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Après France – Danemark : Michael Guigou « C’est assez irréaliste ! »
Après France – Danemark : Michael Guigou « C’est assez irréaliste ! »
27 Janvier 2014 | International > Euro

Tous énormes, les titulaires de l’équipe de France ont tous atteint des sommets individuels et collectifs qu’il sera dur de revoir un jour, sauf si cette équipe née à Herning dans le blizzard du Jutland arrive encore à faire mieux. Et le pire c’est que maintenant on les en croit capables ! Décryptage du match par ses héros.


Michael Guigou (ailier gauche de l'équipe de France) :

On l’avait dit hier. Si on veut gagner contre une équipe aussi forte chez elle, il faut sortir un gros match. On a sorti le gros match ! L’ambiance : oui je trouve qu’on n’a pas été trop sifflés par rapport à la Croatie. On a été tous très concentrés dés le début, on ne s’est pas affolé, on a eu un peu de réussite au début, mais on les a mis sous pression d’entrée. Et forcément quand tu joues à domicile, que tu as des moyens mais qu'on sait les contenir, même si Hansen est au dessus des autres joueurs, franchement mais c’est assez irréaliste ! Les indestructibles, ok, cela circule, vous vous êtes passé le mot, moi ce qui m’importe c’est que le Handball soit reconnu en France, et depuis 1992, tout ce qui est fait va dans ce sens la, c’est bien. Des surnoms on en a eu, l’équipe de France en a peut être trop eu je pense, voila on rentre dans l’histoire un peu plus et c’est bien.

Cette équipe est déjà candidate au titre à Rio ?
Chaque fois vous nous posez la question. Oh ! laissez nous savourer, vraiment.

Par contre, tu peux nous annoncer que toi tu en au moins pour deux ans ? Vu la jeunesse d’esprit ?
Non : janvier 2017, le mondial en France, là je me poserais la question mais j’espère continuer comme cela.

Le tee shirt que tu portes c’est quoi ?
C’est pour le jubilé des anciens Montpelliérains, le 20 juin. Avec la Sélécao, avec les frères Anquetil, Dédé Golic, Cédric Burdet etc...


Valentin Porte (arrière droit de l'équipe de France) :

Ca y est, elle est là cette médaille ?
Oui ce n’est que du bonheur, tout le monde a dû vous le dire, elle va rester longtemps là ! C’est mon premier titre à 23 ans ! Ma première ligne sur mon palmarès. C’est un rêve de gamin qui se réalise, j’en ai rêvé toute ma vie. Je fais partie de cette grande équipe qui a tout gagné, qui gagne encore. Je suis là, au lieu de les voir devant ma télévision à les regarder lever le trophée. J’ai bossé pour cela, pour faire partie de l’aventure. Le travail paie encore une fois, enfin j’y suis arrivé, c’est un bonheur immense. Il y a deux ans je n’imaginais pas être en équipe de France, tout a été très vite. Une compétition européenne, la plus compliquée, arrière droit. Et champion d’Europe ! Que dire, c’est magique, même il y a deux mois je n’y aurais pas cru.

Tu fais deux matches énormes, en demi et en finale ?
Honnêtement, oui, en demi, déjà, je me disais « tu as peut être été trop bien », tu risques de t’effondrer pour la finale. Et la finale se passe presque encore mieux alors oui, je m’étonne. Encore une fois je remercie mes coéquipiers qui m’épaulent tout au long du stage et de la compétition. C’est eux qui me mettent en confiance. Tout passait, c’est fabuleux.

Tu représentes l’avenir clairement
L’avenir nous le dira, encore une fois c’est une première compétition, au poste d’arrière droit, personne ne me connaissait. Peut être dans un an, ce sera complètement différent. Alors je profite de l’instant.

Comment vous expliquez cette réussite ?
Dans cette équipe, il y a des gars expérimentés, des gagneurs, des vrais compétiteurs et ils veulent faire taire les critiques aussi. Ils savent se dépasser au moment présent. Ils nous passent cette envie. Ce soir on a vu Daniel Narcisse à son meilleur niveau alors que c’était compliqué pour lui au début. On a vu un Titi Omeyer pour sa trois centième, le Titi qu’on connaît. Alors quand on est avec ces gars la, on est obligé d’être performants et de gagner.

Ce que vous avez fait à certains moments c’était magique comme ce Kung-Fu avec Micha Guigou ?
Oui on savait qu’on pouvait le faire après, Michael connait le handball sur le bout des doigts, il me met la balle où il faut, à moi de finir le travail.


Luc Abalo (ailier droit de l'équipe de France) :

Ce titre a-t-il une saveur particulière, car certains y croyaient peu ?
Oui, beaucoup de français étaient septiques et c’est normal, j’ai envie de dire que c’est ce qui nous a poussés. C’est normal car si on s’était dit avant la compétition qu’on mettrait dix buts aux danois, on ne se serait pas aussi bien mobilisé. Des matches comme cela, on en vit rarement dans une carrière. Et même nous on pensait qu’on allait gagner mais pas de dix buts. A chaque but, je regarde le score en comptant en fait le nombre de minutes qu’il reste et le nombre de buts qu’il leur reste à mettre pour remonter. Je me dis tout le temps qu’ils peuvent revenir. On l’a vu sur cet Euro avec plein d’équipes. Comme contre L’Espagne. Temps fors, temps faibles et là, eux, cela a été que temps faibles à part M. Hansen qui s’est réveillé, on a réussi à les maitriser.

Votre force ?
Indestructible c’est un peu prétentieux comme mot, même si les statistiques… On a fait des choses, mais il y aura d’autres compétitions à perdre et à gagner. Vous pouvez, (rires) nous appeler "les Fantastiques".

© Cathy Tachdjian
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