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Mondial : les Bleuettes ont un plan… de jeu
Mondial : les Bleuettes ont un plan… de jeu
27 Juin 2014 | International > Mondial
Présentation du championnat du monde espoirs
Elles ne seront pas les plus grandes, ni les plus rapides, sans doute pas les plus talentueuses. Mais les Françaises s’attaquent samedi à un Championnat du monde espoirs avec beaucoup d’ambition et une énorme envie de prouver en Croatie. Quitte à rêver en secret de « prouver qu’on n’est pas une génération pas talentueuse ».

La question est inévitable. Et la réponse pas toujours satisfaisante. L’équipe de France espoirs attaque samedi les Championnats du monde de sa catégorie, dernière épreuve pour toute une génération. Jusqu’où peut-elle rêver ? « Faire mieux qu’auparavant », répond Alizée Frécon (en photo ci-dessous), au diapason de son staff. A savoir la 7e place, ramenée de l’Euro 2013 et du Mondial 2012 au sein de la même catégorie. Mais cette fois, les filles d’Eric Baradat, passé des A aux jeunes depuis un an, semble maîtriser autrement mieux son jeu. Et son ambition n’en est que décuplée.

 
« C’est la qualité du jeu qui fera tout, poursuit la demi-centre de Besançon, joueuse plutôt confirmée au sein d’un effectif pas encore arrivé à maturité. Si on gagne nos deux premiers matches (Portugal et Japon) à l’arrache, on perdra les autres et ça ne servira à rien. On doit prendre confiance pour la suite. » Histoire de s’assurer davantage que les enclenchements, rabâchés depuis un an, sont les bons pour cette équipe. « On a vraiment appris à comprendre l’intérêt de chaque technique, à savoir pourquoi on faisait telle ou telle chose, renchérit Déborah Kpodar, la Messine. Maintenant, on observe davantage avec qui on joue, on se dit que telle joueuse préfère ce genre de passes, ce type de courses. Et on arrive à s’adapter. »

Les stages multiples et le jeu peaufiné au « bunker » de St Brice la Forêt ont servi à travailler les derniers automatismes. Même si les filles ont encore besoin d’être boostées et manquent parfois de stabilité dans leur jeu, l’idée de départ est claire. « Il faut sortir à la meilleure place possible de la poule, explique Alizée Frécon. Le Portugal et le Japon sont atypiques mais on sera clairement favorites contre elles. Contre la Suède, on a toujours du mal. Le Congo court beaucoup et la Hongrie sera la plus difficile à jouer. » « La Hongrie fait clairement partie des favoris, reprend l’Isséenne Kalidiatou Niakaté, comme le Danemark, la Russie ou la Roumanie. Mais ça ne nous empêche pas de viser une demi-finale. On est motivées pour faire un résultat. »



En phase de poules, aux abords de la frontière hongroise à Koprivnica, la France s’avancera avec une caractéristique qui fait autant sa force que son défaut : les remplaçantes sont aussi fortes que les titulaires, ce qui implique qu’une équipe-type manque encore, même si le staff ne désespère pas d’en voir une émerger pendant le premier tour. Mais la compétition se jouera surtout lors du quart de finale. Si elle tient son rang et sort, au pire, 2e de poule derrière la Hongrie, la France affrontera en 8es la Tunisie, la Slovénie ou le Brésil. « Ensuite, il n’y a que des grosses équipes, poursuit la demi-centre franc-comtoise. Ce sera le match décisif. » « C’est notre dernière année junior et tout le monde parle de nous comme la génération la moins prometteuse de ces dernières années, souligne Déborah Kpodar (ci-dessous). On va essayer de prouver qu’on vaut mieux que ça. »



Il y a deux ans, la génération des aînées avait atteint la finale. Et les joueuses comme Laura Glauser, Manon Houette ou Grace Zaadi squattent aujourd’hui la grande équipe de France. De là à faire rêver les Bleuettes d’aujourd’hui, il y a un pas que « Zou » Frécon refuse de faire. « Ce n’est pas parce qu’on est championnes du monde espoirs qu’on sera appelées le lendemain en A. Forcément on veut toutes y aller. Mais aujourd’hui, ce n’est qu’un rêve. » Un songe qui ne serait que plus vrai en cas de réussite collective d’un groupe où certains talents se détacheront sûrement d’ici une paire d’années.



Un groupe de 18 avec Niakaté et… Horacek !
Alors que le staff français n’aura droit qu’à 16 joueuses sur la première liste (avec 2 remplacements possibles, ou alors 15 avec une joueuse ajoutée ensuite et toujours 2 remplacements), 18 Françaises se sont envolées jeudi pour la Croatie.
Parmi elles, Kalidiatou Niakaté, sans match depuis novembre 2013 après une blessure à la jambe, fait bien le voyage et est à 100%, assure le staff médical. L’arrière gauche sera une force de frappe non négligeable pour cette génération limitée dans ce secteur de jeu lors du dernier Euro. « Je me sens bien, motivée », sourit « Kali », cadre de cette équipe, que son sélectionneur ne pensait pas voir prête à temps.
Une autre surprise se glisse parmi ces 18 : la Messine Tamara Horacek. L’arrière polyvalente, excellente défenseur, a participé à de nombreux stages avec les Bleuettes mais il lui manquait son passeport français, elle qui est née… en Croatie. C’est chose faite depuis mardi matin et Eric Baradat a donc pris en urgence un billet d’avion pour les bords de l’Adriatique. Une excellente nouvelle pour la fille de Vesna Horacek, passée elle aussi par Metz, qui sera incorporée progressivement au collectif bleu.



Le groupe des 18
Gardiennes : GABRIEL Catherine (Besançon), DANGUEUGER Déborah (Metz), GARBA Maryam (Issy Paris). Joueuses : ZAZAI Sabrina (Besançon), NIAKATE Kalidiatou (Issy Paris), FLIPPES Laura (Metz), SY Dienaba (Octeville), BOUQUET Chloé (Besançon), TOTH Lilla (Metz), PROUVENSIER Marie (Dijon), KOUYATE Aissatou (Fleury), ZULEMARO Kellya (Dijon), AGATHE Mélissa (Fleury), BURLET Lindsay (Metz), CAMARA Doungou (Issy Paris), KPODAR Déborah (Metz), FRECON Alizée (Besançon), HORACEK Tamara (Metz)

Le calendrier
Samedi 28 : France - Portugal. Dimanche 29 : France – Japon. Lundi 1er : France – Suède. Mercredi 3 : France – Congo. Vendredi 5 : France – Hongrie.
Les quatre premiers qualifiés. En 8es de finale, les Françaises croisent avec le groupe D qui comprend : Russie, Roumanie, Slovénie, Brésil, Chine et Tunisie.



Les résultats de la génération 94-95
Euro -19 ans 2013 (au Danemark) : 1. Russie ; 2. Hongrie ; 3. Danemark... 7. France.
Mondial -18 ans 2012 (au Monténégro) : 1. Danemark ; 2. Russie ; 3. Norvège... 7. France.
Euro -17 ans 2011 (en République Tchèque) : 1. Russie ; 2. Danemark ; 3. Norvège... 5. France

Palmarès du Mondial
1977 : Yougoslavie. 1979, 81, 83, 85, 87, 89, 91 : URSS. 1993 : Russie. 1995 : Roumanie. 1997 : Danemark. 1999 : Roumanie. 2001, 03, 05 : Russie. 2008 : Allemagne (France 7ème). 2010 : Norvège (France 13ème). 2012 Suède (France 2ème).

© Pierre Menjot
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