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Deux gardiennes, un seul but
Deux gardiennes, un seul but
23 Février 2013 | France > Coupe LFH

La parole sera à la défense cet après-midi pour la finale de la coupe de la Ligue, premier trophée distribué cette saison. Au physique d’Issy-Paris s’opposera la défense homme-à-homme nîmoise. Deux blocs compacts devant les deux meilleures gardiennes de LFH. Armelle Attingré, la locale, et Nicky Houba, la Gardoise, pourraient bien décider du sort de cette finale.

Nicky Houba, la tenante du titre
Les Français partis s’installer en Belgique ont beaucoup fait parler d’eux, ces derniers mois. Infiniment plus que les citoyens d’outre-Quiévrain qui ont effectué la démarche inverse. Un exemple au hasard : Nicky Houba, la gardienne de Nîmes, figure familière et incontournable du championnat hexagonal depuis près de dix ans. L’enfant de Tongres, dans le Limbourg, y a connu trois clubs : Le Havre entre 2004 et 2006, puis le HBC Nîmes, avec lequel elle a soulevé la Challenge Cup en 2009, et enfin Arvor 29, ces deux dernières saisons. C’est d’ailleurs sous la casaque finistérienne qu’elle a gagné la Coupe de la Ligue 2011-12 (30-27 contre Mios, au Havre). Si Nîmes bat Issy/Paris cet après-midi, Houba sera l’unique actrice de la finale à réussir le doublé.

La capitaine gardoise, revenue au Parnasse l’été dernier suite à la déchéance du champion de France, possède de solides arguments pour bisser à Coubertin. Comptables, d’abord. A trois journées de la fin de la saison régulière, la jeune femme de 28 ans s’affirme comme la reine de sa caste de LFH. Personne n’arrête autant de tirs qu’elle : 178 en quatorze états de service en championnat. Selon le critère du pourcentage, il n’y a guère qu’une certaine Armelle Attingré, ainsi que la Messine Glauser, pour la devancer (44,2 % de parades).

Mais les stats ne disent pas tout du tempérament, du talent, ni du rôle central de Nicky Houba dans l’ensemble de Christophe Chagnard. « Ce n’est pas un monstre physiquement (1,78 m pour 72 kg), mais elle compense par une intelligence au-dessus de la norme » complimentait le coach languedocien à l’issue du triomphe en demi-finales (34-24 face à Fleury-les-Aubrais, 15 arrêts à 40 %). En connaissance de cause, car le cerveau de l’équipe entretient ses neurones à bonne école. « C’est une vraie pro. Quand on a des filles comme ça, c’est quand même beaucoup plus facile. Lionel Bourgier, l’ancien gardien qui s’occupe d’elle, la fait bien bosser, tout comme Fanny Chatellet. »

Afin de valider par un trophée et une place européenne la saison « plus que satisfaisante » de Nîmes (troisième en championnat, quart-de-finaliste en Challenge Cup), Houba devra encore sortir le grand jeu pendant une heure. Ou plus, si affinités ou séance de jets de 7 mètres. La perspective de croiser le fer avec le club-hôte n’effraie pas outre mesure cette fondue de chocolat (belge, naturellement). « On sera très attendues, c’est à nous de confirmer. On est sur une bonne dynamique, il n’y a pas de raisons de baisser de niveau de jeu d’un coup. Si on joue comme en demi-finale, je suis certaine qu’on gagnera ». Des propos à relier avec ceux tenus sur le site de la LFH, en octobre dernier : « Je n’aime pas la défaite, même à des petits jeux de société ! »


Armelle Attingré, la lionne en cage
Numéro 94 fièrement portée sur son dos, Armelle Attingré aime rappeler que c’est en région parisienne qu’elle a débuté. Ses premiers matchs, sur le terrain avant de squatter les cages, elle les joue à l’US Ivry, dans le Val-de-Marne. A 16 ans tout juste, elle part tenter sa chance à Fleury les Aubrais. Deux saisons à apprendre, deux autres à grappiller du temps de jeu (5 arrêts par match de moyenne en 2007-2008, 5,6 en 2008-2009). Pour passer un premier cap, à 20 ans, Armelle change d’air et retrouve son Paris natal.

Elle signe à Issy les Moulineaux pour progresser en première division. C’est pourtant la D2 qu’elle arpentera, rétrogradation administrative oblige. Peu importe, l’Ivoirienne d’origine s’affirme comme l’une des meilleures de la division (12,2 arrêts par match) et remporte le titre de championne en 2010.

Seconde gardienne au nombre d’arrêts (11,4 par match) comme à l’évaluation, troisième au pourcentage (41%), Attingré réalise sa meilleure saison. Alors que le départ de Mayssa Pessoa en octobre aurait dû être un coup dur pour Issy-Paris, Arnaud Gandais peut se réjouir de voir une Armelle plus forte que jamais. Quinze arrêts face à Fleury, dix-sept à Toulon, vingt-deux contre Mios : en une heure, l’internationale française montre tout son talent, à peine entaché de quelques relâchements.

Posée et toujours souriante en dehors des parquets, la gardienne se transforme en une compétitrice à son entrée sur le parquet. Face au Havre jeudi, on l’a vu s’expliquer avec Anna de Sousa, à qui elle reprochait un tir un peu trop près de la tête. Plus l’enjeu grandit, plus la gardienne d’Issy semble impassable. A la manière d’un Thierry Omeyer. « Il me semble que je préfère ces matchs, mais je ne me sens pas encore prête à l’affirmer », tempère-t-elle. Timide ou pas, Armelle ne pourra pas se cacher cet après-midi face à Nîmes.

Laurent Hoppe et

© Pierre Menjot
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