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EDF FEM: Amélie Goudjo... "Je rêvais de participer aux Jeux"
EDF FEM: Amélie Goudjo... "Je rêvais de participer aux Jeux"
14 Décembre 2013 | International > Mondial

Veillée d'armes pour les joueuses de l'équipe de France qui ce dimanche à 18h00, disputent leur 8ème de finale du championnat du Monde face au Japon. En Serbie, les Nipponnes et leur jeu atypique, tout en mouvement, ont étonné par leur résistance. La France devra compter sur ses cadres d'expérience comme l'Isséenne Amélie Goudjo pour continuer sa belle progression.

A Belgrade, de notre envoyé spécial, Yves Michel

Après une semaine intense de compétition, les traits sont tirés et la fatigue commence à se faire sentir chez les joueuses de l’équipe de France. Les premiers bobos ont été décelés et ce samedi, Alain Portes était préoccupé par l’état de Gnonsiane Niombla. La demi-centre tricolore et de Fleury Loiret souffre d’un pied (aponévrose ?). Le sélectionneur a été informé un peu plus tard dans la journée que la Fleuryssoise devait être arrêtée. Il n'a pas hésité à qualifier la Toulonnaise Dounia Abdourahim. «Plutôt qu'Audrey Bruneau (l'autre remplaçante) qui c'est vrai est une arrière gauche, Dounia Abdourahim (une arrière polyvalente) offre l'avantage d'être un petit gabarit comme « Gnons », elle a le jeu pour attaquer les défenses comme celle du Japon. » Même si le reste de l’équipe est habitué aux cadences infernales, la France n’a jusque-là pas eu de matches faciles, à l’exception des deux premiers... et encore! Alain Portes sait qu’il peut compter sur un effectif qui a parfaitement adhéré à ses principes. Autant les nouvelles que les anciennes comme… Amélie Goudjo.

L’ancienne capitaine des Bleues bannie par Olivier Krumbholz juste avant les Jeux de Londres, a repris une place privilégiée dans le dispositif actuel. Son importance hors du terrain est primordiale et son travail en défense, très intéressant. A presque 34 ans (elle les aura en avril prochain), elle juge son palmarès, encore incomplet pour s’arrêter en si bon chemin.

Amélie, comment te sens-tu dans cette équipe new look ?
Je me sens très bien. On est enfin entré dans le rythme. Cela tombe plutôt bien puisque tout va se jouer sur des matches couperets.

Depuis le début, avec les deux autres pivots, Alain dose ton utilisation. Comment vis-tu cette concurrence ?
Je suis dans une dynamique où je ne me pose pas de questions. Je lui fais entièrement confiance. Je prends ce qu’il y a à prendre et j’essaie à chaque fois, d’apporter ma touche. Peu importe le temps de jeu et le secteur. Je suis parée à toutes les situations.

Ce type d’attitude est facilité par la relation particulière avec l’entraîneur.
Oui, c’est vrai. Contre la Corée, c’était une 1ère pour moi, je ne les avais jamais jouées. Je rentre et d’entrée, je me prends un vent. Je sors et je reste sur cette impression en commençant à douter de mes qualités face à ce style d’équipes. Alain m’a remise en selle. Avant, par exemple, on n’avait pas trop le droit de s’exprimer sur le banc, là, on "se cherche", c'est-à-dire qu’à chaque fois qu’on fait une action positive, on trouve beaucoup d’énergie au niveau du banc et le fait d’être dans cette osmose, te maintient dedans quand tu re rentres. 

Nouveau challenge, les matches à élimination directe
Mais c’est cela qui est passionnant !  On n’a pas le temps d’avoir peur puisqu’on est déjà au pied du match. Même celles qui ont très peu de sélections, ne stressent pas. C’est un point positif.

Depuis 2010, tu es une "taulière" d’Issy PH, tu es en fin de contrat, l’incertitude de l’avenir te fait-elle peur ?
Non car avec ce qu’il m’est arrivé *, j’ai décidé de mûrir ma décision. Je veux voir quel sera mon état de santé et ce qui se passe autour de moi. Mon plus grand rêve aurait été une participation aux Jeux. Pour la suite, c’est mon corps qui décidera. Mais je ne me prends pas la tête.

* en avril dernier, une phlébite et une embolie pulmonaire ont bien failli provoquer l'irréparable. Amélie s'est correctement soignée. Elle a repris la compétition avec son club, le 4 octobre face à Nantes.

Tu te vois finir ta carrière pro à Issy P.H ?
J’y suis bien donc pourquoi pas ! Il faudra voir quelles propositions me sont faites mais s’ils ont toujours envie de travailler avec moi, je pense que cela continuera. Mais dans l’immédiat, ce qui compte le plus, c’est le 8ème contre le Japon.

Le Japon, adversaire en 8èmes de finale

Depuis le début des années 2000, le Japon s’est dressé à deux reprises sur la route des Françaises. En 2011 lors du Mondial brésilien à Sao Paulo pour un match du tour préliminaire (victoire 41-22) et l’année dernière, en mai pour le Tournoi de Qualification Olympique à Nîmes (succès 30-17). C’est ce match qui a validé le billet pour Londres. Cette opposition face aux Nippones doit rappeler de bons souvenirs à Cléopâtre Darleux. C’est elle qui était dans les cages ce jour-là et la gardienne de Viborg avait réalisé un excellent 56% au niveau des arrêts et 4 relances décisives. Sur la phase de groupe, le Japon qui a amené en Serbie des joueuses d’expérience (27 ans de moyenne d’âge) a réalisé de belles performances, gênant jusqu’au bout la progression de la Serbie (26-28), mettant du poil à gratter dans le dos des Danoises (25-29 mais égalité à la mi-temps), perdant logiquement contre d’impressionnantes Brésiliennes et réalisant un sans faute face aux faibles Chine et Algérie.

Le Japon vu par Frédéric Bougeant (entraîneur de Fleury Loiret HB)

"Le match contre la Corée et sa défense étagée a permis aux joueuses de l'équipe de France d'avoir une idée sur ce qui allait les attendre avec le Japon. Méfiance face à cette équipe. Il y a une très bonne arrière droite gauchère (notre photo - la capitaine de la sélection Shio Fujii, 28 ans, meilleure buteuse à 59% de réussite), il y a une seule joueuse capable de tirer de loin, l'arrière gauche qui est le seul gabarit de cette équipe-là et ensuite, je pense que la 3ème bonne joueuse de cette formation, c'est l'ailière gauche."



Une Isséenne en renfort. Non pas en équipe de France (Goudjo et Signaté portent haut les couleurs du club francilien) mais du côté de la Norvège. La pivot Pernille Wibe a été appelée par Thorir Hergeirsson en tant que 17ème afin de palier une éventuelle défection de la grande Heidi Löke. La joueuse de Györ se plaint du mollet depuis le début du Mondial. Mais comme elle a joué vendredi contre la Pologne, une trentaine de minutes et qu'elle a inscrit 4 buts, l'Isséenne devrait rester dans les tribunes. Stine Oftedal, l'autre Norvégienne d'Issy P.H a été elle, peu utilisée sur la position de demi-centre. A peine 1h sur 4 matches et elle a inscrit 4 buts sur 5 tirs.

Un air de Maghreb. Alain Portes a passé quatre ans en Tunisie. Il y a conservé de bons amis, de super souvenirs mais également des références. Ainsi, quatre combinaisons d'attaque portent le nom de la ville de Sousse (1,2,3,4). Face à la Corée, c'est la 2ème option qui a parfaitement fonctionné. Dans la panoplie, une autre tactique s'appelle "l'Algérienne". Elle a été appliquée également vendredi, avec à la conclusion, Julie Goiorani. Il existe même une montée de balle "tunisienne" et une solution qui passe par... Hammamet. Comme le sélectionneur est nîmois, on attend "l'Arène", "la Maison Carrée" ou pourquoi pas, "la Camarguaise".

Les entraîneurs français présents. Si Frédéric Bougeant (Fleury Loiret) est présent à Belgrade depuis le début de la compétition, Sandor Rac (Metz) l'a rejoint deux jours plus tard, de même qu'Arnaud Gandais (Issy P.H) arrivé ce vendredi, en compagnie de Jean Marie Sifre, son président. D'autres techniciens de la LFH sont attendus en début de semaine prochaine. Parmi eux, Thierry Vincent (Toulon) ou Sébastien Mizoule (entr. adjoint Nîmes).

Du hand féminin à la TV publique. Non ? C'est vrai ? Enfin... si les Françaises vont en finale, France 3 proposera la retransmission, dimanche 22 décembre. André Garcia qui commentait il y a dix ans en compagnie du DTN, Philippe Bana, le fameux dénouement du Mondial 2003 entre la France et la Hongrie et le seul sacre tricolore chez les filles, sera une fois de plus, au micro. Comme consultant, il a sollicité l'ancien sélectionneur Olivier Krumbholz. Canal ne sera pas en reste. La chaîne cryptée retransmet depuis le début de la compétition, les rencontres de l'équipe de France sur Sport + avec Fred Brindelle et Valérie Nicolas.

© Yves Michel
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