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Après France - Croatie : Michael Guigou "On n’a rien envie de lâcher"
Après France - Croatie : Michael Guigou "On n’a rien envie de lâcher"
20 Janvier 2014 | International > Euro

Grands sourires en zone mixte pour les Bleus, la démonstration face à la Croatie semble avoir donné de l’assurance au groupe, lui qui ne parlait que de voir venir après la Serbie, on sent maintenant que cette victoire probante peut donner un élan jusqu’à la fin de la compétition. Retour avec les principaux acteurs de la rencontre.

A l'image de ses partenaires, Michael Guigou a savouré ce succès face aux Croates. Au terme d'un match bien maîtrisé, l'ailier gauche de Montpellier a bien voulu analyser en profondeur ce qui avait fait la réussite de l'équipe de France face à la Croatie.

C'est un sentiment de satisfaction qui rejaillit ?
Je suis content car à un moment, retrouver le savoir c’est bien mais enchaîner depuis un peu plus d’un an les bonnes performances, de tenir physiquement, d’apporter à mes équipes que ce soit à Montpellier ou avec l’équipe de France, c’est un grand soulagement, une grande fierté, par rapport à ce que j’ai traversé. Je suis très content. Il fallait s’accrocher mentalement ce soir contre la Croatie, qui nous a dominés pendant vingt minutes et on finit encore malgré tout au score. Mentalement pour nous et surtout cela leur a fait mal. C’est comme la finale de l’Euro 2010, où ils avaient mis beaucoup d’énergie. Là il ne faut pas montrer que tu lâches. En seconde période on est là, avec Thierry Omeyer. Au début, on est en difficulté en défense, on leur laisse pas mal de couloirs, ils tournent autour de nous. Dans l’ensemble, si il y a des choses à revoir en attaque et en défense, on a été bien sur la défense, là où on a peut être moins rotations. On a moins de rotation qu'avec les frangins Gille et Xavier, important à droite et Didier… Mais pour l’instant on s’en sort bien.

Vous avez une défense qui perturbe l’attaque, qui joue sur les trajectoires ?
Le but c’est de les enfermer les faire répéter des "un contre un" dans des espaces où ils sont peut-être moins à l’aise. Et c’est vrai que cela leur fait mal par moments et avec Luc on essaie de monter les balles. On n’arrive pas encore à les répéter. C’est ce qui nous manque encore. Après il y a Niko qui joue une heure en attaque et défense, son frère aussi qui n’a pas forcément l’habitude de monter les ballons. Il faut peut être revoir un peu cela, calmer un peu pour avoir l’énergie pour la fin de compétition. On n’est pas en demie. On est dans un rythme, on verra bien. Dans un match, je suis à deux doigts de sortir et quelques minutes après je suis très bien comme si le match venait de commencer. Et mentalement on n’a rien envie de lâcher et cela nous aide pour le physique.

Il y a du chemin parcouru depuis la prépa ?
Oui mais on savait que nous avions les joueurs avec de l’expérience. Il y a un noyau dur et les jeunes qui prennent le relais les uns après les autres. Valentin, William, Igor Anic, Cyril Dumoulin, Mathieu Grébille. Le stage entre Noel et premier de l’an était pas évident mais il nous a servi à intégrer ces joueurs.

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Thierry Omeyer gardien de l'équipe de France qui effectuait sa rentrée après trois mois d'absence et qui a été déterminant en seconde période (11 arrêts à 48%) : "Oui c’est très très satisfaisant, forcément. La France peut-elle être championne d’Europe ? On ne va pas tirer des plans trop loin après les  premiers matchs. On bat une très bonne équipe de Croatie. On avait l’ambition de les battre, de prendre les deux points. Maintenant on va se concentrer sur la Biélorussie. Et une fois que nous serons en demi-finale, on pourra envisager la suite. En deuxième période, on a très bien défendu et cela m’a permis de prendre confiance. Sincèrement, je ne m'attendais pas à faire un match comme celui-là, après trois mois d'arrêt. Je suis vraiment content d'avoir pu valider le travail de ma défense, d'avoir aidé mes coéquipiers. Maintenant, il faut que cela continue."

Nikola Karabatic (meilleur buteur français avec sept réalisations): "C’était un top match, on jouait contre un des grands favoris, une équipe qu’on a l’habitude de rencontrer souvent, on se souvient des belles années où on les rencontrait en finale ou en demi. L’année dernière on perd contre eux en quart, ce n'est pas un bon souvenir. On savait que ce serait très dur, comme un quart de finale avant l’heure. Cela pouvait être un match référence pour nous et on est très heureux, car arracher une victoire comme cela face à la Croatie cela nous conforte dans notre élan et notre dynamique. Cela nous remplit de bonheur. Le retour de Titi associé à une bonne défense nous a beaucoup aidés. Et on a été aussi plus agressifs défensivement, on ne prend que huit buts en seconde période et c’est fort face à ces attaquants là, cela nous a permis de mettre des buts faciles en contre-attaque. On a pris quatre buts d’avance, et après on a géré. On aurait pu prendre plus tôt l’écart, on perd deux, trois ballons bêtement mais on ne lâche pas et on gère bien le money time. C’est vraiment une belle victoire."

Valentin Porte (de retour de blessure - l'arrière droit n'avait pas disputé toute la phase préliminaire) : Je suis un peu occis mais je suis content cela aurait pu être pire pour une reprise. Il faut que le rythme revienne, mais ça va ! A la fin, et je prends un coup j’ai mal, je commence à être fatigué et il y a tout qui se chamboule dans ma tête. Je fais un mauvais choix, je récupère la balle, et j’ai failli en enchainer sur un autre. Et il est venu me dire, en tant que patron, qu’il fallait que je calme et je l’en remercie, je remercie tout le monde. Heureusement qu’on ne perd pas la balle sur celle là !

© Cathy Tachdjian
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