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France-Croatie... nous nous sommes tant aimés !
France-Croatie... nous nous sommes tant aimés !
22 Janvier 2013 | International > Mondial
L’Islande avait été le 1er obstacle à franchir, la Croatie sera véritablement l’heure de vérité pour l’équipe de France. Ce mercredi soir à Saragosse, les Bleus jouent à quitte ou double. Pour cette 27ème confrontation face aux joueurs des Balkans, les Français ne partiront pas favoris. Une situation qui finalement n’est pas pour leur déplaire. 

Pendant les  Jeux, le dernier France-Croatie avait propulsé les Tricolores en finale olympique, sept mois plus tôt, une défaite à l’Euro serbe, les avait conduits dans l’avion du retour vers Paris. Deux compétitions, deux issues totalement différentes pour une opposition qui est comme l'Islande, un classique du genre. Depuis le Mondial tunisien en 2005 et exceptée la Suède en 2011, les deux équipes se sont toujours retrouvées dans une compétition majeure et les Bleus l’ont souvent emporté. Que faut-il attendre de ce nouveau rendez-vous ? 

Leur match référence, les joueurs des Balkans, l’ont obtenu à la fin du tour préliminaire face à l’Espagne, lorsqu’ils se sont imposés de deux buts au terme d’un money-time bizarrement négocié par la "Roja".  En 8ème, ils n’ont fait qu’une bouchée d’une pâle équipe biélorusse et arrivent donc sur ce quart, invaincus (6 matches-6 victoires) et en pleine confiance. « Face à nous, la Croatie sera favorite, martèle Jérôme Fernandez. Ils ont su se renouveler et les jeunes, totalement décomplexés, savent qu’ils peuvent nous battre.»  L’icône Ivano Balic, star incontestée du hand croate de la décennie écoulée, était encore un des derniers vestiges de cette Croatie triomphante qui en 2003 s’imposait au Mondial portugais. Un profond différend avec l’entraîneur Slavko Goluza a écarté de la sélection, le génial demi-centre âgé de 33 ans. « Déjà, lors des dernières compétitions, Balic jouait peu, fait remarquer le capitaine tricolore. L’équipe n’a semble-t-il pas besoin de lui pour développer son jeu qui s’appuie sur une bonne défense (avec notamment Vukovic et Vori), un bon gardien (Alilovic)  et des contre attaques directes menée par des ailiers super rapides comme Cupic, Sprem et Horvat. » Et si on ajoute à cela, la puissance du bras gauche du parisien Kopljar et la vision  de jeu de Domagoj Duvnjak, aussi précis dans ses passes que dans ses tirs à 9 mètres, on n’a peine à imaginer que cette équipe puisse être prise en défaut. « Ils sont peut-être moins à l’aise qu’avant en attaque placée, tempère Jérôme Fernandez mais ils compensent par un bloc défensif bien en place. Il faudra donc être vigilant car si on traverse 5 minutes de moins bien en attaque placée, ils te mettent 2-3 contres et ils creusent rapidement l’écart au tableau d’affichage. Ensuite, c’est difficile de revenir. » Les Français devront donc hausser leur niveau de jeu pour être en mesure de battre la Croatie et basculer en demi-finale où ils retrouveraient le vainqueur du match Danemark – Hongrie. 


Quatre questions à William Accambray

A Londres, l'arrière montpelliérain avait été le sauveur de la patrie. Celui qui marque face à l'Espagne, l'ultime but de la qualification pour les demi-finales. A une seconde ou deux du buzzer. Lui le 15ème homme qu'on avait gardé en réserve pour la bonne cause. Dimanche dernier, face à l'Allemagne à Barcelone, William Accambray a pris le rôle de "dynamitero" de la défense adverse. Ça a failli marcher, il aurait peut-être fallu qu'il rentre en jeu plus tôt. Contre la Croatie, le géant de Bougnol espère jouer un rôle déterminant. 

Tu es entré doucement dans la compétition, ça devient une habitude !
Sur les matches de poule, je ne me sentais pas forcément bien, gêné par une grosse contracture au niveau du biceps. Quand la douleur s’est estompée, ça coïncidait avec l’arrivée des matches, je dirais, plus classiques. J’avais envie de bien faire mais la réussite n’était pas aussi au rendez-vous. Un tir loupé suffit à causer de la frustration mais l’échec fait partie du jeu. Je suis un joueur de percussions et contre l’Allemagne, je me suis senti dans mon élément. C’est vrai que j’apprécierai d’être un peu plus sur le terrain. Je ne suis pas le joker, d’ailleurs je n’aime pas ce terme. Je sens que je peux être un titulaire à part entière de cette équipe. 

Cela ne te gêne pas d’alterner attaque et défense ? 
Bien au contraire ! Cela me permet de rester dans le match et dans le rythme. Je pense que pour le moment, je défends plutôt pas mal. Il y a encore quelques petites choses à régler mais comme notre défense a toujours été notre force, il faut la soigner. Contre la Croatie, si on a une bonne défense, on passera. On est de toute façon condamné à faire mieux que jusqu’à présent. 

Nos chers amis Croates, encore au rendez-vous…
J’ai surtout vu qu’ils avaient fait un très gros match contre la Hongrie qu’ils ont dominée avec un écart assez conséquent et ils sont quand même allés battre l’Espagne à domicile. Ça reste deux performances et je pense que c’est l’équipe qui est la mieux en place dans la compétition.  Nous on se cherche encore mais sur un match, si on est rigoureux et qu’on arrive à mettre un petit peu plus de vitesse dans la circulation de balle, ça peut le faire. 

Tu nous as dit un jour que tu aimais les ambiances hostiles....
Je dois reconnaître que jusqu’à maintenant, on est plutôt gâté par le public qui est en majorité français. On a le souvenir des Jeux où cela avait été génial. J'aime aussi quand la salle est contre nous. Ce n’est pas de la provocation, c’est tout simplement ma nature et si la réponse passe par le terrain, je serai présent, je saurai saisir mes responsabilités. 

© Yves Michel
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