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Mondial F: Mayssa Pessoa "la France est mon 2ème pays"
Mondial F: Mayssa Pessoa "la France est mon 2ème pays"
21 Décembre 2013 | International > Mondial

C'est à une finale de championnat du monde féminin inédite qu'auront droit les passionnés de handball ce dimanche à Belgrade, entre la Serbie et le Brésil. Jamais les deux équipes n'avaient atteint pareil niveau. La Ligue Française sera copieusement représentée avec pas moins de 7 joueuses sur la feuille de match. Une 8ème reste attachée à la France. Voilà un an, Mayssa Pessoa quittait le coeur serré, Issy Paris Hand pour rejoindre la Russie et la Ligue des Champions.

De notre envoyé spécial en Serbie, Yves Michel 

Cette fille-là est un rayon de soleil, un sourire permanent, le genre de grande soeur ou de grande copine que toutes les handballeuses aimeraient avoir dans leur équipe. Mayssa Pessoa vit un rêve éveillée. Ce dimanche à Belgrade, lorsque l'hymne brésilien retentira pour une des toutes dernières fois dans la Kombank Arena, elle aura très certainement des frissons à travers tout le corps. Elle devra faire le vide et oublier les 20 000 supporters entassés dans les gradins tout acquis à la cause serbe. La gardienne de buts de la "Seleçao" pensera peut-être à ses amis laissés en France et qui sont pour elle, une source de motivation. De Mérignac où elle est arrivée en décembre 2008 à Issy Paris Handball qu'elle a quitté en octobre 2012, en passant par Arvor Brest, elle n'a laissé que d'excellents souvenirs. Exilée à Volgograd au fin fond de la Russie pour y disputer la Ligue des Champions, elle ne s'interdit pas de revenir en France, dans les prochaines années.

Le Brésil en finale du Mondial, est-ce que tu réalises ?
Maintenant, oui. La tension est retombée mais ce sont des moments très forts à vivre.

Alexandra Nascimento a dit que c'était le plus beau jour de sa vie.
Pour moi, le plus beau jour de ma vie, c'était en quarts contre la Hongrie. Cela faisait deux fois qu'on échouait à ce niveau de la compétition et là, on a réussi. Je dois reconnaître qu'en demie aussi, c'était grandiose. On s'est mis dans les meilleures conditions pour gagner ce match.

Ce match a été géré parfaitement.
On mène du début jusqu'à la fin. On voulait cela. Il ne fallait pas leur laisser de souffle. C'est comme ça qu'on dit ? (rires) Les filles ont été super et j'ai senti dès le début que tout le monde était concentré.

Ce n'est pas frustrant de vivre cela depuis le banc ?
Je n'ai pas participé au jeu, c'est vrai mais il y a une telle complicité entre nous que cette demi-finale, je l'ai vécue aussi fortement que celles qui étaient sur le terrain. J'ai senti des vibrations positives et j'avais même des frissons.

Parle-nous de la complémentarité avec Arenhart, l'autre gardienne...
Contre le Danemark, elle a été énorme et c'est normal qu'elle reste tout le match. Quand j'ai débuté en sélection, j'étais avec Chana (Masson), nous avons fait les Jeux de Londres ensemble. Barbara (Arenhart) est arrivée et on est devenue vraiment complice. On est à l'écoute l'une de l'autre.

Atteindre la finale, l'objectif est rempli.
Personne ne nous attendait à ce niveau. On a déjà une médaille, c'est sûr. Or ou argent ? On ne veut pas s'arrêter là. Il faut qu'on ramène l'or au Brésil. On doit avoir la même motivation et la même envie que face au Danemark.

Oui mais contre la Serbie, qui est chez elle avec son public...
On sait tout ça. Mais on va jouer contre des filles comme nous, pas contre des supporters. On a gagné contre la Serbie dans la phase de groupe et on doit recommencer. Je n'ai pas dit que cela serait facile mais il faut qu'on se prépare à un très grand jour.

La Serbie a eu une demi-finale plutôt facile...
Oui mais là, c'est la finale. Psychologiquement, je pense que nous sommes avantagées. A la maison, devant les supporters, elles vont avoir toute la pression. Nous, c'est tout le contraire. Notre coach ne nous demande que de jouer, de faire ce que nous savons faire.

Ah oui, Soubak, le Danois qui a éliminé son pays...
Oui (rires)... mais lui dans la tête et le comportement, il est... brésilien. Il l'a même dit à la télé qu'il n'était pas danois ! Mais c'est un homme généreux qui a su nous amener au niveau où on est. Il est né dans le hand.

Qu'est-ce qui fait la force du Brésil ?
C'est le plaisir de vivre ensemble, la solidarité, l'union, le plaisir de partager tous ces moments. Depuis que je suis en sélection, je n'ai jamais connu de telles sensations. Cette équipe est spéciale. La plupart des filles jouent presque toutes en Europe. Cela fait 8-10 ans que certaines ont quitté le Brésil. On a acquis l'expérience, la volonté loin de chez nous. Et c'est très important.

Le partage entre vous est évident. Certaines ont craqué après la demie...
Oh oui et moi je suis restée calme (rires). J'ai pleuré après le quart de finale. Pour moi, c'était un rêve et je peux dire qu'on est entré dans l'histoire du hand brésilien et de toute l'Amérique.

Vous avez déjà connaissance du retentissement au Brésil ?
Oui, on le voit à l'intérêt des médias. Regarde ce soir autour de toi. Il y a beaucoup de télés, beaucoup de radios, de journalistes qui veulent nous poser des questions. Le hand au Brésil est en train de grandir avec les garçons aussi mais la 1ère médaille mondiale, ce sont les filles qui l'auront. Au Brésil, il n'y a pas que le football ou la coupe du Monde (large sourire).

En France, tu as laissé un excellent souvenir....
... mais moi aussi j'ai un excellent souvenir de la France. Si je suis partie, c'est pour vivre une expérience que je ne pouvais pas connaître. Je voulais participer à la Ligue des Champions. J'aime trop ce pays pour ne pas y retourner un jour. Dans le coeur, la France est mon 2ème pays. J'adore Paris, Jean-Marie (Sifre, actuel président de Issy Paris Hand), les filles qui étaient là-bas. J'espère qu'un jour, je reviendrai en France. 

Avec une médaille d'or mondiale autour du cou ?
Ah, c'est le rêve ! Jusqu'à présent, on a réussi les objectifs qu'on s'était fixés. On peut être championnes, on est mieux armé qu'au Brésil en 2011 ou aux Jeux de Londres. Si ça se passe comme ça, je te jure, on va pleurer comme des malades ! (rires). Mais on va pleurer des larmes de joie !

Un peu de LFH sur cette finale....

Voici un aperçu des sept filles du championnat français (dont Jelena Popovic, sur notre photo) qui seront ce dimanche après-midi sur la feuille de match de la finale entre la Serbie et le Brésil.

SERBIE

Jelena POPOVIC

arrière droite

29 ans

Nantes

15/28 - 3h45

Svetlana OGNJENOVIC

ailière gauche

32 ans

Metz

11/20 - 5h20

Biljana FILIPOVIC

arrière gauche

27 ans

Nice

6/19 - 1h10

Katarina TOMASEVIC

gardienne

29 ans

Nantes

88 arr. à 42% - 5h23

Jovana STOILJKOVIC

arrière gauche

25 ans

Le Havre

7/14 - 1h44

Kristina LISCEVIC

demi-centre

24 ans

Metz

2/8 - 1h01

BRESIL

Samira ROCHA

ailière gauche

24 ans

Mios B-B

15/19 - 3h30


Du déjà vu mais cette fois, le record d'affluence sera battu

Les deux équipes se sont déjà affrontées, lors des matches du groupe B et le Brésil qui menait de trois buts (14-11) à la pause, s'est imposé au final face à la Serbie, 25-23. Dès le départ, les Sud-américaines s'étaient heurtées à la défense serbe et les ballons récupérés et exploités en contre-attaque avaient fait pas mal de dégâts. La rentrée de Mayssa Pessoa à la 15ème minute à la place de Barbara Arenhart va s'avérer déterminante. L'ancienne isséenne a sauvé son équipe à des moments-clé, principalement à 6m et aux ailes. La performance avec 42% de réussite, était d'autant plus grande que Mayssa était blessée à la main droite (petite coupure). La finale n'aura rien à voir avec cette rencontre disputée en début de 1ère semaine. Depuis qu'elle a pris ses quartiers sur Belgrade, à partir des 8èmes de finale, la Serbie est métamorphosée et galvanisée par l'enjeu. Ce samedi en début d'après-midi, l'organisation a annoncé que tous les billets mis en vente, avaient trouvé preneurs. Le record des 20 000 spectateurs devrait être atteint voire dépassé pour un match de handball dans la Kombank Arena.

Match pour la médaille de bronze (14h30):  Danemark - Pologne
Finale (17h15):                                         Serbie - Brésil



© Yves Michel
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