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Voilà, c’est fini…
Voilà, c’est fini…
23 Janvier 2013 | International > Mondial

Comme le chantait Jean Louis Aubert avec le groupe mythique de rock français Téléphone, l’histoire du Mondial 2013 en Espagne est finie pour la France et sans doute beaucoup de choses en même temps. Même si l’histoire d’un téléphone a peut-être jouée une part de la mélodie du match face à la Croatie, il n’en reste pas moins que toutes les lacunes entrevues lors des premiers matches de ce Mondial ont sauté aux yeux de tout le monde sur ce match.

D’abord les lacunes défensives, une évidence avec une 6-0 qui avait fait malheur lors des JO de Londres, les Bleus n’ont jamais réussi à rééditer cette performance. La Croatie avait bien identifié la faiblesse de la « forteresse bleue ». Avec un Domagoj Duvnak intenable qui va mettre Didier Dinart au supplice et il ne fut pas le seul… Avec par exemple un Damir Bicanic que les Savoyards auront eu du mal à reconnaître, tant il portait sa misère depuis le début de saison et tant il fut décisif dans ce match, les joueurs au maillot à damier n’ont jamais connu trop de problème pour venir crucifier Thierry Omeyer pourtant souvent bien présent, dans le secteur central. On aurait pu contre balancer tout cela par une activité offensive au dessus de la moyenne, mais dans le domaine, la base arrière est un peu passée à côté de son match. Avec en tout et pour tout 2 buts pour 10 tirs pour la base arrière Karabatic – Narcisse – Barachet, celle qui commença le match, on a vite compris que le salut aurait du mal à venir de la base arrière. Même si Cap’tain Fernand cachera un peu la misère sur ce poste, cela n’aura pas suffit à rétablir les équilibres.

Les avants ont essayé de contrer la faillite des lignes arrière, mais Mirko Alilovic aura été trop souvent sur leur chemin, notamment celui de Luc Abalo qui va vendanger 4 décalages monstrueux de suite, pour que cela arrive. On aurait pu compter aussi sur le premier fait de jeu avec ce rouge sec distribué par la paire arbitrale à Drago Vukovic au bout de 47’’ de jeu, sans doute le meilleur joueur croate depuis le début de ce championnat, mais de cela les Bleus n’ont pas su profiter du découpage en règle de Xavier Barachet par ce joueur si important pour la Croatie.

Tout n’est pas forcément à jeter avec l’eau du bain. On aura découvert un Valentin Porte plein de culot et d’efficacité au relais de Luc Abalo, le Toulousain avec un 3/3 aura fait dans l’excellence dans un match d’un très gros niveau. En bref, les ailiers auront été largement à la hauteur tout comme Cédric Sorhaindo qui aura été à deux doigts de faire le match parfait en attaque. Mais la Croatie a montré aux Bleus que pour entrer dans un dernier carré mondial ou européen, il faut que tout le collectif soit sur la même longueur d’onde. On a presque cru au miracle quand après une fin de première période un peu plus consistante en défense, les Bleus étaient revenus presque à hauteur de leurs adversaires. On y aura cru encore une deuxième fois après un rapproché à 2 unités au milieu de la seconde mi-temps et avec quelques bons ballons pour mettre la pression sur une Croatie moins sereine à cet instant du match. Mais il y aura toujours eu une petite perte balle, un échec au tir ou une bévue défensive pour mettre à mal cette volonté de revenir.

Cet échec est certainement la fin de l’histoire pour pas mal des trentenaires glorieux, Didier Dinart et Daouda Karaboué avaient annoncé la couleur, Jérôme Fernandez peut se poser la question, et d’autres suivront peut-être dans cette noyade en Aragon. Aujourd’hui la Croatie a rappelé que le handball de haut niveau était fait de talent mais aussi de physique. En explosant face à eux dans ce domaine, les Bleus ont appris durement la leçon. Il faut espérer que tous les tricolores qui suivront le chemin de cette génération dorée retiendront fermement la leçon.

Les réactions
Daouda Karaboué : Bien sur que j’aurais aimé accrocher une médaille de plus sur ce maillot, je retiens essentiellement tous les bons moments qu’on a partagés ensemble avec ce groupe, ces moments humains qu’on a pu vivre pendant des années. Ce sont des moments qui m’ont beaucoup apporté, appris personnellement. C’est énorme…

Cédric Sorhaindo : Ils étaient bien en place et nous on a été en échec sur le gardien, cela fait beaucoup de chose pour pouvoir espérer gagner le match, il s’est passé exactement ce qu’on ne voulait pas ce qu’il se passe. Il faut savoir s’avouer vaincu. Je ne dirais pas qu’on n’a pas eu les armes mais l’efficacité n’y était pas. On a des ballons pour revenir et au final ils peuvent craquer psychologiquement, mais cela ne s’est pas fait et malheureusement, on va rentrer à la maison, avec quelque chose de pas accompli dans l’objectif fixé.

Daniel Narcisse : On est très déçu, on voulait faire mieux mais c’est l’équipe croate qui avait les armes pour nous battre, ils ont fait un super match. On n’a jamais réussi à leur poser des problèmes en attaque ou en défense et le gardien fait des arrêts quand on aurait pu revenir.

Thierry Omeyer : On se rapproche au score en première et en seconde on n’a pas réussi à faire basculer le score. On a mis, je pense tout l’engagement et l’intensité physique nécessaire pour ce genre de match, après, il ma manqué un peu de réussite sur certains ballons qu’on ne récupère pas, des poteaux. On est forcément très déçu de perdre. Sur le match cela se joue à peu de chose, cela leur sourit à eux, pas à nous.

Michael Guigou : On perd contre la Croatie dès les quarts, c’est la composition des poules qui veut ca, c’était l’Espagne chez elle ou la Croatie. Il n’y a pas eu photo, ils ont été tout simplement supérieurs. On a couru après le score, ils nous ont montré, qu’il allait falloir faire de très gros temps forts et on n’a pas été capables de le faire. Dès que nous sommes revenus à un but, ils nous en ont mis trois ou quatre. Rien n’allait dans notre sens ce soir, à cause de pertes de balles, de tirs ratés qui nous ont fait rester derrière. Ils ont été meilleurs à ce jeu la.

A Saragosse, Pabellon Principe Felipe
Le mercredi 23 janvier 2013 à 21h00
France - Croatie : 23 - 30 (Mi-temps : 12-13)

10 000 spectateurs
Arbitres :
MM RALUY Óscar et SABROSO Ángel (Espagne)

Statistiques du match

 

© François Dasriaux
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