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Stine Oftedal, l'étoile du Nord
Stine Oftedal, l'étoile du Nord
14 Avril 2014 | France > LFH
Elle est forte, a tout le temps le sourire et une personnalité attachante. Championne du monde et d’Europe à même pas 22 ans, Stine Oftedal s’est fondue dans le collectif d’Issy qu’elle sublime depuis le début de saison et a hissé jusqu’en finale de Coupe de France et d’Europe, en attendant mieux. Pour sa première année hors de Norvège, elle est l’une des meilleures joueuses de LFH. Voire la meilleure.

On ne peut pas dire qu’on n’a pas été prévenus. Septembre 2013, réunion des entraîneurs de LFH pour lancer la saison à l’Hôtel de Ville de Paris. Chacun y va de son petit mot au sujet de son équipe. Mais Arnaud Gandais, l’entraîneur d’Issy, ajoute une précision : « Des filles sont arrivées, notamment Stine Oftedal. Elle est brillante et ce sera une découverte pour tout le monde. » Le premier match face à Nice donne une première bonne impression (lire l’article ici). Et sept mois plus tard, tout le monde est sous le charme.


Buteuse, excellente passeuse, assez maline pour gratter quelques ballons depuis son aile en défense, la championne du monde 2011 rayonne sur le Championnat et nombreux sont les techniciens à avoir râlé, impuissants. On se souvient par exemple de Camille Comte, battu avec Besançon, sans pouvoir reprocher quoi que ce soit à ses joueuses. « Les filles défendent, défendent, et on n'arrive jamais à l'arrêter. Alors à un moment... On lâche prise. » Friand de la filière scandinave, le Toulonnais Thierry Vincent apprécie lui-aussi : « C'est une accélérateur de particules, exactement ce qu'on recherche en recrutant Troelsen l'an prochain. » Manu Mayonnade, encore malmené en demi-finale retour de Challenge Cup par la demi-centre (9/11 aux tirs), va plus loin. « C’est la meilleure, et de loin. Elle représente ce qu’on aime tous : la percussion, l’intelligence de jeu, la rigueur. Elle sait tout faire, c’est un régal. Si je devais prendre une joueuse dans mon effectif, ce serait elle. Sans hésiter. »

La question est posée : Stine Oftedal, 22 ans, est-elle la meilleure joueuse de LFH? Ses statistiques cette saison (5,1 buts à 54% de réussite, 1,3 passes) sont au-dessus de celle de Liscevic l’an passé, quand elle a été désignée MVP (3,6 buts à 63%, 0,7 passes en saison régulière). Mais l’Isséenne, gênée, écarquille les yeux quand on lui soumet l’idée. « Bien sûr que je veux être la meilleure, la meilleure du monde même, mais je ne le suis vraiment pas, rougit-elle. J’ai encore beaucoup de choses à apprendre d’ici là. Dans la Ligue, Alexandra Lacrabère fait une très bonne saison et j’aime beaucoup Gnonsiane Niombla, toujours très sûre d’elle. » Sont-elles meilleures qu’elle ? « Pour moi, elles sont vraiment au top, esquive encore Stine Oftedal. Mais si les gens me voient comme une des meilleures, j’en suis ravie ! »


Non, la Norvégienne n’a rien d’un Mikkel Hansen, qu’elle va voir jouer à Coubertin parfois, lequel clame sans broncher qu’il veut être le meilleur du monde. Arrivée sur la pointe des pieds « avec l’envie de très bien commencer », l’ancienne joueuse de Stabaek « a pris confiance dans une équipe où j’aime jouer, où on croit en moi et où j’ai des responsabilités ». Dans la vie, la petite (1,68 m) blonde a aussi pris ses aises puisqu’elle a déjà goûté aux bienfaits de la capitale : les grands sites touristiques, les coins balades (« j’adore le Marais, Bastille ») et les restaurants (« je mange beaucoup, c’est mon péché mignon… »), tout en bouclant son master d’économie à distance et en apprenant le français. Et elle n'abandonne jamais longtemps ses compatriotes Pernille Wibe, arrivée elle-aussi cet été, et Charlotte Mordal, à Paris depuis quatre ans, qui joue le rôle de maman poule.

C’est dans ce cocon douillet que l’internationale aux quelque 80 sélections espère encore progresser. Car le diamant n’est pas encore entièrement poli. « Je veux être meilleure en défense, ce qui est nouveau pour moi, avance-t-elle. Je dois aussi travailler mon tir, avec différents armés de bras. Et puis être meilleure avec le pivot. Oui, je suis pas mal dans ce secteur, mais je veux être vraiment très bonne. » Son sélectionneur, Thorir Hergeirsson, pousse encore dans l’excellence. « Elle doit jouer davantage sans ballon, améliorer son tir à 8 mètres et son un  contre un côté gauche. » Mais là, on pinaille et même l’Islandais, qui vient parfois à Paris, apprécie de voir son maître à jouer « dans un club qui travaille bien, dans une bonne ambiance et avec des coéquipières de sélection ».


Il manque encore le principal à Stine Oftedal pour définitivement poser sa patte féline sur la France : les titres. Cela tombe bien : avec une finale de Coupe de France, une deuxième de Challenge Cup, et un quart de finale de Championnat, les occasions ne manquent pas pour Issy-Paris. « Ce sont des semaines très excitantes, c’est maintenant que l’équipe peut montrer si elle est assez forte, s’enflamme la championne d’Europe 2010. Ce sera très dur mais nous avons nos chances, nous avons beaucoup travaillé. Et on a vu qu’on était très difficiles à battre. » Encore plus avec une grande Stine.

© Pierre Menjot
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