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CDF : Paris gagne l’opération « portes-ouvertes »
CDF : Paris gagne l’opération « portes-ouvertes »
13 Avril 2014 | France > Coupe de France

Paris s’est sorti du piège toulousain en brisant sa série de défaite aux tirs aux buts, mais après avoir dominé une bonne partie du match, les Parisiens, toujours aussi fébriles défensivement ont dû leur salut à un doublé incroyable de Luc Abalo dans la dernière minute pour égaliser à 37 partout dans le temps réglementaire.

Pour Paris, la donne est simple, si l’attaque est capable de faire des étincelles et quasiment marquer 35 buts à chaque match, il va falloir trouver une assise défensive avant la fin de la saison. Car prendre 37 buts, se faire martyriser par un Miha Zvizej qui va coller la bagatelle de 9 buts dans le jeu et mettre tous les postes 3 parisiens à la cave, ce n'est pas tenable. Et pour le malheur de la défense parisienne, il y avait aussi un certain Jérôme Fernandez encore auteur d’une prestation digne d’un top mondial, il y avait un Danijel Andjelkovic qui va amuser les tours parisiennes et leur mettre la misère dans le money time pour finir par un Valentin Porte qui retrouve peu à peu sa splendeur bleue. Alors certes, Paris a su marquer dans toutes les positions, les bras de Mikkel Hansen et Marko Kopljar ont fait des dégâts, Jeffrey M’Tima a fait quelques prouesses devant les gardiens toulousains et le duo Melic – Abalo est quand même d’un sacré tonnage, mais tout cela ne règle pas les soucis défensifs, rien ne sert de marquer si à chaque fois on encaisse un but dans la foulée.

Pourtant après un jeu de temps mort des coaches, le premier étant signé Joël Da Silva et conclu par un 4-0 pour les Toulousains, suivi par celui de Philippe Gardent qui lui allait sonner la charge parisienne avec un 8-0, on pensait que Paris avait les choses bien en main. Mais avec un temps mort pris à 3 minutes de la pause, le coach toulousain allait une fois de plus relancer ses joueurs qui finissaient en trombe avec un 3-0 qui les remettaient dans la course à la gagne.

Encore une fois au retour des vestiaires, Paris allait avoir l’occasion de prendre ses aises, mais les flèches toulousaines Chelle et Ilic profitaient des arrêts de Wesley Pardin pour ramener le Fenix au contact et dans les 5 dernières minutes, c’était Toulouse qui avait les choses en main profitant de la vista de Danijel Andjelkovic pour passer devant de deux buts. Un 7 mètres de Jérôme Fernandez qui s’écrasait sur la barre et Luc Abalo pouvait jouer les voltigeurs avec un premier but en rebond lucarne pour, en suivant sur un nouvel arrêt de Patrice Annonay, planter un but façon Greg Anquetil en 2001 à 3 secondes de la fin du temps réglementaire pour un 37 partout salvateur. Et cette fois, après Chambéry et Saint Raphaël, Toulouse n’allait pas profiter de la fébrilité des Parisiens dans les séances de jets de 7 mètres. Si Melic et Gunnarsson se loupaient, Osmajic et Zvizej faisaient de même face à Patrice Annonay et on partait en mort subite, au bout de 8 tirs, Vladimir Osmajic voyait son second tir de nouveau sorti par le taulier parisien et Paris pouvait exulter tellement il n’était pas passé loin de la correctionnelle.

A Toulouse, Palais des Sports
Le dimanche 13 avril à 19h15
1/4 de finale de Coupe de France
Toulouse - Paris : 42 - 43 aux TAB (Mi-temps : 18-21, FT : 37-37)

4 000 spectateurs
Arbitres :
MM Moreno Jean-Pierre et Serrano Michel

Statistiques du match

Evolution du score : 5-4 5°, 7-8 10°, 10-11 15°, 15-13 20°, 15-19 25°, 18-21 MT - 22-25 35°, 25-28 40°, 29-30 45°, 31-33 50°, 34-34 55°, 37-37 FT. 42-43 TAB

                         Les réactions (recueillies par Mélody Ramirez)

Miha Zvizej, pivot du Fénix: La première mi-temps a été compliquée, surtout les 20 premières minutes, après la défense s’est resserrée. En deuxième comme d'habitude, on est bien revenu. A 3 minutes de la fin, on mène de deux buts, mais il y a ensuite eu beaucoup d’arrêts de gardiens. C’est difficile à digérer de se faire éliminer une seconde fois au pénalties en Coupe. C’est compliqué pour Vladimir et pour moi, on n’est pas habitué à tirer les pénaltys, c’est vraiment dommage que cela se soit passé ainsi.

Philippe Gardent, entraîneur du PSG: On est un peu passé par tous les états pendant ce match. Mais on sait très bien qu’avec cette équipe là, même quand on est à +6 on ne peut jamais être rassuré, on en a encore fait une démonstration, avec notamment un relâchement défensif et offensif. Dans le secteur défensif, c’était un relâchement des deux équipes pendant 1h, Toulouse qui a habituellement une bonne défense n’était pas au mieux ce soir. On a encore trouvé le moyen de se faire peur, comme souvent cette année. Enfin, la roue a tourné du bon côté, c’est bien pour nous. C’était ma 4ème série de pénalty consécutive. La dernière je ne l’ai même pas vu, je me suis dit comme je ne peux rien faire sur les pénos, je peux au moins agir sur le sort. Je suis donc allé la vivre dans les vestiaires.
Concernant le tirage des demies face à Dijon ? J’ai horreur de dire qu’un tirage est favorable ou non, C'est une demi-finale d’une compétition et c'est sérieux. Ce qui est favorable pour nous c’est qu'enfin le match est à domicile. On a été à Montpellier, à Toulouse et enfin on reçoit.

Quarts de Finale Coupe de France M
Equipe Receveuse Equipe Visiteuse Score Date Stats
Chambéry Aix en Provence 29 27 13/04 >>
Toulouse Paris 42 43 13/04 >>
Billère Nantes 23 32 13/04  
Sélestat Dijon 31 32 12/04 >>

Nantes facile, Chambéry souffre, Dijon se montre
Dans les autres quarts de finale, Dijon a oublié ses déboires en championnat et s’est imposer lui aussi à l’issue de la séance de jets de 7 mètres sur un Sélestat qui n’aura joué vraiment que sur les 30 dernières minutes et n’aura pu que combler le retard de 6 buts concédé à la pause sans pouvoir prendre la min au score. Reste à savoir qui aura fait le plus pour son avenir immédiat ou à long termes, les deux luttant pour sauver leur tête en LNH. Pour Nantes, pas de souci, même dans l’antre du Palais des Sports de Pau, Billère n’a pu rivaliser et le -9 final explique à lui seul toute la tranquillité que dégage le HBCN depuis de longues semaines. Fin de la belle aventure pour les Béarnais qui vont pouvoir se concentrer et surtout économiser leur forces encore valides pour la Pro D2 et la course au Play Off. Chambéry lui, s’est qualifié sur ses terres ! La seule équipe à réussir ce « tour de force », mais cela s’est fait plus que dans la douleur face à Aix en Provence. Après avoir failli sombrer face à la rentrée d’un Yohann Ploquin énorme dans les buts aixois, les Savoyards ont du lutter jusque dans les derniers instants avec une base arrière encore une fois décimée avec la blessure pour la fin de saison de Timothey N’Guessan. Mais avec un Maxime Diot prépondérant dans les buts, un Alexandre Tritta performant sur le coté droit et un Damir Bicanic un peu Up an Down mais décisif dans les derniers instants, le CSH a fini par faire tomber un Aix en Provence qui est du coup quasiment en vacances, sa place en LNH étant quasi assurée.

Pour les demi-finales, Paris recevra Dijon et Chambéry devra monter encore son niveau pour accueillir un Nantes qui n’aura pas joué un seul match de Coupe de France à la maison cette saison. De quoi faire un peu râler le staff et le trésorier mais une finale sera au prix d’une victoire en Savoie, sachant que le CSH n’a plus que la Coupe de France pour espérer jouer l’Europe la saison prochaine.



© François Dasriaux
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