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Juanjo Fernandez, un enfant de la balle signe à Nîmes
Juanjo Fernandez, un enfant de la balle signe à Nîmes
21 Mai 2013 | France > LNH

Les joueurs espagnols sont de plus en plus nombreux et de plus en plus jeunes à venir évoluer en LNH. Juanjo Fernandez Sanchez vient de signer un contrat de deux ans en faveur de l’Usam Nîmes, tout récemment promu à l’étage supérieur. Rencontre avec un des éléments les plus talentueux de sa génération.

Juanjo Fernandez Sanchez n’a que 20 ans et déjà un titre de vice-champion du monde jeunes (en 2011) et champion d’Europe juniors (en 2012) en poche. Le Castillan a même été désigné meilleur défenseur sur ces deux compétitions. Son potentiel est énorme (1.92 pour 94 kg), tout comme sa marge de progression et c’est parce qu’il est curieux et avide de nouvelles expériences et sensations que le jeune arrière gauche de Cuenca a décidé la prochaîne saison, de franchir les Pyrénées. Ceux qui l'auraient vu du côté de l'Atletico Madrid se sont trompés.

Est-ce qu’on peut dire que tu es un enfant de la balle ?
Le hand, je l’ai dans la peau depuis toujours. Mon père peut en témoigner, je le harcelais pour que tout jeune, il m’amène voir les matches de Ciudad Real. C’est là où je suis né et c’est là que nous habitions. Je connais les moindres recoins de la salle. A 6 ans, j’avais débuté par le basket-ball, autre sport qui me fascine. J’ai même fait les sélections de Castille ! Mais c’est vers le hand que je me suis très vite orienté. Je me rappelle que mon père avait toujours un morceau de craie sur lui et il traçait une zone sur le bitume et deux poteaux de lampadaires  servaient de limite pour les cages. Je peux te dire que j’en ai marqué des buts à cette époque, je reproduisais les gestes des joueurs que j’admirais pendant les matches !  (rires)
 
Et tout naturellement, tu débarques au club local…
Oui, à Ciudad Real, suite à un stage de détection pendant l’été 2005. Très vite, je me suis retrouvé dans les équipes de jeunes puis au centre de formation et ce qui était génial, c’est qu’on avait la possibilité de partager les séances d’entraînement de l’équipe Première. En 2010 (à tout juste 17 ans), j’ai eu l’immense honneur de jouer aux côtés de Dinart, Abalo, Alberto Entrerrios… enfin, tous les grands noms de Ciudad. J’ai même disputé des matches de Ligue des Champions notamment à la Quijote Arena devant mes amis et ma famille. Ce sont des moments qui te marquent à vie. J’avais l’impression d’être sur une autre planète.
 
Arrière gauche et défenseur. Un mix entre Alberto Entrerrios et Dinart ?
Tu ne peux pas si bien dire car depuis toujours, ce sont mes deux modèles. Comme tous les joueurs, j’aime marquer des buts mais à Ciudad, dès le plus jeune âge, on t’enseigne à défendre. Et vue ma morphologie, cela me convient parfaitement. Il faut avoir une concentration permanente, anticiper et contrairement à ce que certains pensent, c’est très gratifiant. En plus, je joue en attaque donc tout va bien.
 

Les places étaient chères à Ciudad et tu te retrouves à Cuenca…
Avec un temps de jeu plus important et un entraîneur, Zupo, qui est une référence en Asobal. J’ai encore progressé dans une équipe qui vient de vivre deux belles saisons. Là-bas, le public est très connaisseur. Il y a une véritable "aficion" pour le handball.
 
En parallèle, tu vis aussi de grands moments en sélection nationale…
Oui, en Espagne, jamais une génération (celle des 92-93) n’avait connu d’aussi bons résultats puisque nous avons atteint trois finales consécutives et nous avons gagné la médaille d’or, l’an dernier à l’Euro juniors. Cet été, il y a le Mondial en Bosnie et l’objectif est de terminer le cycle en beauté sur la plus haute marche.
 
2013 sera une année importante pour toi, tu arrives en France.
Une décision que j’ai mise du temps à prendre. Je suis jeune et ce n’est jamais évident de quitter son environnement. Ce qui va me manquer le plus, c’est de ne pas pouvoir suivre les progrès de mon petit frère de 11 ans qui joue aussi au handball. En Espagne, la situation économique est désastreuse et le handball n’est pas épargné. Des équipes ont déjà disparu et de nombreux joueurs s’en vont. Parallèlement, le championnat français a pris de l’importance, c’est une Ligue très physique et très tactique. Toutes les conditions sont requises pour que je m’y sente bien et surtout que je progresse. Mon grand ami Pablo Simonet (qui évolue comme lui à Cuenca) va jouer à Ivry, en plus, si j’ai bien compris, je ne serai pas le seul Espagnol (sourires), non, vraiment, c’est excitant de relever un tel challenge.
 
Et tu as choisi Nîmes…
Oui et je pense que je serai dans mon élément. C’est le sud de la France, la culture espagnole est présente dans cette ville. J’y étais il y a deux semaines et j’ai assisté au match pour le titre de D2 et la montée contre Dijon. Déjà, l’ambiance de la salle m’a plu. Quelle ferveur ! Tu m’avais dit que ce public était connaisseur, qu’il y avait une vraie histoire dans ce club, j’ai pu le constater. Le niveau sera très élevé, ce n’est pas facile quand tu remontes mais il y a de belles choses à accomplir.
 
Comment envisages-tu ton futur ?
Je ne suis pas obsédé par l’avenir. C’est vrai que je veux atteindre ce qu’il y a de plus grand comme joueur et donc, évoluer à terme, dans une des meilleures équipes du monde. Mais ma philosophie est de vivre l’instant présent.
 
 
Juanjo Fernandez Sanchez, "el pequeño Dinart"
 
"Le petit Dinart", c’est le surnom que les partenaires de la sélection espagnole junior ont donné à Juanjo. Ses deux distinctions de meilleur défenseur mondial et européen de sa génération n’ont fait que renforcer la comparaison. Didier Dinart se rappelle très bien du jeune joueur lorsqu'il était encore à Ciudad Real. "C'est un joueur qui a énormément de qualité mais cela ne m'étonne pas car les jeunes qui ont travaillé à Ciudad Real ont pu ensuite s'imposer en Liga. Juanjo n'avait pas forcément sa place en équipe 1 mais au niveau technique, il commençait à être au point. Il s'est entraîné avec nous et a même joué avec nous. La particularité de Talant Dujshebaev, c'est qu'il prenait des risques, il faisait tourner son effectif avec des jeunes. Juanjo a une bonne vision du jeu et surtout, il défend bien." Didier a pu faire ces mêmes commentaires en direct à Jérôme Chauvet et l'entraîneur nîmois n'a pas tergiversé pour engager le jeune castillan.
© Yves Michel
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