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Metz frappe le premier
Metz frappe le premier
28 Mai 2014 | France > LFH
En manque de jus et d’idées, Issy a cédé d’entrée, face aux individualités de Metz, en finale aller (26-22). Les Isséennes ont quatre jours pour se remettre la tête à l’endroit et éviter un troisième échec en finale cette saison. Plus facile à dire qu’à faire.

Quatre buts. Si peu et beaucoup à la fois. Plutôt beaucoup, même, à voir les supporters messins déjà en transe, Coralie Lassource la mine basse ou Armelle Attingré filer aux vestiaires. Battu en finale aller du Championnat, mercredi, à domicile (26-22), Issy-Paris a déjà fortement fait grimper sa cote pour remporter le titre de champion de France. S’imposer de cinq buts à Metz ? Difficile quand on sait que les Lorraines n’ont cédé qu’une fois cette saison sur leur terrain, face à Nice, au cœur de leur période de creux cette saison. « Mais on va y aller pour faire le meilleur match possible, pour les embêter et, surtout, ne pas avoir de regrets », annonce Angélique Spincer. Et Issy n’est jamais aussi dangereux que quand il est dos au mur.

Reste qu’il faudra régler un problème sacrément enquiquinant depuis huit jours : une attaque amorphe, beaucoup trop dépendante de Stine Oftedal. Sans les neuf buts de leur demi-centre MVP, parfaitement remise sur les rails après une finale de Coupe difficile, les filles d’Arnaud Gandais auraient même volé en éclats. Elles ont failli, plusieurs fois (5-8, 11e puis 18-21, 51e), impuissantes ou presque face à la grosse défense de Metz. « C’était l’objectif : défendre très fort d'entrée, explique Gervaise Pierson, précieuse dans ses poteaux (12 arrêts). Car si on laissait Issy mettre en place sa défense, on aurait été mangées. Alors on a mis plus d’intensité qu’elles. » « On a, surtout, retrouvé notre jeu, notre rythme », souriait Sandor Rac, tout heureux de la partition livrée par les siennes, dix jours après la double bouillie rendue face au Havre. « Vu le jeu qu’on a proposé, j’aurai même été content si on avait perdu de peu, reprend le coach serbe. Notre défense nous a porté. »


Face à ce bloc jaune et bleu, les vice-championnes d’Europe ont d’abord envoyé Mariama Signaté en éclaireur. Sans succès (0/5, 4 balles perdues). Alors Oftedal a pris le relais, pendant toute la première période et même un peu plus, réussissant à remettre les siennes en tête (17-16, 34e). La Norvégienne fatiguant, c’est Briémant et Zalewski, à l’aile droite, puis Goudjo et Spincer, plein centre, qui ont su trouver quelques ouvertures. Avant que Doungou Camara, impeccable bombe survitaminée en sortie de banc, ne vienne claquer deux buts de loin pour ramener les siennes (20-21, 53e). « On aurait alors pu espérer un écart moindre, souffle Angélique Spincer, la capitaine isséenne. Mais on n’a pas été en réussite, ni en attaque, ni en défense. »

Quelques oublis défensifs plus tard, les championnes de France refaisaient en effet le trou pour finir à +4 sur un dernier penalty de Liscevic, très bonne mercredi et une bonne défense pour finir (22-26). De quoi laisser beaucoup de regrets aux locales, désormais dos au mur. « On est déçues car on revient à chaque fois à un but ou égalité mais on commet une faute ou on loupe un tir, râle Coralie Lassource. Il nous manque des buts, en défense on faisait du n’importe quoi parfois… Mais on va travailler, et remonter, car on n’a plus rien à perdre maintenant. » Et cela fait plus d’un an et une finale européenne, perdue face à Holstebro (après avoir gagné de quatre buts à l’aller…), que Metz n’a plus été dans la position du chassé sur une opposition en aller-retour. « Alors on ne va surtout pas dire que le plus dur est fait, prévient, grave, Gervaise Pierson. On se méfie, on a déjà perdu en ayant quatre buts d’avance, et 60 minutes, c’est long. Elles ont des individualités, comme Signaté, Oftedal, et les autres si celles-là ne sont pas dans le match. Non, vraiment, ce n’est pas fait. »

 


Hanna Oftedal présentée
Comme nous vous le révélions dès lundi, Issy-Paris a présenté la première de ses deux recrues à la pause, mercredi : Hanna Oftedal, sœur de la demi-centre, arrière droite de 19 ans. L’internationale junior norvégienne va signer pour une saison dans « un bon club, avec beaucoup d’ambition », se justifie-t-elle. Et, surtout, elle se réjouit déjà de rejoindre sa sœur, quittée l’été dernier après le départ de Stabaek de l’aînée. « C’est la raison principale, avoue-t-elle, mais c’est un très bon endroit pour vivre, avec une bonne atmosphère. Stine ne m’en a dit que du bien. Je sais que ça défend dur mais je pense pouvoir m’imposer, progresser et gagner des titres. J’ai eu le coach et le président, j’ai eu un bon feeling, ils étaient vraiment intéressés par moi. » Au côté de sa mère, Hanna Oftedal a donc observé sa sœur ferrailler face aux Messines, avant de repartir en Norvège. « Ca va être très dur, mais je suis certaine qu’elles peuvent le faire », estime-t-elle. L’esprit des Lionnes est déjà adopté.

ISSY-PARIS HAND – METZ HANDBALL
22 – 26 (Mi-temps: 13 - 13)
Statistiques du match
A Issy, Palais Robert Charpentier. 1800 spectateurs environ. Arbitres : MM. Sami et Bounouara.

© Pierre Menjot
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