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Mondial Jun F : La France dans sa moyenne
Mondial Jun F : La France dans sa moyenne
13 Juillet 2014 | International > Juniors

Les Bleuettes se sont remises de leur défaite sans appel contre le Danemark. En dominant successivement les Pays-Bas (31-25) et la Roumanie (31-19), deux ensembles qui ne leur avaient pas nécessairement souri dans le passé, elles accrochent la cinquième place du championnat du monde des -20 ans. A distance respectable des championnes russes/sud-coréennes, dans leurs standards habituels, mais avec des motifs tangibles de contentement.
 
Cinquième au championnat d’Europe 2011, septième au Mondial 2012 puis à l’Euro 2013, encore cinquième en 2014. Il n’aura pas été bien difficile de situer la génération bleue 94-95 dans la hiérarchie internationale. D’une compétition majeure à l’autre, une forme de continuité dans la performance aura été son fil conducteur. Sa capacité à se relever d’une claque danoise (26-36, mercredi en quart de finale), elle, restera son ultime fait saillant.

Au surlendemain du réveil observé face aux Pays-Bas, impulsé par Catherine Gabriel (déjà) et Kalidiatou Niakaté (9/13), les Bleuettes d’Eric Baradat ont éparpillé des Roumaines bien pâlichonnes. Dictée par un fait de match, un ballon reçu en plein visage par Déborah Dangueuger (7ème minute), l’entrée en cage de Gabriel a enclenché le rouleau compresseur. Sept parades successives pour s’échauffer, quasiment 60 % d’arrêts en tout : la gardienne de Besançon était irrésistible. Les compétences défensives de Lilla Toth et Chloé Bouquet ont été précieuses, et s’il y a encore eu beaucoup de déchet dans la finition (20 pertes de balle), Tamara Horacek, Marie Prouvensier et Sabrina Zazai ont marqué quand il le fallait (2-3, 2ème puis 9-3, 17ème et 20-10, 40ème). Cette dernière, en réussissant son vingtième penalty du tournoi (un seul échec !), a mis le point final à quatre saisons de vie commune.

« Le travail de ces jeunes filles a payé, souligne à chaud le sélectionneur national. On finit en battant deux équipes qui nous avaient battus il y a un an (*) ». La preuve par les chiffres et les faits, selon lui, que « l’ossature du groupe a progressé sur la deuxième année du cycle. On l’a densifié en récupérant Dangueuger, en remettant sur pied Toth et Niakaté, en allant chercher Bouquet et Aissatou Kouyaté ».

Mais alors que le rideau se referme sur Koprivnica, qu’a-t-il manqué à ces Bleuettes pour monter d’un cran au tableau d’honneur ? Pour être dans la peau de la Corée du Sud ou de l’Allemagne, loin du top niveau au Mondial jeunes 2012 (et carrément non qualifiée, en ce qui concerne les voisines d’outre-Rhin) et sur le podium et vainqueur aujourd’hui ? En premier lieu, une dose de maturité à un moment précis de la compétition. « Notre seule fausse note, c’est le match de poule contre la Hongrie (perdu 14-22), convient Eric Baradat. On n’a pas réussi à exprimer notre jeu. Les équilibres et les rôles n’étaient pas assez définis ». Quant à l’élimination, logique, contre le Danemark, « il fallait prendre des risques défensifs pour inverser le rapport de forces. Nous avions une chance sur dix de réussir notre coup. Il fallait le tenter… »

Mise en perspective, placée sur un axe du temps, la cinquième place française procure encore moins de regrets au technicien. « Sur les quinze ans passés, hormis avec les vice-championnes du monde 2012, on faisait d’assez bons résultats en jeunes et on s’écroulait en juniors ». L'exemple le plus éloquent émane du collectif couronné roi d'Europe chez les jeunes en 2007 (Niombla, K. Cissé…), recalé au premier tour du Mondial juniors trois ans plus tard. « Aujourd’hui, on fait mieux dans un contexte international plus relevé. C’est un travail partagé de l’ensemble du handball français, au service du professionnalisme d’abord, du renouvellement de l’équipe de France A ensuite. Je me bats pour cela ». La génération suivante, celle des 1996-97 qui va préparer au tournoi d’Apt son rendez-vous planétaire (en Macédoine, du 20 juillet au 3 août), sera le bataillon du général Baradat pour les deux années à venir.
 
(*) défaites 20-27 contre la Roumanie au tour principal de l’Euro -19 ans 2013, et 30-27 face aux Pays-Bas en match de préclassement.


 
FRANCE – PAYS-BAS : 31-25 (14-11)
Le 11 juillet 2014 à Koprivnica. Match de préclassement. 200 spectateurs. Arbitres : MM. Gonzales et Prieto (URU).
FRANCE : Bouquet 2/3 ; Flippes 1/7 ; Horacek 4/7 (2/3 penaltys) ; Niakaté 9/13 ; Zazai 4/5 (4/4 penaltys) ; Zulemaro (capitaine) 2/3 ; puis Burlet ; Camara ; A. Frécon 2/2 ; Kpodar 3/3 ; Kouyaté ; Prouvensier ; Sy 2/2 ; Toth 2/3. Gardiennes : Gabriel (17/40 arrêts en 59’) puis Dangueuger (0/2 arrêts en 1’).
 
FRANCE – ROUMANIE : 31-19 (15-8)
Le 13 juillet 2014 à Koprivnica. Match pour la cinquième place. 200 spectateurs. Arbitres : MM. Erdogan et Ozdeniz (TUR).
FRANCE : Flippes 2/2 ; Horacek 7/10 (1/1 penalty) ; Kpodar 3/7 ; Prouvensier 5/7 ; Zulemaro (capitaine) 3/3 ; puis Bouquet 2/3 ; Burlet 0/1 ; A. Frécon 1/4 ; Kouyaté ; Niakaté 1/4 ; Sy 1/1 ; Toth 1/3 ; Zazai 5/7 (4/4 penaltys). Gardiennes : Dangueuger (9/17 arrêts en 18’) puis Gabriel (16/27 arrêts en 42’, dont 1 penalty).
 
Match pour la septième place : Pays-Bas – Hongrie 18-36.
Demi-finales : Danemark – Russie 29-31 (mi-temps : 13-17) ; Corée du Sud – Allemagne 28-24 (15-11).
Match pour la troisième place : Danemark – Allemagne 21-20 (11-14).

Finale : Russie – Corée du Sud 27-34 (mi-temps : 10-16)

Meilleure joueuse de la compétition : Hyojin Lee (Corée)
Meilleure marqueuse : Hyojin Lee (Corée), 64 buts (pour la France, Kalidiatou Niakaté avec 27 buts).

© Laurent Hoppe
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