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Emmanuel Mayonnade : «Savoir raison garder et ne pas s’affoler»
Emmanuel Mayonnade : «Savoir raison garder et ne pas s’affoler»
3 Septembre 2013 | France > LFH

L’UMB-B attaque le Championnat le 7 septembre prochain par un déplacement à Toulon, champion de France 2010. Retour avec l’entraîneur, Manu Mayonnade, sur la préparation difficile de l’Union et sur la projection de cette première confrontation.

Emmanuel Mayonnade, vous venez d’achever votre préparation avec l’UMB-B. Où ce bilan de deux victoires, un nul et sept défaites, vous situe-t-il ?
Sur l’organisation sportive, nous sommes légèrement en retard par rapport à notre feuille de route. Cela est essentiellement dû à l’accumulation des bobos. Nous n’avons pas encore récupéré tout le monde et je ne sais pas encore si ce sera le cas pour le premier match de Championnat samedi. Je touche du bois pour que la liste ne s’allonge pas... Certaines séances d’entraînements ont été plus qualitatives que d’autres, il a fallu s’adapter mais nous avons souvent été en souffrance pour travailler à 6 contre 6 de façon cohérente. Les matches amicaux ont pris une tournure différente en raison des blessures, et nous avons souvent sollicité les mêmes joueuses, avec le risque qu’elles-aussi, elles se blessent ultérieurement. L’autre souci, cela a été la difficulté d’aménagement ou de réaménagement de la planification des rencontres de préparation. Les engagements sont pris longtemps à l’avance, et avec le recul, le match à Bera Bera était certainement celui de trop... Sur le plan comptable, la situation n’est pas bonne... Maintenant, cela reste une préparation. La vérité, ce sera samedi soir à Toulon face, a priori, à une équipe qui a impressionné un peu tout le monde au tournoi de Plan de Cuques (week-end dernier).

Quel bilan tirer de cette préparation ?
Nous prenons trop de buts, c’est une évidence. C’est la faute de tout le monde, la mienne, celle du groupe qui aujourd’hui n’est peut-être pas assez agressif... Quand tu gagnes un duel, il y a bien-sûr une part de compétences, mais il y a aussi une agressivité importante à avoir. Nous sommes en sous-régime à ce niveau-là. D’autre part, les prestations de nos gardiennes de but ne sont pas bonnes... Nous ne les aidons pas assez défensivement, elles ne sont pas assez présentes non plus... Mais nous sommes tous dans le même bateau : défensivement, si nous prenons des buts, c’est parce que personne n’est au niveau. Après, il y a beaucoup de motifs de satisfaction. En attaque notamment... où nous avons de réelles perspectives... J’ai vu des séquences assez fluides, un jeu de qualité, avec un enchaînement de taches assez pertinent. C’est signe que nous avançons dans le bon sens, malgré le fait que toutes les joueuses ne se connaissaient pas jusqu’à cet été. A ce niveau-là, nous n’avons pas le même socle de base que peut avoir Toulon par exemple, qui n’a qu’une ou deux joueuses à incorporer dans son collectif. Pour nous, c’est différent et cela prend un peu de temps... Il faut affiner tous les jours les relations entre les joueuses sur le terrain, et essayer de comprendre les sensibilités de chacune, les aptitudes, les qualités, les défauts... Nous avons un vécu collectif proche du néant contrairement à d’autres équipes. C’est un constat. Il va falloir que les filles en prennent conscience, et qu’on redouble d’efforts.

Quel est l’état d’esprit des filles après ces neuf matches et un gros mois et demi de préparation ?
Il faut leur demander... Je sentais tout le monde un peu fatigué après la défaite contre Fleury samedi dernier (37-24). Il faut être patient. Même si moi-aussi, j’ai été agacé par le fait qu’on en prenne 13, il n’y a pas à tirer la sonnette d’alarme... Fleury, c’est une équipe qui joue un tour de Ligue des Champions dans 10 jours et qui va rencontrer deux équipes énormissimes (Rostov, Skopje). J’en suis presque à dire ‘’heureusement qu’ils nous mettent 10 buts à ce moment-là de la prépa !’’... Il faut savoir raison garder et ne pas s’affoler.

Comment voyez-vous cette saison 2013 - 2014 ?
Compliquée sportivement. Pour nous comme pour les autres ! Il n’y aura plus ces matches, comme il y a 6, 7, 8 ans, où tu savais toujours que dans l’année tu avais deux rencontres à domicile ‘‘faciles’’, contre des équipes qui étaient déjà larguées depuis longtemps. Aujourd’hui, nous serons sous pression tous les week-ends. Il serait malheureux et illégitime de viser autre chose qu’une place parmi les 6 premiers, synonyme de play-offs.

Le Challenge européen est-il un autre de vos objectifs ?
Cela nous permettra d’aller chercher une bouffée d’oxygène et de sortir un peu du train-train du Championnat. Ce n’est pas une priorité dans la construction qu’est la nôtre. Mais nous jouerons cette compétition à fond, et si nous devons aller au bout, nous irons ! Sans que cela ne devienne un objectif prioritaire non plus, les coupes nationales sont magnifiques à jouer. Comme pour le Challenge européen, il ne faudra pas cracher dessus.

Un mot sur Toulon, que vous affrontez samedi dans le Var, à l’occasion de la 1ere journée de Championnat.
Toulon est une équipe revancharde qui sort d’une saison un peu chaotique, où elle n’a pas été épargnée par  les  blessures et les faits de la vie (maternité).  C’est  une  équipe  qui  s’est  bien renforcée, notamment avec une internationale tchèque (Sterbova), Stéphanie Akoa, et qui compte pas mal de «sélections France» sur le terrain (Goiorani, Gnabouyou, Herbrecht, Deroin), Toulon possède un groupe qui développe un jeu sur grand espace agréable, qui défend intelligemment, et qui a la capacité de mettre ses joueuses en valeur. Ce sera un adversaire coriace, qui est plus est chez lui, en ouverture de Championnat.

Interview réalisée par l'UMB-B

Handzone
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