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Didier Dinart: "Forcément, la compétition va me manquer !"
Didier Dinart: "Forcément, la compétition va me manquer !"
1 Mai 2013 | France > LNH

Quatre sorties en LNH, une ou deux en coupe de France, Didier Dinart savoure ses dernières sensations de joueur professionnel. Le 6 juin prochain, au soir du dernier match avec le PSG, le plus titré du sport co français passera de l'autre côté de la barrière. Avec le sentiment du devoir accompli.

Sa 1ère licence, Didier Dinart l'a signée à l'âge de 14 ans au Guadeloupe Université Club de Pointe-à-Pitre. Et c'est à Coubertin, face à Tremblay dans tout juste un mois, qu'il s'apprête à refermer la longue parenthèse. Vingt-deux années au service du handball et un palmarès qui en France, ne sera pas égalé de sitôt. Pourtant, avant de ranger définitivement son sac, le patron de la défense tricolore et parisienne a l'intention de terminer en apothéose par pourquoi pas, un nouveau trophée. Après le titre national validé le week-end dernier avec le PSG, Didier verrait bien une 6ème coupe de France, orner sa vitrine. Il faudra d'abord éliminer Dunkerque samedi en demi-finale.  

Vas-tu vivre ce mois de mai avec plus d’intensité ?
C’est vrai, à bien y penser, ce sont mes dernières semaines en tant que joueur et on vient de confirmer notre 1er titre de champion. Je suis très fier d’avoir partagé CE vestiaire (et Didier insiste sur l’adjectif) car il y règne une très bonne ambiance. C’est une équipe avec beaucoup de talents et qui roule toute seule. Ça fait vraiment plaisir d’y être.

On a souvent décrit un PSG sans âme...
C'est faux ! Il y a une dimension humaine. Elle existe au moins au niveau des joueurs…

Pourquoi ne pas continuer alors ?
Je suis déjà très heureux de terminer sur une bonne note. Sincèrement, commencer sa saison sur un titre olympique et la terminer sur un titre national et peut-être, une coupe de France, c’est vraiment très positif. La saison prochaine, le PSG aura un très beau visage avec les renforts qui sont annoncés, l’objectif sera d’atteindre le Final Four en Ligue des Champions, mais j’ai décidé de tourner la page, je ne regrette pas ce choix.

Est-il vrai que tu t’es ennuyé durant cette dernière saison ?
Le championnat de France, ce n’est pas le plus haut niveau que j’ai connu dans ma carrière. En revenant, je pensais que ce niveau était plus élevé, il est meilleur qu’il y a quelques années mais il faut relativiser. Mais je suis convaincu que l’arrivée du PSG va faire décoller le hand français au niveau européen.

L'argent résout donc tout...
C’est important mais il y a quand même beaucoup de paramètres à maîtriser qui font qu’on gagne une Ligue des Champions, notamment sur la précision et l’organisation. Il faut être bon sur les schémas tactiques. Par exemple, tu peux perdre un match de deux buts à domicile et renverser le scénario en allant gagner chez l’adversaire de six. Cela nous est arrivé avec Ciudad contre Kiel, je sais de quoi je parle ! (voir plus bas)

La LNH  est toutefois meilleure que la Liga Asobal !
C’est vrai que l’Asobal est en train de s’effondrer mais il ne faut pas oublier que les clubs espagnols n’ont pas été ridicules en Ligue des Champions (ndlr : trois étaient qualifiés en 8èmes de finale et le FC Barcelone sera au Final Four). On ne peut pas nier l’évidence. On attend toujours qu’un club français se qualifie pour le Final Four.

Qu’est-ce qui va te manquer dans le rituel de joueur de haut niveau ?
Forcément, c’est la compétition. Même si un jour tu es entraîneur, les sensations ne sont pas les mêmes. Ce n’est pas la même tranquillité d’esprit. L’entraîneur doit pratiquement tout gérer. 

Désormais, tu vas tenter de transmettre ce que l’on t’a inculqué…
C’est une nouvelle vie qui débutera avec ma prise de fonction le 1er juillet à la DTN. Je dois encore apprendre même si on va me demander de faire ce que j’ai fait jusqu’à maintenant, à savoir, coordonner le système défensif. Je suis très fier de cette marque de confiance car cela signifie quelque part, qu’il y a une reconnaissance de mon travail en tant que joueur.

Tu as l’expérience du joueur mais auras-tu l’expérience de l’entraîneur ?
C’est vrai que c’est particulier mais à partir du moment où tout le monde tient le même langage, il y a une réaction en chaîne. Le fait de responsabiliser le joueur à chaque poste est très important.

Pour revenir sur ta carrière, le secret, c’est quoi ? La stabilité ?
7 ans à Montpellier, 9 à Ciudad et je termine à Paris,  on ne peut pas dire que j’ai joué les mercenaires ! Au début, on voulait me coller ce rôle car je me retrouvais dans des clubs qui avaient les moyens. Je suis fier d’avoir été à chaque fois dans de grands projets.

En parlant de challenge, il y en a encore un à atteindre
En effet, la coupe de France et on ne va pas s’en priver. Même si Dunkerque partage le même objectif en demi-finale et que cela va être difficile. On est encore mobilisé, il n'y a aucun souci pour cela.

A côté du hand, qu’aurais-tu envie de faire maintenant ?
A l’heure actuelle, j’ai envie de bien terminer ma saison et de couper les ponts au niveau sportif. Cela ne me fera pas de mal. Je pense que je suis arrivé au bout de quelque chose et il vaut mieux se retirer. 

Tu vas rester habiter en France ?
Je ne sais pas encore. Je me pose la question de savoir si je demeure sur Paris ou si je retourne en Espagne.

Et la Guadeloupe ? Terre natale où se prépare ton jubilé ?
Je n'y suis pas retourné depuis deux ans et cela me manque. Il parait que là-bas, il y a quelque chose qui se prépare mais je ne suis au courant de rien (sourire malicieux). Il y aura les miens et quelques potes... enfin, s'ils veulent bien faire le déplacement (rires). Quoi qu'il se passe, ce sera sympa.

Quelle personne t’a le plus marqué dans toute ta carrière ?
Sans hésitation Talant Dujshebaev. Un stratège hors pair, mon idole. Pour moi, il n’a pas d’égal. Grâce à lui, j’ai été le joueur que je suis aujourd’hui. Le projet de Ciudad Real a débuté pour 2003-2004, c’est l’année où je suis arrivé en Espagne. Lui était joueur et j’ai évolué deux saisons à ses côtés. Et lorsqu’il prend les commandes comme entraîneur (en 2005-2006), il est champion d’Europe ! C’est un entraîneur très pointu. En 2006 avec l’équipe de France, on a changé notre système défensif et c’est l’année où je suis avec Dujshebaev. Ce n'est pas un hasard. Je lui suis très reconnaissant.

Les deux meilleurs souvenirs du joueur Didier Dinart: les Jeux Olympiques de Pékin en 2008 et surtout la même année, avec Ciudad Real, la finale de la Ligue des Champions remportée face à Kiel, le tenant du trophée après un impensable renversement de situation. Ecoutez...

 

© Yves Michel
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