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Metz – Fleury, la finale idéale
Metz – Fleury, la finale idéale
21 Février 2014 | France > Coupe LFH
Résumé des demi-finales de la Coupe de la Ligue
La Coupe de la Ligue féminine ne pouvait rêver plus savoureuse affiche de clôture. L'hôte de la compétition, Metz, contre son challenger numéro 1, Fleury-les-Aubrais. Les deux meilleurs collectifs du pays ont pris rendez-vous pour dimanche, 16h45, aux Arènes. Pour avoir le droit de s'expliquer entre quatre yeux, les Dragonnes mosellanes et les Panthères du Loiret ont dû souquer ferme pour écarter respectivement Toulon (33-28) et Issy-Paris (27-25).

A Metz, de nos envoyés spéciaux
Laurent Hoppe et Pierre Menjot

Aux Arènes, un match sans les Messines peut passionner autant qu'un match avec elles. Il fallait presque se pincer pour y croire : dans la seconde session de la première demi-finale, les supporters messins ont ostensiblement pris le parti d'Issy-Paris. Autant pour l'encourager à remonter au score (14-9 à la 31ème, 19-16 à la 45ème, 20-20 à la 49ème) que par désir d'éviter Fleury-les-Aubrais en finale, ce dimanche. Mais le peuple jaune, francilien par procuration, a déchanté : le jet de 7 m d'une Manon Houette étincelante (9/9 au tir), suivi de la dernière des sept banderilles plantées par Marta Lopez Herrero, ont scellé à temps la victoire des Panthères du Loiret (27-25).


Après la Coupe de France, la collection de finales de ces dernières s'étoffe. A l'issue de celle-ci, peut-être, le premier trophée de la saison et le premier trophée tout court du FLH. « On est soulagées. On était venues pour disputer une finale, respire Houette. On joue sur tous les tableaux », n'en déplaise à ceux qui croyaient dur comme fer que le deuxième du championnat allait se contenter d'un aller-retour furtif en Moselle. Comme la veille, à Thionville (25-21 contre Nantes), il a prouvé tout le contraire. En filtrant l'accès à la cage de Darly Zoqbi de Paula, qui a elle-même refoulé les envois de Mariama Signaté (4-4, 15ème). En cisaillant le cadenas isséen, avec tout le tranchant d'Audrey Bruneau et d'un trident franco-espagnol (Houette, Kamdop et Lopez pour infliger un 5-0 de part et d'autre de la pause).

Surtout, l'ensemble de Fred Bougeant a su rester lucide lorsque la rage de Lesly Briémant, la force des poignets de Stine Oftedal et Angélique Spincer ont redonné du crédit à l'hypothèse d'un hold-up de l'IPH. « On arrive à être devant à la fin alors que l’an dernier, ça n’aurait peut-être pas tourné en notre faveur, analyse Manon Houette. On arrive à poser le jeu dans les moments cruciaux. » « L’expérience a fait la différence à la fin, renchérit son équipière Gnonsiane Niombla. Marta Mangué nous calme, annonce les enclenchements. J’essaie aussi d’apporter ma fougue. On a une équipe homogène, le danger peut venir de partout. » Comme le bonheur de Fleury d'avoir détrôné le vainqueur 2013. « La Coupe de la Ligue n’était pas un objectif prioritaire, indique Amélie Goudjo (notre photo du haut), la pivot d'Issy/Paris. Bien sûr qu’on aurait voulu gagner, si on avait pu, mais on a d’autres objectifs. Maintenant, on va intégrer Clo (Mendy, dont le contrat sera homologué cette semaine) et essayer de stabiliser tout ça. La fin de saison sera sympa, car on voit que les équipes de haut de tableau sont bien là. »


Effectivement, Amélie, les deux meilleures d'entre elles seront exactes au rendez-vous de la finale. Deux heures après son dauphin en LFH, Metz a officialisé à son tour sa présence. Même si le contraire était inimaginable pour les Dragonnes, qui plus est à domicile, la validation du ticket n'a pas ressemblé à une aimable formalité. Tel Nîmes en quarts, Toulon/Saint-Cyr a endossé sans complexe, avec beaucoup de cran et de cœur, son costume bleu ciel de challenger. Il a imprimé un train d'enfer en première mi-temps, atteinte avec une unité d'avance (15-14). Le fruit du punch de Marie-Paule Gnabouyou (4/5 en une demi-heure), de l'impertinence d'Audrey Deroin en jeu rapide, mais aussi de l'excès de précipitation adverse. Les protégées de Thierry Vincent ont gardé le contact encore un gros quart d'heure, jusqu'au point de rupture (24-24 à la 48ème, puis 25-28 cinq minutes plus tard et 28-33 au final). Les montées de balle lorraines, d'indication géographique protégée, ont produit leur œuvre destructrice.


« On n'est vraiment pas mécontentes de notre match, mais on a mal géré les dix-quinze dernières minutes, commente Alexandra Bettacchini, pas étrangère à la bonne période toulonnaise (15 arrêts). On a fait trop de passes directes à l'adversaire. C'est plus facile de monter les balles quand on les leur donne dans les mains. Le problème était là. » A Metz, la solution se trouvait chez Grace Zaadi, remise d'équerre avec ses dix buts. Ana Gros, constante à l'arrière (6/11), et Gervaise Pierson, créditée d'une double parade magistrale sur Julie Goïorani (55ème), ont également élevé le niveau. Et sur un côté droit déserté par Marie Prudhomme, Laura Flippes a saisi la chance accordée par son entraîneur, Sandor Rac. Au crédit de l'internationale jeunes (2/3), une lecture du jeu rassurante par moments et beaucoup de culot, pour initier un kung-fu par exemple. « Je suis vraiment contente de ce que j'ai fait, et surtout d'avoir autant joué, apprécie l'ancienne arrière d'Achenheim. Pour une demi-finale, ça fait plaisir. J'espère être dans le groupe pour la finale. » Face à elle, face à son Metz, va se dresser un Fleury qui a les faveurs du pronostic d'Alex Bettacchini : « Elles ont deux sept majeurs. Ce sera plus facile pour elles d'enchaîner un troisième match d'affilée. »

Demi-finales
Issy-Paris - Fleury Loiret : 25-27
Toulon - Metz : 28-33

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Handzone
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