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Montélimar-Cruas opère sa mutation
Montélimar-Cruas opère sa mutation
21 Juin 2013 | National > Nationale 1M

Plus en N1 depuis la fin du championnat mais pas tout à fait encore en N2 du fait de sa place de premier « repêchable » qui le fait espérer, le club de la moyenne vallée du Rhône vient de se doter d’une équipe dirigeante renforcée  avec deux nouveaux co-présidents. Surtout, il a changé la moitié de son effectif en ciblant principalement des joueurs de D2 et un gardien croate de 25 ans.  Laurent Lanfray et Alain Alves, les nouveaux co-présidents et Nicolas Tricon, le manager général, ont fait un point précis de la situation pour Handzone.

L’échec du maintien en N1

Armée pour se maintenir, l’USMC a vécu une saison chaotique pour finalement échouer à l’avant dernière place. Retour programmé en N2 un an seulement après l’accession. Nicolas Tricon : « Quand on perd cinq matches d’un but, qu’on ne marque qu’un penalty sur deux, qu’on subit un gros problème de discipline interne qui nous prive de deux joueurs importants (ndlr : Dragic et Versol) à un moment clé de la saison, que l’on perd deux fois contre Montpellier au grand complet alors que nos adversaires directs les ont affrontés en pleine crise, aux bois, on accumule des handicaps lourds qui nous installent obligatoirement dans la difficulté. Mais je n’éprouve aucun regret car sans la réforme des championnats, je pense que nous n’aurions pas pu éviter l’une des quatre dernières places. »

Laurent Lanfray : « Cela nous a permis d’identifier nos carences mais aussi nos points forts. L’aspect négatif de la relégation ne doit pas occulter le reste du travail qui est  fait à côté depuis plus de 20 ans. Nous sommes un club de plus de 300 licenciés et nous visons l’excellence en termes de formation. Tout le reste a très bien fonctionné »

Fin de cycle

Nicolas Tricon : « Notre groupe était en fin de cycle. Déjà en fin de saison dernière…Mais il y avait eu la montée. Si nous étions montés une saison avant comme nous aurions dû le faire sans le dépôt de bilan de Salon de Provence qui avait propulsé Aubagne devant nous, cette mutation aurait pu s’opérer dès l’été dernier, plus facilement. Aujourd’hui, il y a neuf  départs dont seulement deux, ceux de Saint-Cyr et Pézier, n’étaient pas souhaitables. »

Repêchage en suspens

Laurent Lanfray : « Administrativement et financièrement, il n’est pas impossible d’être repêchés. Nous sommes prêts ». Nicolas Tricon : « On aura des nouvelles effectives le 29 juin. Il y a un délai légal d’appel à respecter. Nous sommes sereins car nous avons constitué un budget de N2 et le maintien n’est pas capital dans notre projet. Si nous sommes maintenus, nous recruterons un joueur de plus »

Deux présidents, un projet sur trois ans

Alain Alves : « On ne sera pas trop de deux car la tâche est ardue. Mais il y a un bureau  directeur étoffé qui nous soutient dans son ensemble. On se sent épaulés. On est aussi heureux de compter trois femmes dans ce bureau. Cette féminisation est importante ».

Laurent Lanfray : « Trois mots forts caractérisent notre projet : ambition, convivialité et responsabilité. Ambition car nous voulons porter ce club plus haut qu’il n’est aujourd’hui. Convivialité  parce que le hand est une fête.  Nous avons fidélisé cette année un public régulier de 500 personnes. On a une image de sérieux grâce à nos résultats, notre formation. Il faudra être encore plus attractif en ajoutant  un côté spectaculaire à nos matches. Enfin, nous serons responsables   car cela ne peut se faire que dans un cadre financier contraint. On ne fera pas n’importe quoi sur ce plan là. Notre objectif est d’être dans les 5 premiers à l’horizon 2016 pour intégrer la future D3 élite avec un statut professionnel. Nous avons deux grosses années pour faire passer notre budget de 400 à  500 000 euros. Notre club des partenaires obtient des résultats probants  avec une progression de + de 20% du partenariat privé depuis 8 mois. On propose aux partenaires un rapport gagnant/gagnant qui semble fonctionner ».

Une structure sportive renforcée

Alain Alves : « Nous créons tout de suite deux emplois d’éducateur à temps plein. Ces deux postes seront occupés par deux jeunes du club qui ont été formés et sont diplômés. L’objectif est en partie de rétablir les interventions dans les écoles primaires de la région. Cette création ouvre de nouvelles perspectives d’accueil pour favoriser la pratique du hand pour tous. Pour la 1ère fois, nous mettons en place une école de gardien de but. Cela a pu se faire grâce à la retraite sportive de Dorin Muraru qui intègre le staff technique pour des interventions régulières à tous les niveaux. Nous sommes heureux de cet accord car Dorin est un homme de club, apprécié des jeunes. Voilà onze ans qu’il est chez nous. Enfin c’est le retour du hand féminin à l’USMC. Pour la convivialité dont nous avons parlée, cela nous a semblé indispensable ».

Laurent Lanfray : « Nous nous sommes renforcés à tous les niveaux. On veut mettre les entraîneurs dans les meilleures conditions et leur permettre de se consacrer pleinement à leur tâche. L’équipe dirigeante est assez forte aujourd’hui pour être plus disponible et à l’écoute. Nous serons quatre à nous partager un rôle de lien entre les différentes équipes et la direction. Car il ne faut pas se focaliser uniquement sur l’équipe une ».

Recrutement presque bouclé

Pour la première fois depuis longtemps l’USMC aura avancé rapidement dans son recrutement malgré l’incertitude de son niveau de jeu en 2013-2014. Nicolas Tricon a ciblé des joueurs de D2 (Clemençon, Klimek, N’Kuingoua) ou des éléments qui se sont fait remarquer en N1 (Benabid, Limoges, 3ème meilleur buteur de N1) ou N2 (Chaix, Rhône-Eyrieux, formé à Montélimar-Cruas, meilleur buteur de la poule 4 de N2). Cette intersaison marque aussi une rupture avec la filière roumaine utilisée depuis plus de 10 ans. Seuls Rebiga et Muraru (Staff) demeurent au club. Si l’équipe conserve sa place en N1, Nicolas Tricon optera pour une recrue supplémentaire sur la base arrière. Certainement un jeune croate avec qui des liens sont établis.

Nicolas  Tricon : « Le marché est parti sur des bases très élevés, c’était un peu fou ! Aujourd’hui ça s’est calmé. Il est même plus ouvert que les années précédentes et il reste de très bons joueurs disponibles. Si on veut un ailier de D1, on peut l’avoir. Mais nous, nos besoins étaient sur la base arrière et sur le poste de gardien. C’est beaucoup plus compliqué.  L’objectif de ce recrutement est de remonter immédiatement ou de bien figurer si nous sommes repêchés. On ne veut plus de cette pression négative qui entoure les matches de maintien. Il faut penser que nous ne sommes que 12 sur une feuille de match. Cela oblige à de la polyvalence. Tous les joueurs recrutés peuvent occuper deux postes. Ensuite, on a cherché des joueurs de 1.90m minimum et âgés de moins de 30 ans. On part sur un nouveau cycle, il fallait être vigilant sur l’âge. »

Alain Alves : « Notre politique de formation reste une priorité absolue. Il y aura encore 8 joueurs formés au club dans l’effectif. C'est-à-dire une bonne moitié ».

Départs : D. Muraru (arrêt), E. Dierkens, J. Alex Yamo, E. Saint-Cyr, G. Pezier (Valence), S. Tomescu, C. Preda, B. Versol, S. Dragic.
Arrivées : D. Muraru (staff, entraîneur des gardiens), P. Klimek (Angers), S. Clémençon (Valence), J. Kvezic (RK Siscia, Cro), J. Chaix (Rhône-Eyrieux), S. Benabid (Limoges), M. Alves (Lidingö, Suè), C. Nkuingoua (Vernon), J. Rocha (-18 ans)

Lilian Bernard pour

Handzone
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