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EDF FEM: Le Père Noël devra mettre les bouchées doubles
EDF FEM: Le Père Noël devra mettre les bouchées doubles
16 Décembre 2013 | International > Mondial

Elles enfilent les victoires comme les matches. Les filles d’Alain Portes se portent très bien, merci ! Douzième succès d’affilée depuis qu’elles ont commencé à écouter le technicien nîmois à la tête de l’équipe de France. Ce dimanche, elles ont battu le Japon, 27 à 19. Désormais, personne dans cette équipe n’a envie de faire son sac et retourner avant terme, au pays. Les achats de Noël pourraient bien attendre quelques jours.

A Belgrade, de notre envoyé spécial, Yves Michel

Il y a bien-sûr Noël qui approche mais depuis qu’elles ont toutes décidées de partir en bande organisée pour un voyage qui a l’air de s’éterniser, elles n’ont jamais eu le temps de penser aux cadeaux qu’elles pourraient mettre au pied du sapin. Le shopping attendra et comme pour certaines en 2011 au Brésil, en 2009 en Chine ou les aînées en or de 2003, elles se disent qu’une médaille ramenée contre toute attente de Serbie, serait du plus bel effet. Avant cela, il faudra bien-sûr marcher sur l’eau, franchir des torrents, escalader des falaises, rester au moins dans cet état d’esprit qui accompagne depuis le samedi 7 décembre (et même bien avant), les joueuses d’Alain Portes. Mine de rien, après le succès sur le Japon, le Nîmois est invaincu depuis sa prise de fonction. Douze sur douze !  Jusqu’à quand ? Même lui ne le sait pas ! « Les filles, à mon niveau, ont rempli leur contrat, elles continuent à adhérer, elles donnent tout, j’ai des leaders exceptionnelles qui ramènent tout le monde dans les rails mais j’ai bien l’impression que ni elles et même mon staff, n’ont envie de boucler leur valise, prématurément. Alors, je vais suivre le mouvement. On va essayer de continuer l’aventure encore quelques jours. Je crois, de toute façon que la Fédération n’a pris des billets retour que pour le lundi 23 au matin. » En fin psychologue et dès le 8ème terminé, il n’a pas attendu longtemps pour lâcher un peu de lest. Ce lundi, les filles iront tranquillement se balader ensemble dans Belgrade et à la mi-journée toute la délégation tricolore se retrouvera autour d’une bonne table, dans un des estaminets les plus réputés de la vieille ville. Le sélectionneur compte sur ce moment de décompression pour apporter (s’il en fallait encore plus) une cohésion supplémentaire à ce groupe qui est heureux de vivre ensemble.



La Pologne sera donc le prochain adversaire des Françaises. Les copines de la Fleuryssoise Karolina Siodmiak sont au rendez-vous après avoir sorti la Roumanie malgré une exceptionnelle Cristina Neagu (10 buts). Pour elles aussi, le lèche-vitrines avant Noël attendra et elles aussi, comme la France, veulent continuer à jouer les trouble-fêtes dans cette compétition. « La Pologne, c’est solide surtout défensivement, opine Philippe Bana, le directeur technique national. C’est une culture générale de contre-attaque et si on ne trouve pas de solutions offensives, elle va nous châtier en montée de balles. Si on joue la peur au ventre comme on l’a fait par exemple face au Japon ce dimanche, on sera en difficultés, ça c’est clair. » L’équipe de France se remettra sur l’ouvrage lundi soir, avant de prendre la route pour Novi Sad (à une centaine de kilomètres plus au nord) mardi et préparer le quart qui aura lieu dans la 2ème plus grande ville serbe après Belgrade. Les données du problème sont simples. Les filles ont le choix entre un ou trois matches à disputer. La qualification pour les quarts est déjà une belle récompense, surtout pour cette équipe en reconstruction mais à ce stade-là, la gourmandise ne serait pas un incurable défaut. « Tout à fait, martèle Philippe Bana. On n’est jamais payé quand on vise à long terme. On parle des Jeux de Rio comme objectif pour cette équipe, je pense qu’il vaut mieux encaisser les médailles quand elles ne sont pas très loin. Pour l’instant dans ce tournoi, on voit une Norvège moyenne, que les scores ne sont pas si larges que ça et que les dénouements surviennent dans les dix dernières minutes, donc tout est possible. Il ne faut pas se gêner. Cette équipe même si elle est en construction, a compris qu’elle avait les capacités d’aller loin. La dernière fois que j’ai vu cela, c’était en 1999 et la France a été vice-championne du Monde. » Cette année-là, les Valérie Nicolas, Nodjialem Myaro, Véronique Pecqueux-Rolland et autres Stéphanie Cano avaient été elles aussi à la bourre pour les cadeaux de Noël. Pas grave, personne ne leur en a voulu.

L'œil avisé de l'expert...

Pendant la durée du Mondial féminin, Frédéric Bougeant, l’entraîneur de Fleury Loiret HB nous apporte son expertise et son ressenti sur ce qu’il vit en direct de Serbie.

« Ce que je trouve d’assez marrant, c’est qu’on est dans le typiquement français. Vu des tribunes, on aimerait bien-sûr ne pas attendre le dernier quart d’heure pour que les filles trouvent la faille et par la même occasion, la délivrance. On aimerait les voir puissantes et poser des problèmes à l’adversaire un peu plus tôt dans le match. Le contraste est saisissant. Elles, sont radieuses, souriantes, enjouées, on avait tellement peur d’un Mondial de transition qu’on devient peut-être un peu plus gourmand. Alain Portes gère parfaitement ses rotations, son coaching est juste, notamment ce dimanche, lorsqu’il n’a eu besoin d’Amandine Leynaud que 20 minutes, histoire de sécuriser le poste plus que le résultat et de donner de la confiance à ses partenaires. Le rôle d’Amandine dans cette équipe me plait bien. Demoiselles des Carpates, nous voilà ! Rappelez-vous, la Pologne, je vous en avais parlé en tout début de compétition au rayon des surprises potentielles. Elles ont souffert pour sortir la Roumanie, les rotations ne sont pas nombreuses dans cette équipe et au bout du 7ème match d’affilée, cela peut compter. C’est aussi l’équipe la plus âgée de la compétition. Je pense que physiquement, les Françaises seront plus fraîches. Attention, cela ne veut pas dire que c’est une formalité. Mais vu qu’on est devenu comme je le disais, très très gourmant, on attend maintenant, le match référence des Françaises, il faut que cela soit contre la Pologne. Il faut retrouver nos trois arrières, « Maya » a su sauver l’équipe en début de compétition, Allison a été récompensée ce dimanche comme meilleure joueuse, Alex Lacrabère a tenu son rang. Cela ne m’aide pas du tout cela... car je vais avoir un choix cornélien à faire.  Je devais rentrer du côté de Fleury, le 18, je crois que je vais pousser jusqu’au 19 et j’espère qu’elles me mettront la pagaille dans mon emploi du temps et que je devrai trouver une rallonge jusqu’au 22. J’allais oublier. Ces premiers 8èmes ont tout de même été marqués par l’élimination du Monténégro, champion d’Europe et vice-champion olympique qui est tombé quasiment à domicile face au Danemark. Un but d’écart et l’incontournable Bulatovic qui marque sur le buzzer. La balle a-t-elle franchi la ligne avant cette sirène ? On va considérer que les arbitres ont eu raison de refuser cette égalisation. Ce Mondial est très, très serré. Il y a à mon sens aujourd’hui, très peu d’écart dans cette compétition entre le 1er et le 8ème. Et la France est dans ces huit là ! »


© Yves Michel
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Impressions mitigées
Pierre Mangin | Lundi 16 Décembre 2013 (11h29)
Réjouissons nous de voir l'équipe en 1/4 de finale, continuons à espérer un parcours encore plus long car nous n'aurons plus à affronter le Japon ou la Corée avec ces défenses étagées en fille à fille.
Bien calé dans mon fauteuil je n'ai pas cessé de m'agacer à l'instar d'ailleurs de notre cher commentateur TV Mr Brindelle devant la piètre prestation livrée par l'équipe de France et son staff hier après-midi. Autant sur les autres matchs j'ai pu adhérer aux nouvelles stratégies visant en attaque notamment à favoriser le jeu de nos arrières et à les amener au tir dans de bonnes conditions, autant les adaptation, et les dispositifs défensifs m'apparaissent efficaces et pragmatiques, autant j'ai trouvé inadaptés les choix tactiques utilisés hier face à cette défense.
A 6c6 avec un pivot qui systématiquement sort à 12m pour chercher ses arrières, à 5c6 avec des ailières qui viennent se croiser à 12m devant des arriéres positionnées à15 m de
la cible. Devant cette défense alignée à 10m pourquoi n'avons nous pas essayé d'utiliser le boulevard de circulation laissé libre entre 10m et la zone?
Pourquoi ne pas utiliser Mariama Signate comme un point de fixation à 6m en la faisant entrer le plus tôt possible dans le dos de la défense (car la différence de taille par rapport à ses adversaires lui permettrait de monopoliser une voire deux adversaires à 6m et ainsi d'ouvrir des espaces plus importants pour ses partenaires autour?
La victoire a donné raison au staff, mais je me permet de penser que l'on pouvait aussi faire
autrement pour user et battre cette défense avant les dix dernières minutes.
Bon courage pour la suite, je suis persuadé qu'une médaille est à porter de vos mains, surtout si on arrive à alterner un peu plus le jeu en attaque et à utiliser nos ailières gauches en décalage. Je ne voudrais pas passer pour le râleur de service, mais je voulais simplement donner mes impressions avec mon amicale franchise.
Pierre
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