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Toulouse et Pierrick Chelle ont pris goût à l’altitude
Toulouse et Pierrick Chelle ont pris goût à l’altitude
2 Septembre 2014 | France > LNH

Où va se situer le Fénix, cette saison ? L’équipe haut-garonnaise a pris du galon et joue désormais dans la cour des grands avec même une invitation en coupe de l’EHF. Effectif quasi inchangé, arrivée de Cyril Dumoulin et d’un entraîneur espagnol, les partenaires du capitaine Pierrick Chelle visent encore les sommets de la LNH. 

Onze ans que Toulouse n’avait pas flirté avec le Top 5 de l’élite du handball français ! La saison écoulée a été exceptionnelle, elle aurait pu entrer dans la légende du club s’il n’y avait pas eu ce quart de finale de coupe de France perdu d’un but aux pénaltys face à Paris. La voie était toute tracée vers un 2ème trophée après celui de 1998. A l’époque, Pierrick Chelle allait sur ses huit ans et du côté de Roques sur Garonne, il était loin d’imaginer qu’il se retrouverait un jour à la tête de l’équipe qui a terminé à deux marches du podium, en mai dernier et gagné le droit de disputer au moins un tour de la coupe de l’EHF face aux Allemands de Melsungen.  « C’est le challenge qu’il faudra relever, souligne le capitaine du Fenix. Jusque-là on avait tendance à regarder vers le bas et là, ça fait vraiment plaisir avec le groupe qu’on a, d’avoir des objectifs relevés. On va tout faire pour, on a l’envie même si cela devient de plus en plus dur.» Cette saison, Toulouse n’a pas fait de folie en matière de recrutement. Cyril Dumoulin est arrivé dans les cages, précédant la venue de Toni Garcia, le nouvel entraîneur. Le 1er technicien espagnol du championnat de France s'est inscrit pour l'instant dans une certaine continuité.  « C’est une saine démarche, analyse Pierrick Chelle, il n’a pas voulu tout chambouler étant donné que cela a bien fonctionné l’année dernière mais il a apporté quelques petites retouches. C’est un Espagnol donc il est très porté sur la tactique et pour l’instant, cela se passe vraiment bien en prenant un réel plaisir sur le terrain. » Validation de cet état d’esprit, le week-end dernier à Carpentier où à l’arrachée, le Fénix a remporté le Challenge Marrane en finale face à Ivry.



Trois jours plus tôt, face au grand Barça des Karabatic, Sorhaindo, Entrerrios, Lazarov et consorts, l’équipe toulousaine s'était inclinée mais avec les honneurs (32-35). « On ne va pas parler de match référence, je dirai qu'on a eu des périodes référence. Et c’est vrai que face à cette équipe, malgré quelques temps faibles, c’est assez prometteur. Le week-end précédent, on avait "eu les boules" d’avoir perdu d’un but contre Chambéry en finale des Masters de Grenoble, c’était donc impératif de remporter la finale du Marrane. Dans l'ensemble, la préparation est satisfaisante.» Un groupe quasiment inchangé, des jeunes comme Maxime Gilbert (photo ci-dessus) et Cyril Morency qui ont pris un peu plus d’épaisseur, le retour après blessure de Jordan Bonilauri (22 ans – 117 kg et surtout 2.11 !), Toulouse devra donc confirmer dans un championnat qui devient de plus en plus homogène. «Si on met à part le phénomène PSG qui dispose de moyens différents, même si cela ne fonctionne pas toujours, le championnat se nivelle par le haut. Ça va être un combat toutes les semaines que ce soit à l’extérieur ou à domicile. Il ne faudra pas louper l’entame pour prendre de la confiance. » Les cinq premières journées sont gratinées avec au menu Chambéry, Cesson, Dunkerque, St Raphaël et Montpellier. « On n’a pas l’effectif le plus étoffé du championnat, poursuit Pierrick Chelle, l’entraîneur le sait, il va trouver les rotations adéquates mais c’est sûr qu’il ne faudra pas avoir une cascade de blessés. »  Arrivé au club à l’âge de 17 ans, le capitaine toulousain qui est un fidèle parmi les fidèles même si… «Rémi (Calvel) est devant au niveau de l’ancienneté mais il est bien plus vieux (rires) », savoure ce qu’il est en train de vivre. « C’est très excitant de jouer les premiers rôles, il faut en profiter. Avec les années, j’appréhende un peu moins la tension des matches et c’est forcément plus agréable. »



Temps mort à deux voix

Le cas se présente aussi à Aix avec le germano-bosnien "Noka" Serdarusic. Toni Garcia, l’entraîneur toulousain (notre photo) est encore loin de maîtriser le français. D’un calme olympien lorsqu’il pose un temps mort, la transmission des consignes se déroule en deux phases. Il explique ce qu’il entend corriger et Jérôme Fernandez pour qui la langue de Cervantès n’a aucun secret traduit les propos du technicien espagnol. « Ce n’est pas un problème, avoue Pierrick Chelle, à l’entraînement on a travaillé tous les schémas tactiques donc le temps mort ne sert qu'à tout réajuster. A Toulouse, on est proche de l’Espagne et j’arrive à piger quelques mots. Quand il y a besoin de plus d’explications, Jérôme est là. » Toni Garcia peu habitué aux projecteurs et finalement tout neuf dans le métier d’entraîneur de haut niveau  (jusque là adjoint de Rueda puis de Cadenas, il a managé durant les deux dernières saisons Granollers, 3ème de l’Asobal en mai) va mettre petit à petit sa patte. «C'est un modèle de précision, souligne Jérôme Fernandez, il apporte plus de détails dans l’approche des matches. Il passe aussi beaucoup de temps sur la vidéo, il décortique tout et nous montre bien chaque point fort, chaque point faible de nos adversaires. C’est vrai qu’en n'ayant qu’un match par semaine, cela va nous faire du bien. » Le compte à rebours a démarré, le Fénix n’a plus que huit jours avant la réception chambérienne pour procéder aux ultimes réglages. En espagnol ou en français, peu importe, il y aura toujours quelqu’un pour traduire.

© Yves Michel
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