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LFH : Pour Issy, c’est le bouquet finales
LFH : Pour Issy, c’est le bouquet finales
18 Mai 2014 | France > LFH
Résumé de Fleury – Issy-Paris, demi-finale de D1F.
Quatre jours après sa victoire au courage, c’est avec un sang-froid glacial et beaucoup de talent qu’Issy-Paris a battu Fleury, dimanche, en demi-finale retour (23-27). Face à Metz, les Isséennes joueront leur troisième finale de la saison, après la Challenge Cup et la Coupe de France, samedi prochain.

Le réveil est terrible. Il y a une semaine, Issy-Paris gâchait une fête qui s’annonçait énorme en explosant face aux Suédoises de Höör, en finale de la Challenge Cup, laissant filer un trophée largement à sa portée. Ce dimanche, les cris d’Armelle Attingré n’avaient pas baissé d’un décibel, mais il n’était pas question de souffrance à délivrer, encore moins de pleurs qui ne voulaient pas sortir. Non, ils étaient plus proches du rugissement, d’une motivation débordante qui s’est encore décuplée avec la défaite sur la scène continentale. Une faim qui a emporté Fleury, sans doute le meilleur effectif de France, qui jamais, en deux heures de jeu, n’a su inquiéter Issy.


Mais si la première victoire parisienne était à mettre sur le compte de la rébellion (27-22), celle de dimanche est un modèle de maîtrise tant les 3es de LFH ont dominé collectivement, stratégiquement et mentalement leurs adversaires (23-27), au terme de leur prestation la plus aboutie de la saison. Au milieu d’une arène où étaient prêtes à s’enflammer près de 2000 personnes, les filles d’Arnaud Gandais ont tout de suite pris les commandes du score (0-2, 5e), et n’ont jamais lâché. « On voulait revenir, les faire douter petit à petit, mais peut-être que, psychologiquement, on n’était pas trop remises du match aller, même si on croyait pouvoir remonter, tente d’expliquer Gnonsiane Niombla, la capitaine battue. Et à chaque balle qu’on a eue pour revenir à un but ou égalité, on a loupé un truc, un penalty, ou une mauvaise défense. »

Tout l’inverse des Isséennes, qui auront laissé la meilleure attaque du Championnat à 45 buts en deux matches, finissant avec un écart de +9 sur la double-confrontation. Le tout articulé autour d’une défense béton. « La meilleure du Championnat », souffle Beatriz Fernandez, muette ce dimanche (0/2), qui ne trouvait guère d’explication au mutisme de son équipe. « On a beaucoup travaillé pendant un mois, mais on a perdu le rythme de la compétition. Les entraînements n’ont rien à voir avec les matches. Mais ce n’est en aucun cas une excuse », reprenait l’internationale espagnole, après trente secondes passées à se refaire le match. Derrière le mur articulé autour du duo Signaté-Kpozé, Armelle Attingré s’est régalée, a serré le poing, harangué son banc de touche, 14 fois en tout, 27 en deux matches. Et empêché le possible retour de Fleury quand Manon Houette, sur l'aile gauche, a eu la balle de -1 (16-18, 41e).


Si le champion de France, Metz, est passé près du couperet, vendredi, son dauphin de la saison passée luttera donc pour la 3e place. Oublié, la revanche rêvée, trois mois après le succès messin en Coupe de la Ligue. « Mais on le mérite aussi, affirme Amélie Goudjo. Chaque fois qu’Issy arrive en finale, les gens disent que c’est une surprise. Mais ces trois dernières années, on a atteint toutes les finales. Cette saison, on a un bon collectif avec les Norvégiennes qui sont arrivées, ce qui nous permet de faire face aux blessures. »

Rarement, pourtant, la force collective isséenne a semblé si forte, de Mariama Signaté, impressionnante à 10 mètres (7 buts), à Karolina Zalewski, d’une précision anesthésiant (6 buts en 8 tentatives). Comme si la défaite en Challenge Cup avait été le déclic. Un déclic que Fleury, battu deux fois en finale et une fois en demi depuis l'arrivée de Fred Bougeant, attend toujours. « Franchement, tout le travail d’une saison anéanti en deux matches, c’est hyper décevant, grimace Gnonsiane Niombla. Perdre chez nous alors qu’on n’avait jamais été battues de la saison ici… » 

« Maintenant, on doit oublier ça et se remotiver, rebondit Bea Fernandez. Samedi, on a une finale à jouer (en Coupe de France face à Issy-Paris) et tout le monde était très content, il y a un mois, de la jouer. Ce sera aussi intense, aussi dur que ces demi-finales, mais cette fois, ce ne sera qu’un match et on compte bien le jouer en montrant autre chose. » Pour les Isséennes, cela fera donc trois finales cette saison, après la Challenge Cup et avant le Championnat, face à Metz, preuve d’une saison énorme. « Non, on ne va pas chanter qu’on est en finale, coupe Amélie Goudjo. Ca ne sert à rien. Maintenant, il faut gagner. »


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FLEURY - ISSY-PARIS
23 - 27 (Mi-temps : 10-16)
Palais des Sports d'Orléans. 2000 spectateurs environ.
Arbitres : MM. Dentz et Reibel
 
Statistiques du match
A Orléans
© Pierre Menjot
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