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Arnaud Calbry, la force tranquille de Dunkerque
Arnaud Calbry, la force tranquille de Dunkerque
6 Mai 2014 | France > LNH

A Dunkerque, la réussite de Patrick Cazal à la tête de l'équipe professionnelle est indissociable de celle d'Arnaud Calbry. Depuis trois ans, les deux hommes ont appris à se connaître et leur entente est parfaite. Même si un jour, le fidèle adjoint aspire à voler de ses propres ailes.

Cette semaine, les hasards du calendrier et l'arithmétique du classement peuvent jouer en faveur de Dunkerque. Un succès ou un nul mercredi à Toulouse combiné à une victoire de Montpellier face à Paris 24 heures plus tard permettrait aux Nordistes d'être champions de France avant la fin de la saison.

Si les Nordistes en sont arrivés là, ils le doivent certes, au talent de chacun, à la qualité des jeunes issus du centre de formation mais également à un staff technique reconnu pour sa compétence et sa complémentarité. Dans le sillage de Patrick Cazal, Arnaud Calbry est "l'homme de l'ombre", essentiel à l'équipe professionnelle. L'ancien défenseur passé par Dunkerque comme joueur mais également par Pampelune (avec qui il a été finaliste de la Ligue des Champions en 2003 contre Montpellier) est celui qui met toute la mécanique nordiste en place, huile les rouages, tout en gardant un oeil bienveillant sur le centre de formation qu'il a dirigé jusqu'à l'année dernière. C'est aussi sur lui que repose toute la filière jeune de l'USDK, de l'école de hand à l'antichambre de la D1.

Arnaud, y a-t-il une certaine impatience à clôturer la saison ?
Très franchement, rien ne transpire dans ce sens. Même si c'est inévitablement dans toutes les têtes, je trouve le groupe très assidu et très rigoureux. Peut-être encore plus à cette période. L'état d'esprit n'a pas changé, l'ambiance est vraiment très bonne.

Ça serait dommage de tout perdre après avoir écarté ses adversaires directs
C'est un peu le reproche qu'on nous a fait en nous reprochant de ne pas gagner contre les gros. On y est parvenu et on a montré qu'on pouvait être compétitifs sur toute la saison. C'est la 1ère année qu'on peut le faire. 

A titre personnel, c'est la meilleur saison que tu vis à Dunkerque ?
Si on va au bout, je serai tenté de dire oui parce que même si l'année dernière a été superbe avec deux trophées, celle-ci peut se terminer par ce qu'il y a de plus beau, un titre national. C'est la continuité de ce qu'a amorcé Nicolas Bernard l'ancien président, dix ans plus tôt.

Comment fonctionne le tandem que tu formes avec Patrick Cazal ?
Je me considère plus comme un entraîneur qui assure la mise en place et l'intendance et Patrick comme un manageur. Il s'occupe de la stratégie, des choix tactiques. Cette répartition des rôles me satisfait pleinement, tout le monde s'y retrouve.

On t'a annoncé du côté d'Ivry. Voler de tes propres ailes t'a traversé l'esprit ?
Bien-sûr... mon envie est de diriger un jour, un groupe. Très honnêtement, j'ai déjà eu des propositions qui n'allaient pas très loin et la dernière m'a vraiment fait réfléchir. Il y a tout un tas de paramètres qui entrent en ligne de compte, autant sportifs que familiaux. Je n'ai pas jugé que le moment était opportun. J'ai encore envie de travailler aux côtés de Patrick mais je sais qu'à terme, je franchirai le pas. D'autant que j'ai touché à tous les niveaux d'un club, de la formation à l'équipe 1. Je pense que pour manager un staff, une équipe, il faut être passé par tous les niveaux.

D'anciens joueurs réussissent, d'autres non...
Patrick a pris le risque, le club a fait ce choix et les résultats lui donnent raison.

La défense dunkerquoise est un modèle du genre. Elle arrive à tenir le coup même sans son patron Mike Grocaut, comme ce fut le cas à Montpellier.
C'est la leçon de la saison 2011-2012. Les longues indisponibilités de Lamon et Bosquet et les retours de blessures de Siakam et Soudry nous ont plombés d'entrée (une seule victoire en six matches). Il a fallu revoir notre stratégie et responsabiliser d'autres joueurs dans d'autres rôles. Désormais, on anticipe les absences éventuelles. Par exemple, sur le poste 3, on a des alternatives à l'association Grocaut-Afgour. "Momo" (Mokrani) et même Kornel (Nagy) peuvent prendre leur place.

La politique a récemment obscurci le ciel dunkerquois. Faut-il être inquiet ?
Le nouveau maire est venu rencontrer le staff et les joueurs, il nous a encouragés à être champion (sourires) et nous a assurés de son soutien, à la même hauteur que cela était fait par le passé. Par contre, il nous a dit que le projet d'Arena ne serait pas mis en oeuvre.

C'est un coup d'arrêt au développement de l'UDSK ?
Si on veut se développer, il faut moins dépendre des subventions publiques, avoir une infrastructure qui permet d'accueillir le public dans d'excellentes conditions et attirer des enseignes nationales. C'est compliqué car si on veut accueillir ces grandes enseignes, aujourd'hui, nous n'avons que le produit sportif à leur vendre.

D'où l'importance de l'écrin...
On le voit avec la Ligue des Champions. On a déjà eu une dérogation pour cette saison. Si on termine 1er, elle sera renouvelée mais on ne l'aura pas "ad vitam eternam". Je crois que Paris est confronté à la même problématique. La ville réfléchit à d'autres projets mais pour le moment, il n'y a rien en vue et c'est un frein à notre expansion.

Ceci dit, le terrain reprend ses droits cette semaine...
On va aller jouer à Toulouse et ensuite on va suivre avec beaucoup d'intérêt le Montpellier-Paris de jeudi. Quel que soit notre résultat la veille. Si le destin nous donne le titre un petit peu plus tôt, tant mieux mais gagnons ce qui nous reste à gagner. Mais si on peut être champion devant la télé, cela ne nous dérangera certainement pas.  

© Yves Michel
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