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IPH, IPH, IPH, hourra !
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23 Février 2013 | France > Coupe LFH

Le combat des Lionnes a tenu toutes ses promesses à Coubertin. Engagée, musclée, passionnante, la finale de la Coupe de la Ligue féminine a couronné Issy/Paris. Les joueuses d’Arnaud Gandais, habituées des guerres d’usure depuis le début de la compétition, ont brisé l’élan de Nîmoises essoufflées en seconde période (21-23). Avec ce premier trophée d’envergure sur le CV, le cinquième de la LFH valide déjà son passeport européen pour la saison prochaine.
 
Avant de se voir confier l’organisation de la 11ème Coupe de la Ligue, Issy/Paris ne pouvait se prévaloir que d’un titre de champion de D2, en 2010. Mais ça, c’était avant. Avant cette semaine pour le moins stressante, conclue dans la liesse, sur un parquet de Coubertin reconverti en dancefloor à l’issue du protocole. Battues par Arvor en finale de LFH au printemps dernier, en mode aller-retour, Angélique Spincer et sa bande offrent sur un match sec un premier titre majeur au club de la capitale. Arnaud Gandais le savoure aussi, tout en sachant raison garder. « C’est un point de passage obligé pour un club qui veut gagner des titres. La Coupe de la Ligue, ce n’est pas non plus le championnat, mais on est contents de l’avoir gagnée » commente l’entraîneur.

Pour rejoindre Besançon, Metz et Arvor dans le livre d’or de l’épreuve, s’assurer d’ores et déjà une place en Challenge Cup, l’IPH dut imposer un plan d’austérité. Aucun risque de voir l’une ou l’autre papinade, en clin d’œil au coup d’envoi fictif donné par un ancien footballeur… La vigueur de la défense à plat, à laquelle se greffa l’autorité naturelle d’Armelle Attingré (notre photo - 18 parades), éteignit le feu offensif de Nîmes. Ces Lionnes-là n’avaient pas vraiment d’autre alternative que la lance à incendies pour aller loin dans leur tournoi. « On a été perturbés toute la première partie de saison par les blessures, on n’a pas pu travailler ensemble, et là, on s’est retrouvé avec l’effectif au complet sans avoir travaillé ensemble, souligne Arnaud Gandais. Si on ne s’accroche pas à des valeurs qui sont autres que handballistiques, on n’a aucune chance de s’en sortir ».

Le HBCN, qui restait sur cinq matches d’affilée à plus de 30 buts (toutes compétitions confondues), en fit les frais. En plafonnant à 21 réalisations, dont seulement trois dans le troisième quart d’heure (14-11, 33’ puis 16-17, 46’), impossible de confirmer un premier acte convaincant, conclu sur un +3 plutôt logique (13-10). Alors moins fébriles que leurs hôtes, qui rendaient balle sur balle dans l’axe, les Gardoises jouaient sur leur fraîcheur, créaient le danger de partout. A six mètres avec Asperges et Nze Minko, sur la base arrière avec Limal, en montée de balle avec Dancette. Nicky Houba, la gardienne belge, continuait aussi à tourner à plein régime (10 arrêts dans cette première période).

Et soudain, la voie royale se transforma en voie sans issue. Coupé dans son élan par un engagement physique « à la limite », regrettera Blandine Dancette en zone mixte, Nîmes commença à perdre ses esprits. Par le jeu des vases communicants, Issy/Paris retrouva ses cannes. Cessa de s’en remettre à la seule Mariama Signaté (9/17) pour scorer. Angélique Spincer et Karolina Zalewski, qui redonna l’avantage à lssy/Paris sur penalty, se saisirent du témoin. Ereinté par la répétition des impacts, dont l’un affubla Camille Ayglon d’un sparadrap noir inesthétique au front, les joueuses de Christophe Chagnard perdirent leur clairvoyance, à l’image de Nina Jericek (7/12), et finalement leur troisième finale nationale en quatre saisons (Coupe de la Ligue 2010, Coupe de France 2011).

« On a essayé de faire le boulot jusqu’au bout, reprend Dancette. Des choses ont été bonnes, d’autres moins. On a été présentes en défense, on a plus ou moins respecté notre projet de jeu. Après, on aurait dû être plus agressives. On a beaucoup ramassé, et nos adversaires n’ont pas toujours été sanctionnées. C’est le jeu, elles étaient à domicile, et nous à l’extérieur… » Sentiment diamétralement opposé, naturellement, chez une autre ailière droite. « Cette finale était pour nous, jubile Karolina Zalewski, une bouteille de champagne dans la main. Notre première mi-temps était en dents de scie, la défense était monstrueuse en seconde. C’est notre atout, on l’a utilisé trente minutes au lieu d’une heure. On s’est fait peur, mais on n’a jamais douté ». La force de l’habitude : en quarts (23-22 contre Dijon) puis en demi-finale (19-18 face au Havre), Issy/Paris avait gravi chacune des marches de la gloire au tout dernier moment…

© Laurent Hoppe
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