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D1M: Dunkerque a lancé le sprint final
D1M: Dunkerque a lancé le sprint final
12 Mai 2013 | France > LNH

Dunkerque n’a pas renoncé à accrocher le wagon de la Ligue des Champions. Les Nordistes qui se sont imposés à Toulouse, ont également profité du nul de Montpellier face à Paris, pour se rapprocher des Héraultais. Contre toute attente, le final s’annonce passionnant. En bas de classement, on ne sait toujours pas qui accompagnera Billère en Pro D2. De Tremblay à Créteil, en passant par Aix et Sélestat, personne n’est à l’abri mais ce dimanche après-midi, les Cristoliens ont chuté à domicile. 

A les voir se bagarrer avec la même conviction, avec la même intensité pour accompagner Paris, la saison prochaine, Montpellier et Dunkerque mériteraient de se retrouver ensemble en Ligue des Champions. Mais voilà, il n’y aura qu’un second billet ! Le mano a mano va donc durer pratiquement jusqu’à la fin et même si les Héraultais avec un point d’avance et un meilleur goal average particulier sont pour le moment les mieux placés, les Nordistes restent encore concernés. A ceci près qu’ils doivent réaliser un sans-faute et compter sur un faux pas de leur rival.

A Toulouse, l’USDK n’a pas eu à trop forcer son talent pour s’imposer. Il n’a pas fallu attendre plus de quinze minutes pour que les hommes de Patrick Cazal emballent le tableau d’affichage (7-11) et comptent jusqu’à six buts d’avance à cinq secondes de la pause (14-20). Avec une défense très poreuse, des gardiens aux abonnés absents ou presque, le Fénix n’a jamais su proposer les bonnes solutions pour contester la main mise nordiste. Seul le revenant Rémi Calvel (9 buts et meilleur réalisateur de la rencontre) et sporadiquement Anouar Ayed vont montrer le bout de leur nez. Et même quand à huit minutes du terme, les Toulousains sont revenus à deux longueurs (29-31), Dunkerque a su trouver l’énergie nécessaire pour terminer en trombe (32-37). Les partenaires de Kornel Nagy (notre photo de tête) ne décrochent pas. La victoire en Haute-Garonne fait passer la pilule du long déplacement en bus (970 km à l’aller, autant au retour) qu’ils ont eu à effectuer !

Alors que mercredi, Nantes avait ouvert le ban en s'imposant sans souci (33-23) face à Sélestat (voir l'article correspondant), le match au sommet, celui de la passation virtuelle du bâton de maréchal de champion s'est déroulé dans une belle ambiance entre Montpellier et le PSG. Et ce sont dans les toutes dernières minutes que les Héraultais ont décroché le point si précieux du match nul. Grâce surtout à un sacré bonhomme qui s'était déjà illustré dans pareilles circonstances lors de la qualification pour la finale de la coupe de France aux dépens de Nantes. Rémi Desbonnet (notre photo) a encore été déterminant dans le money-time d'une rencontre dont le gain ne semblait pas échapper à Didier Dinart et consors (20-23 à 10' de la fin). Et puis celui qui a débuté sa carrière sportive par le hockey sur glace a commencé à faire son show devant ses cages, arrêtant en huit minutes, 5 des 6 tirs qui lui étaient proposés (score final: 25-25). On le sait, avec l'arrivée de Titi Omeyer qui va former un redoutable tandem avec Mickaël Robin, les jours du jeune gardien dans l'Hérault sont comptés. L'idéal serait qu’il aille un peu plus aiguiser ses griffes dans un club de bon niveau. Et souvent, la solution peut se trouver dans le voisinage.

Chambéry ne s’attendait certainement pas à une telle résistance de Billère qui pour ses dernières heures passées au sein de l’élite, est décidé à livrer un baroud d’honneur. Dans le sillage du duo Ragot-Cancar (16 buts à eux deux), les Béarnais n’ont jamais abdiqué face à une formation savoyarde où Cédric Paty (10 buts), Marko Panic et Timothey N’Guessan se sont mis en évidence. Certes, Billère n’a jamais mené au tableau d’affichage mais n’a lâché prise que dans le money-time en encaissant un 0/4 rédhibitoire. Les Savoyards s’accrochent à l’idée d’une qualification en coupe EHF et ils ont bien raison. D’autant que si le 19 mai, Nantes sort vainqueur de son Final Four, les hommes de Mario Cavalli seront un peu plus comblés. Ceci dit, leur calendrier reste compliqué avec la réception de Montpellier, un déplacement à Dunkerque et la visite de Créteil.

Aix malin et productif

C’est le coup de maître du week-end. A trois journées de la clôture, Pays d’Aix a été fort bien inspiré d’aller s’imposer à Saint Raphaël. Un succès mérité construit sur une belle défense devant un excellent Stéphane Clémençon (15 arrêts) et surtout façonné par celui qui hésite encore à rester en France (PSG) ou traverser les Pyrénées (Barcelone). Nikola Karabatic a été une nouvelle fois déterminant dans les rangs provençaux en inscrivant 8 buts sur 11 tentatives. C’est en seconde période que les hommes de Jérémy Roussel ont fait la différence avec un écart maximum de cinq longueurs (18-23 à la 37ème). St Raphaël s’est souvent rapproché sans jamais reprendre l’avantage (25-26 à la 49ème). La fin du spectacle va comporter tous les ingrédients d’un suspense à la Hitchcock. Un but à remonter pour les locaux pour arracher le nul à trente secondes du terme (30-31), Fortuneanu qui prend 2’, le bras d’Illès qui ne flanche pas. Excepté le match à Paris, Aix vient d’engranger sept points sur 8 possibles. Le maintien n’est plus très loin. A St Raphaël, on peut vraiment parler de saison blanche. Aucun accessit décroché, une équipe à recomposer avec des joueurs qui vont partir et d’autres qui vont arriver et sans doute une envie de (re)conquête à redonner à tous.

Tremblay un peu plus jusqu'au bout !

L’embellie du match nul à Chambéry n’était peut-être qu’un leurre et Tremblay est retombé dans ses travers en s’inclinant face à Ivry. Une défaite logique puisque les joueurs de Pascal Léandri ont mené la rencontre de bout en bout et ont même compté jusqu’à six longueurs d’avance. Grâce à un étincelant Diego Simonet (6/8) et malgré les 17 arrêts du duo Pocuca-Malina, le derby a tourné comme la saison passée, à l’avantage des Val-de-Marnais qui confirment leur bonne série en cours (5 points en 3 matches). Dans la semaine, Guillaume Crépain ne s’était pas trompé. Le demi-centre séquanodionysien nous avait décrit une bonne ambiance au sein du groupe, une parfaite entente entre les joueurs mais un blocage lorsqu’il s’agit de traduire tout cela sur le parquet. Où est donc cette équipe qui en décembre battait Dunkerque sans souci (28-25) ou qui tenait tête à l’ogre parisien et lâchait prise très près du but en ayant fait jeu égal durant soixante minutes (26-27) ? La mécanique tremblaysienne s’est véritablement déréglée à partir de la trêve. Sélestat a montré la voie en s’imposant en Seine-St Denis, puis Créteil, puis Nantes, puis maintenant Ivry. Le bilan comptable est désastreux : 28 points abandonnés dont 12 à la maison. La fin de championnat avec au menu, un déplacement à Dunkerque et Paris et la réception de Montpellier s’annonce… compliquée. Mais ça, on le savait. Ivry pour sa part, peut d’ores et déjà penser à la prochaine saison.

Les menhirs bretons fatals à Créteil

Ca va sacrément se corser pour Créteil qui ce dimanche, s'est largement incliné à domicile face à Cesson (25-31). Les Val-de-Marnais qui avaient tenu tête à leur adversaire durant toute la 1ère période (13-13 à la pause), ont craqué dans le second acte. Et encore heureux que Gorazd Skof ait réalisé quelques prouesses dans ses buts (17 arrêts) pour éviter une véritable correction. Son vis à vis Nicolas Lemonne (notre photo) n'a pas été en reste puisque le valeureux portier breton a été un rempart quasi infranchissable (19 arrêts). Créteil devra resserrer les rangs avec une fin de saison compliquée par deux déplacements à Sélestat (un adversaire direct, à 3 pts devant les Franciliens à la 12ème place) et Chambéry et entre temps, la réception d'Aix.

© Yves Michel
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