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Noisy mise toujours sur son savoir-faire collectif
Noisy mise toujours sur son savoir-faire collectif
25 Juin 2014 | France > Division 2F

Dauphin de Dijon, Noisy le Grand aura été la bonne surprise de cette saison en D2F. Un exercice convaincant dans la lignée de ce que fait le club Séquano-Dyonisien depuis de nombreuses saisons maintenant... en attendant un jour de pourquoi pas toucher du doigt la montée en LFH.

Si Yutz pouvait prétendre au rang de surprise n°1 du championnat, c’est au final Noisy le Grand qui étonne le plus en terminant en trombe : seize succès pour seulement six défaites… et une seconde place amplement méritée au final. L’équipe Francilienne est homogène, défensivement rigoureuse et ne laisse que très peu de place au hasard pendant les soixante minutes d’une lutte souvent acharnée. Si certaines individualités comme Caroline Valente ou les sœurs Bellakhdar sont sur une phase ascendante, si Hatadou Sako confirme les promesses d’un avenir doré, priorité est d’abord donnée au groupe. Et en terme de performance collective, Noisy en connaît un rayon… capable de jouer les trouble-fêtes en haut de tableau depuis de nombreuses saisons… et même de remporter le championnat en 2011. Aux commandes de l’équipe vedette du NLGHB, un nouveau tandem s’est formé l'an passé avec l’expérimenté René-Paul Dessertenne et le jeune Safwann Khoudar. Une génération d'écart entre les deux entraîneurs certes... mais une même vision du "gagner ensemble". Agé d’à peine 23 ans, Safwann Khoudar dresse avec nous le bilan de la formation Francilienne. Avec comme prolongement de cet exercice réussi... la question du budget, du statut VAP et de l’accession à terme en première division.

Terminer second de D2, Noisy finit en apothéose ?
Effectivement. L’objectif principal, c’était de se maintenir le plus rapidement possible. Une fois que le maintien était validé, il s’agissait d’aller chercher la place la plus haute. On savait que rejoindre Dijon, c’était presque mission impossible. En voyant cette 2ème place, c’est effectivement un bilan très positif, ça récompense plusieurs années de travail, de vie commune pour ce groupe… qui est aujourd’hui arrivé à maturité. Le mérite en revient d'abord aux joueuses.

Que s’est-il passé en cette fin de saison… avec six victoires pour finir ?
Sur l’année 2014, on a deux défaites d’un but… et surtout que des victoires. Pour finir aussi bien, il faut souligner d’abord le travail de notre préparateur physique. La trêve de décembre nous a fait du bien parce qu’on était fatigué. On a préparé 2014 en sachant qu’en février, mars… on aurait cinq à six matchs décisifs, ce tournant allait être déterminant. Une fois cette période-là passée, on a été capable de dérouler jusqu’à la fin. On a certes eu la chance de ne pas avoir de blessées graves mais c’est aussi dû à une bonne gestion de la préparation physique chez les filles. C’est vrai qu’on a mieux terminé que des équipes comme Yutz, Cannes ou Mérignac qui ont été dans le dur à la fin, ça ressemble à notre fin de saison 2013. Et on a même l’impression que si on avait pu avoir trois à quatre matchs de plus… ça aurait été d’autant mieux (rires).

On sent de la solidarité à Noisy… l’état d’esprit est à souligner ?
C’est sûr, la solidarité… c’est un trait de caractère marquant parce que le collectif vit bien ensemble. C’est un groupe qui a une âme et les joueuses qui arrivent chaque année sont assez surprises de voir comment ce groupe vit… et l’entente cordiale qui s’y trouve. Au-delà de ça, entre la cohésion de groupe et la réussite sportive, c’est très intéressant de voir comment ces deux éléments peuvent s’allier. La combativité est aussi un élément fondamental : on est la deuxième meilleure défense derrière Dijon, ça marque notre volonté de ne jamais rien lâcher.

Pas de "stars" dans l’équipe… ni de budget faramineux, est ce qu’à Noisy, le miracle est permanent ?
C’est toujours compliqué d’avoir le plus petit budget du championnat. Je suis aussi d’accord sur le fait qu’on n’ait pas de stars dans notre équipe,  c’est aussi une volonté du club. Par contre, si on a toujours été capable d’être performant ces dernières saisons en terminant notamment champion en 2011, ça n’est sûrement pas un miracle.  A travers cette continuité de résultats, on voit d’abord le savoir-faire du club. Dans le recrutement, dans la formation, dans la constitution d’un groupe performant, on y arrive toujours. C’est sûr qu’on ne restera pas des années avec ce budget là, ça doit servir justement de transition pour un projet encore plus ambitieux.

On rêve de LFH à Noisy malgré ces moyens limités ?
Ne grillons pas les étapes. L’objectif à moyen terme, c’est de devenir VAP (voie d'accès au professionnalisme) et de continuer à se structurer. Et à court terme, on est en train de se rapprocher avec Gagny, actuellement en N2. L'objectif est d'avoir un cursus de formation plus cohérent, de poursuivre le partage de ressources entre les clubs du sud 93... sachant qu'on s'intègre déjà dans une convention avec cinq clubs sur les -18 championnats de France.

A titre personnel, comment fonctionne votre duo avec René-Paul Dessertenne ?
J'ai intégré progressivement le staff technique, c'est Daniel Deherme qui m'a fait venir à Noisy. Cette année, on m'a proposé le poste d'entraîneur après le départ de Daniel. René-Paul manage le week-end et je m'occupe des séances d'entraînement durant la semaine et de la vidéo. Il n'y a pas de n°1 ou de n°2, le fonctionnement est intéressant lorsqu'il existe une coopération, une écoute comme celle-ci. Et puis, Mézuela Servier nous a apporté durant quelques séances son expertise. Bosser à trois, c'est très bien à partir du moment où les rôles sont clairement définis.

Quel visage présentera le NLGHB en septembre prochain ?
On garde pratiquement le même groupe : aucune joueuse ne part pour un autre club, on compte trois arrêts (Simona Bistriceanu, Sonia Montabord-Deherme et Linda Sawadogo). Et on officialise deux recrutements : tout d'abord Anca Grosu (Cannes) complète le poste de gardienne avec Hatadou Sako. Pour pallier le départ de Sonia, on récupère Faten Yahiaoui qui revient après un an passé à Brest. Ca fait plaisir de la revoir, Faten défend très bien et capable rapidement de rentrer dans un projet collectif avec en plus une polyvalence très intéressante. La saison prochaine, ça va être une belle bataille parce qu'il y a de beaux projets VAP et pas mal de clubs qui peuvent prétendre à la montée. En espérant qu'on puisse jouer le haut de tableau et gagner contre ces gros-là.

© Davy Bodiguel
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