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Alain Poncet: "Une saison compliquée pour Chambéry"
Alain Poncet: "Une saison compliquée pour Chambéry"
15 Mai 2013 | France > LNH

Le clasico entre Chambéry et Montpellier sera l’affiche de la 24ème journée du championnat de D1 masculine. Ce sera aussi la 3ème fois cette saison que les deux équipes s’affrontent. Battus à deux reprises, les Savoyards espèrent enfin s’imposer. Alain Poncet à la tête du club depuis 1997 revient sur un parcours qu’il qualifie lui-même de… compliqué.

On avait fini par s’y habituer et voilà que le PSG handball est venu troubler le ronronnant mano a mano que se livraient depuis 2007, Montpellier et Chambéry. A pareille époque, lors des cinq saisons écoulées, l’issue du championnat était scellée. Les Héraultais grimpaient sur la plus haute marche du podium, les Savoyards eux, sur la 2ème. Chamboulement cette année, le PSG a raflé la couronne, Montpellier doit s’interdire le moindre faux pas pour ne pas être dépassé par Dunkerque, Chambéry n’est même pas sûr de raccrocher le wagon européen. C’est dans ce contexte que les deux clubs se retrouvent au Phare ce jeudi pour une 24ème journée resserrée sur deux jours. Seule la rencontre Ivry-Nantes se déroulera la semaine prochaine, les Nantais disputant ce week-end, le Final Four de la Coupe de l’EHF.

En 16 ans de présidence, Alain Poncet a tout connu avec Chambéry. Un titre (2001), des victoires mémorables en Ligue des Champions, une coupe de la Ligue (2002), des bons moments mais aussi des épreuves comme celles qu’il a vécues depuis septembre et l’entame du championnat.

Alain, comment qualifier le parcours chambérien ? 
Ces derniers mois n’ont pas été de tout repos. Même si elle n’est pas terminée, cette saison parait plus compliquée que les autres. Il y a eu de nouveaux joueurs qui ont mis du temps à s’intégrer, un nouveau staff et surtout des blessures à répétition. Tout cela nous a perturbés.

Le recrutement a-t-il été bien mené ?
Je ne pense pas qu’on se soit planté. Un garçon comme Kévynn (Nyokas), on sait que c’est une mécanique de précision plutôt fragile. D’ailleurs, quand il a été là, en pleine possession de ses moyens, il a été plutôt performant. On a emmagasiné un peu de malchance avec Bertrand (Gille) mais lui aussi, quand il est sur le terrain, c’est un joueur qui pèse beaucoup. Son frère Guillaume a fait sa saison, Marko Panic est encore jeune et sa marge de progression est importante. Si la scoumoune avec une infirmerie bien remplie ne nous avait pas accompagnés, nous ne serions pas entre la 4ème et la 5ème place.

Chambéry reste-t-elle une place forte du handball ?
Je l’espère. L’avenir nous le dira notamment si on arrive à décrocher un billet pour l’Europe.

A Chambéry, peut-on se contenter de la seule coupe EHF ?
Il y a désormais une équipe hors normes (NDLR : le PSG) ce qui réduit les possibilités en Ligue des Champions et il n’y a que deux billets pour l'EHF. Il faudrait que la France ait plus de places en Ligue des Champions pour que le hand français soit représenté à sa juste valeur. La coupe EHF a très nettement évolué et elle est de plus en plus attractive. D’ailleurs, je suis un des plus fervents supporters de Nantes qui cette saison, a la possibilité de la remporter.

Le billet pour l’EHF passe par une revanche sur Montpellier (-11 à l’aller) ?
Ce n’est pas une revanche, cela reste un grand "clasico". On est peut-être moins mieux armés qu’eux mais comme ce match est essentiel pour accéder à l’Europe, on ne va rien laisser au hasard. On sera au complet pour rétablir un peu l’équilibre par rapport au match aller.

Vous allez terminer la saison en déficit, de l’ordre de 350 000 euros…
Oui, c'est malheureusement une réalité et on travaille aujourd’hui pour ne pas être trop pénalisé sur la saison à venir. On a présenté à la CNACG, un budget en baisse de 10% (ndlr : autour de 4 millions d’euros) mais cela ne nous empêchera pas d’avoir une équipe compétitive.

Les mouvements de joueurs seront donc réduits…
Pour le moment, ceux qui sont sous contrat restent avec nous. Greg Detrez et Benjamin Gille qui étaient en fin de contrat ont prolongé, Grahovac et Capella s’en vont (NDLR : à Chartres), Laurent Busselier arrête et on est en discussion avec Pierre Paturel.

Donc pas de folies pour la saison à venir ?
Nous allons puiser un peu plus qu'avant dans le centre de formation, qui est de qualité. Concernant le recrutement, il faut être lucide et raisonné. La Ligue des Champions a été éprouvante donc on peut tabler sur une saison avec moins de casse pour mieux surfer sur les résultats. On aura une belle équipe qui a la capacité de faire mieux que 4 ou 5ème. Je n’ai pas l’argent du Qatar, on a d’autres armes, d’autres valeurs et on fait avec. 

Vous êtes le plus "ancien" président de LNH (16 ans à la tête de Chambéry), il y a toujours la même flamme pour continuer ?
Je ne suis pas inamovible. Je passerai la main l’année prochaine ou plus tard, cela se fera en son temps. Aujourd’hui, ce n’est pas d’actualité, le souci c’est la pérennité du club. Il n’y a pas de lassitude chez moi, peut-être une pointe d’usure. Le stress est plus présent maintenant car on est moins dominateurs qu’avant. Je sais que pour moi, l’aventure va s’arrêter mais je ne vous dirai pas quand. Mais j’ai bien compris que je commençais à être un boulet et qu’il fallait donc que je parte (rires).

© Yves Michel
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