage. La France doit éliminer l'Islande si elle veut poursuivre son rêve espagnol. La défaite face à l'Allemagne, il y a deux jours ne doit plus être qu'un mauvais souvenir. Enfin, il faut l'espérer. 

Les Islandais tomberaient-ils soudainement dans un excès de confiance que la défaite des Français face aux Allemands aurait décuplé ? Retrouver des tricolores en 8ème de finale ne les inquiète apparemment pas, c’est du moins l’impression qu’a laissé le sélectionneur Aron Kristjansson après le succès des siens contre le modeste Qatar. « Certes, la France est une grande équipe avec de bons joueurs mais nous avons été les seuls à les battre aux Jeux et face à l’Allemagne, ils ont entamé leur confiance. Ils ont prouvé qu’ils n’étaient pas invincibles. » L’Islande sort d’un groupe plus difficile que celui proposé aux Français. Avec le Danemark (défaite 28-36) la Russie (défaite 25-30) et la Macédoine (succès 23-19), elle n’a pas été servie et a pris une logique 3ème place. Claude Onesta de son côté, a pointé du doigt cette différence entre les deux groupes. « Contre les Allemands, on a subi tous les duels et reculé sur tous les impacts. Habituellement, on impose le défi physique, cela n’a pas été le cas cette fois. Est-ce que c’est parce qu’on n’est pas capable de mettre l’intensité nécessaire ou est-ce que parce que précédemment, on n’avait pas eu à le faire et qu’on n’y était pas préparé ? » Avec si peu de jours pour préparer le Mondial qui débutait dans un tour préliminaire face à des équipes moins "huppées", on peut se demander si le choix de livrer une double confrontation "amicale" face à l’Argentine, était judicieux ? Se frotter à la République Tchèque ou la Suède, libérées de tous tournois, auraient été plus approprié pour travailler les mises en place. Les carences dont a parlé l’entraîneur national au soir du match du Brésil, auraient sans doute éclatées au grand jour mais il aurait eu le temps nécessaire pour les corriger. 


Désormais au pied du mur islandais, Claude Onesta trouve des raisons d’espérer. « Je connais mes joueurs, inconsciemment, le match d’hier (contre l’Allemagne), n’était pas à enjeu véritable. Peut-être aujourd’hui, ils ne sont capables de se mobiliser que dans les moments d’intensité maximale.» Tous les supporteurs venus en masse à Barcelone n’en attendent pas moins d’eux. Ce qui change fondamentalement cette fois-ci, et depuis le Mondial 2007, c’est qu’il n’y aura pas de filet pour se rattraper. Les matches à élimination directe seront impitoyables et le calcul n’aura aucune place. « Personne n’a fui, tout le monde a assumé, martèle le technicien français. Et dans ce cas-là, personne en particulier n’est à montrer du doigt. Vous avez des entraîneurs qui préfèrent virer tous les vieux pour justement ne travailler qu’avec des jeunes qu’ils vont pouvoir faire grimper aux murs, aux arbres, nous on a investi sur la durée et cela a été plutôt une réussite depuis quelques années. » C’est à 16 que les Français sont arrivés en Espagne et sauf blessure grave, ce sont les mêmes 16 qui en repartiront. Chacun espère le plus tard possible. 


L'Islande, l'île de la tentation

La dernière victoire des Islandais (30-29) face à la France remonte aux derniers Jeux de Londres, il y a à peine 4 mois et demi. Un match qui avait contraint les hommes de Claude Onesta à resserrer les boulons, dans le bon sens lorsqu'on connait leur destin dans l’épreuve olympique. L’Islande, c’est aussi quatre ans plutôt, l’adversaire en finale (perdue face aux Français 28-23) des Jeux de Pékin. Les joueurs venus de l’Atlantique-nord étaient ravis d’être arrivés là et pour eux, monter sur le podium représentait déjà une récompense. Deux ans plus tard, les partenaires des parisiens Hallgrimsson et Gunnarsson (notre photo) récidivaient à l’Euro autrichien. Battus (36-28) en demi-finale… par la France, ils changeaient la couleur du métal et décrochaient le bronze face à la Pologne. Il y a eu aussi cette confrontation remportée par les Tricolores (34-28) lors du tour principal du Mondial suédois et enfin, en janvier dernier, un nul au cours d’un Euro serbe de sinistre mémoire pour les Bleus. 


Avec ses 5000 licenciés-handball pour 320 000 habitants et 15 sur 16 de ses internationaux qui évoluent à l'étranger, l’Islande est toujours aussi dangereuse. Mais il y a quelques semaines, une page a été tournée. Lorsque le mythique gaucher Olafur Stefansson et ses 1532 buts en sélection, ancien coéquipier de Dinart, Abalo et Fernandez à Ciudad Real a annoncé sa retraite. Pratiquement au même moment, l’arrière gauche Arnor Atlason qui doit évoluer la saison prochaine à St Raphaël, devait déclarer forfait pour le Mondial espagnol après une rupture du tendon d’Achille. Les Islandais ont également du se passer de leur arrière droit Alexander Petersson. « Il leur manque certains joueurs, c’est vrai, reconnait Thierry Omeyer mais ils ont un côté gauche très fort (avec notamment l’arrière Sigurdsson – 37 buts dans ce Mondial) et une relation avec le pivot (Jakobsson) très efficace. Ils pratiquent également un jeu très rapide vers l’avant. Il nous faudra utiliser notre expérience avec une entame solide pour bien leur montrer qu’on veut plus qu’eux, aller en quarts. » La tendance générale est plutôt favorable puisqu’en 57 confrontations, le bilan est largement favorable aux Français avec 34 succès, 17 défaites et 6 nuls. 

Le programme des 8èmes de finale, cliquez ICI
© Yves Michel
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