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EDF F: Il faudra bien les battre, ces Polonaises !!!
EDF F: Il faudra bien les battre, ces Polonaises !!!
18 Décembre 2013 | International > Mondial

Faut-il craindre la Pologne, adversaire inattendu de la France en quarts de finale du Mondial ? Si l’obstacle n’est pas insurmontable, les Tricolores devront se méfier d’une équipe dont les cadres évoluent depuis longtemps ensemble. Après le jeu atypique de la Corée et du Japon, les joueuses d’Alain Portes doivent s’attendre à une opposition toute aussi accrocheuse mais plus… classique.

De notre envoyé spécial à Belgrade, Yves Michel

Faut-il y voir une résurrection ? En Serbie, la Pologne fait son grand retour à la table des grandes puisqu’elle n’a plus été qualifiée pour une compétition officielle depuis 2007 et le Mondial en France. A son palmarès depuis presque 60 ans, on ne trouve aucun trophée, c’est dire si cette disette commence à peser lourd sur les épaules de la formation dirigée par Kim Rasmussen. Voilà d’ailleurs la première particularité de l’adversaire de la France en quarts, son entraîneur est de nationalité… danoise et dirige la sélection depuis juin 2010. C’est en partie grâce à ce technicien plutôt méconnu sur la scène internationale que la Pologne a pu tout d’abord se qualifier en écartant en play-offs, excusez du peu, la Suède (succès sur les deux rencontres), et ici en Serbie, dans un groupe où la Norvège et l’Espagne faisaient figure d’épouvantails, en effaçant sans souci le Paraguay, l’Argentine et l’Angola et en titillant l’espace d’une 1ère mi-temps, les deux monstres du groupe. En 8èmes, face à la Roumanie et une exceptionnelle Cristina Neagu, les Polonaises ont été secouées durant 45 minutes avant de revenir à égalité, passer devant et garder la tête jusqu’au terme. Autre particularité de cette formation, c’est l’une des plus âgées du tournoi, ce qui en fait aussi une des plus expérimentées au niveau de ses individualités.



Frédéric Bougeant, entraîneur de Fleury et notre expert pendant la durée de ce championnat connait parfaitement ce handball polonais, notamment par l’intermédiaire de sa demi-centre Karolina Siodmiak (notre photo), seule joueuse de cette sélection à évoluer en LFH et dans le club du Loiret. «Je l’ai déjà dit, pour moi la Pologne, c’est l’équipe surprise de ce Mondial avec des joueuses-cadres qui en grande majorité, accusent la trentaine, les rotations ne sont pas si nombreuses et cela peut jouer. Il va quand même falloir sortir un grand match pour les prendre en défaut. Elles possèdent une base arrière très solide avec Siodmiak qui est un métronome sur le poste de meneuse, il y a des shooteuses de loin (dont l’arrière gauche de Lublin, Alina Wojtas) ou des joueuses comme Kudlacz de Leipzig capables de percuter, sans oublier deux bonnes ailières (Koniuszaniec et Grzyb) qui représentent un véritable danger notamment en contre-attaque. La petite faiblesse se situe peut-être sur le poste de pivot et dans les buts, c’est un peu plus irrégulier mais c’est un ensemble très costaud qu’on ne pourra pas seulement contenir pendant un quart d’heure. » La France comptera bien entendu sur une Amandine Leynaud stratosphérique et pourquoi pas, un festival de la part de Mariama Signaté. L’Isséenne avait montré l’extrémité de son bras contre la Hollande (6/9), avait eu quelques fulgurances contre le Monténégro  mais n’avait pas été utilisée face à la Corée et au Japon, son jeu ne se prêtant pas à la défense atypique des Asiatiques. "Maya" s’est repliée sur elle-même ces derniers jours et il a fallu toute l’énergie de Nina Kanto, Paule Baudouin et de l’adjoint Philippe Carrara pour lui redonner confiance.  La joueuse d’IPH ne sera pas de trop pour attaquer la 0-6 polonaise qui est très dense en gabarits. Ce qui manque le plus à cette équipe de France, c’est sans doute, LE match référence. Celui qui mettrait tout le monde d’accord même si ce qui a été fait jusque-là est assez satisfaisant. « Des matches références, on commence à en avoir quelques-uns, rectifie Alain Portes. Il y a des bouts de match qui peuvent nous rassurer. Nous ne sommes pas encore sur le match parfait mais est-ce qu’il existe, celui-là ? » Tant que les Françaises peuvent se congratuler et lever les bras au ciel au coup de buzzer final, cela suffit amplement au bonheur de leur mentor. Peu importe la manière. Enfin.... pour le moment.

       Alexandra Lacrabère: "On s'est préparé comme si on allait à la guerre"



On avait connu Alexandra Lacrabère plus tourmentée. Il est vrai que les expériences vécues en Espagne mais surtout à Toulouse, Arvor et la saison dernière à Zvenigorod, au fin fond de la Russie, ne se sont pas terminées de la meilleure des façons qui soit. Avec un nouveau club très ambitieux, l’Union Mios Biganos-Bègles et surtout une équipe de France profondément remaniée, la gauchère du Béarn revit. Dans ce Mondial, elle apporte une certaine stabilité et une sacrée dose d’expérience à la sélection d’Alain Portes.

La France en quart de finale du Mondial, certains n’y croyaient pas…
Pas moi. Même si il y a eu des changements, je ne voyais pas l’équipe de France passer d’un Mondial où on termine vice-championnes du Monde à un autre Mondial où on sort en 8èmes. On pourra dire que c’est vraiment bien lorsqu’on sera en demies.

Vous êtes à deux matches d’une possible médaille….
Je vais même aller plus loin. On sait que si on ne fait pas un résultat ici, on pourrait "se taper" le Monténégro pour la qualif du prochain Mondial en match aller-retour. Rien que cela, ça peut être une source de motivation. Même si cette motivation existe sans tenir compte de ce paramètre. Ensuite, si on prend la Norvège en demi-finale, il vaut mieux les sortir là qu’en finale.
 
La Pologne, c'est un peu partir dans l’inconnu…
C’est une très bonne équipe. On les connait individuellement, certaines jouent en Allemagne, on sera sur le qui-vive et on s'est préparé comme si on allait à la guerre. Contrairement aux deux derniers matches contre les Asiatiques, je pense qu’on va avoir plus d’atouts en attaque pour aller les battre qu’en défense. Même si le match va se gagner en défense.

La France est à la recherche d’un match plein, c’est la bonne occasion ?
Oui mais jusque-là, même si tout n’a pas été parfait, on n’a rien lâché. Regarde les Norvégiennes, elles ne font jamais le même parcours parfait. Elles ont pris l’habitude de gagner dans le dernier quart d’heure. La France arrive aussi à faire la différence dans ce dernier quart d’heure et je dois dire que l’an dernier par exemple, on n’arrivait pas à le faire. Le match contre le Japon, je pense qu’un an plus tôt, on l’aurait perdu. 

On a l’impression qu’Alain Portes ne peut plus se passer de toi ?
Je pense qu’il ne peut plus se passer de personne, surtout. Par rapport à la confiance que me donnent Alain, Philippe et Fred, je suis vraiment très bien. Avec les joueuses, il y a vraiment une osmose. Un exemple, contre le Japon, Dounia (Abdourahim) rentre, on avait l’impression qu’elle était là depuis le début. Les ballons de contre-attaque, on n’a pas hésité à les lui donner. On ne s’est pas dit, c’est une jeune mais tout simplement, c’est une équipe. Et on va y arriver. 

Imagine une finale contre le Brésil ?  Cela risque d’être particulier.
Bien-sûr que cela va être particulier… ce sont deux nations….. différentes (sourires).  C’est le sport et je sais faire la différence entre ma vie professionnelle et ma vie privée.

Le programme des quarts de finale du championnat du Monde en Serbie

Ce mercredi 18 décembre 2013

A Novi-Sad  17h30  Pologne – France 
                  20h15  Danemark – Allemagne

A Belgrade 17h30  Brésil – Hongrie
                 20h15  Serbie – Norvège

© Yves Michel
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