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Dijon en LNH... si proche... si loin
Dijon en LNH... si proche... si loin
29 Mai 2013 | France > LNH

La question est sur toutes les lèvres. Le club de Dijon se retrouve sur le trottoir de la LNH mais va-t-on lui remettre les clés pour pouvoir franchir le pas ? Menacés de rétrogradation en Nationale 1, les Bourguignons vont devoir désormais produire un bilan comptable sans faille pour accéder à l’élite, la saison prochaine.

Deux ans après l’avoir quittée, Dijon est en passe de retrouver l’élite en septembre prochain. Les hommes de Denis Lathoud ont obtenu sportivement leur accessit à l’étage supérieur en s’imposant en finale de la pro D2 aux dépens de Mulhouse. Pour autant, rien n’est acquis. Le club va désormais devoir se bagarrer sur un autre terrain, celui économique. Démontrer à la Commission Nationale d'Aide et de Contrôle et de Gestion d’une part, que l’équilibre des fonds propres a été ou est sur le point d’être atteint et d’autre part, que le budget pour prétendre à la LNH sera bouclé dans les temps.

Un club tourmenté et menacé de rétrogradation

Lorsqu’il a succédé à la présidence à Christian Roy en avril 2011, Thierry Desserey (notre photo du bas) le dit sans hésitation, « le club était au bord de la faillite. Les salaires ne pouvaient plus être honorés, les dettes étaient importantes et donc la situation, catastrophique. Sportivement, nous n’avons pas pu rester en LNH, terminant derniers à un point d’Ivry et de Cesson » Le DBHB va donc naviguer à vue en Pro D2 durant deux saisons, avec de fait, des subventions des collectivités à la baisse et des partenaires privés moins tentés par l’aventure. A Dijon, le palais des sports ne va plus raisonner de la même façon, d’autant que  le football vient de monter en Ligue 1 et le basket-ball en pro-A. « Le hand a du vivre avec les moyens qu’on lui donnait, la situation comptable n’était pas florissante, nos capitaux propres étant dans le négatif. Mais jamais, nous n’avons eu de dettes et les joueurs ont été payés à échéance. Je m’étais engagé à rétablir l’équilibre fin décembre 2012 et comme je n’y suis pas parvenu, nous avons rencontré quelques problèmes avec la Commission Nationale de Contrôle et de Gestion. »  Au début de l’année, le club a perdu règlementairement trois points sur tapis vert pour non présentation de ses comptes dans les délais. Une 2ème sanction a suivi puisqu’avant la finale des play-offs, Thierry Desserey a été avisé par la Fédération qu’une rétrogradation en Nationale 1 était envisagée. « Ça peut s’expliquer car la commission a  examiné la situation comptable au 31 janvier et elle n’était pas bonne. Nous avons fait appel de cette décision car d’ici le 30 juin, nous aurons retrouvé l’équilibre et un excédent est même prévu. » Dès cet instant, Dijon pourra appréhender la suite avec un peu plus de sérénité. Le parcours du combattant ne sera pas terminé pour autant, le budget pour la saison 2013-2014 devant remplir tous les critères.

Les moyens de rester parmi les grands ?

Selon les calculs du président dijonnais, ce budget pourrait atteindre 1,6 millions d’euros. Ce qui peut ni engendrer de folies quant aux objectifs, ni d’ailleurs garantir le maintien.  Le calvaire enduré par Billère en D1 est dans toutes les têtes. « Contrairement à eux, nous avons l’expérience de la LNH et surtout avec Denis Lathoud, un entraîneur de haut niveau qui a une parfaite connaissance du milieu. » Le "Grand" ex Barjot devant l’éternel, 264 sélections en équipe de France est déjà penché sur l'avenir. Le profil de la future équipe, le champion du monde 1995 le dessine en compagnie de son président, lui-même ancien handballeur mais à un niveau plus modeste. « On veut constituer un ensemble avec des arrières costauds, bons défenseurs précise Thierry Desserey, mais aussi performants en attaque capables de s’intégrer à une équipe qui produit déjà un jeu très plaisant. On a pu en faire la démonstration, la semaine dernière, lors des play-offs.» Si Dijon ne veut pas que son passage en D.1 ne soit qu’une parenthèse inachevée, les deux hommes devront se montrer perspicaces en matière de recrutement. Des contacts ont été pris à l’étranger et même en France puisque l'ailier parisien Saïd Ouksir a déjà été proposé et le pivot international junior de Chambéry, Kévin Rondel pourrait signer son 1er contrat en Bourgogne dans les prochaines semaines. « Beaucoup de joueurs étrangers veulent venir en France car ils sont sûrs d’être payés. Ils sont même prêts à consentir à quelques sacrifices d’ordre financier. »  De onze joueurs professionnels cette saison, et avec très certainement un ou deux départs dont l’emblématique demi-centre Mohamed Kiour (10 saisons au club) qui ne sera pas prolongé, l’effectif devrait passer à treize éléments pros. « Nous cherchons en priorité un gardien pour accompagner notre capitaine Nebo Stojinovic, un ailier gauche et deux arrières. » A Dijon, la prochaine saison a déjà débuté.

Les huit plus "faibles" budgets de LNH (avec classement de l’équipe à ce jour)

Billère  1,4 M €  14ème
Cesson  1,8 M €  7ème
Sélestat  1,9 M €  10ème
Aix  2,3 M €  11ème
Ivry  2,4 M €  9ème
Créteil  2,5 M €  13ème
Tremblay  2,6 M €  12ème
Toulouse  2,7 M €  8ème

 

© Yves Michel
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