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TDC: Paris s'offre une finale à sens unique
TDC: Paris s'offre une finale à sens unique
7 Septembre 2014 | France > LNH

Paris a fait une démonstration en finale du Trophée des Champions ! Ses armes trop nombreuses ont mis Dunkerque dans le dur au bout de 20 minutes. Toute la volonté et la hargne des Nordistes n’ont rien changé face à la puissance de feu du plus gros budget européen.

Le reportage de François Dasriaux et Yves Michel

"La demie contre Montpellier où défensivement tout n'avait pas été parfait, jubilait William Accambray, nous a permis de nous reconcentrer sur ce qu'il fallait améliorer face à Dunkerque, on s'en est plutôt bien sortis, non ?" Et cette détermination, Paris va la montrer d'entrée avec un emballement qui laissera les Nordistes sans réaction (3-0). Dès lors, Patrick Cazal n'avait plus qu'à poser son temps mort pour recadrer ce qui avait besoin de l'être. Plutôt bien vu de la part du coach de l'USDK puisque son équipe repartait avec de meilleures intentions et surtout un peu plus de réussite et de cohésion. B
eaucoup plus solidaires en défense, les Dunkerquois vont progressivement revenir dans la course mettant même les attaquants parisiens sur le reculoir. Peu mobiles avec des enclenchements trop prévisibles, Daniel Narcisse et ses partenaires n’arrivaient plus à faire parler ni leur collectif, ni leur talent individuel… Inexorablement, Dunkerque grignotait et arrivait même à passer devant au bout de 14 petites minutes de jeu. Les Nordistes récitaient les bonnes recettes de la saison passée et surtout la défense centrale parisienne retombait dans ses travers. Le fait de maintenir quasiment systématiquement un grand central en face de Bastien Lamon, permettait au meneur de jeu de se régaler en s'infiltrant dans les espaces laissés libres. Partis en gardant Hansen, Narcisse, Abalo, Gunnarsson et Honrubia sur le banc, les Parisiens changeaient d'options au quart d’heure. Exit M’Tima qui avait connu une entame un peu cauchemardesque et place à Samuel Honrubia et surtout place à un certain Daniel Narcisse qui allait mettre Dunkerque dans le dur quasiment à lui tout seul. Buteur d’abord avec quelques envolées signées du sceau de la légende d'"Air France", le capitaine du PSG insufflait un bol d’air frais dans la fournaise de Monastir. Si la prise de pouvoir francilienne était visible avant la pause, le retour des vestiaires allait être ravageur pour les Nordistes… L’attaque ne trouvait plus de solutions pour effriter la défense adverse et les quelques miettes abandonnées étaient goulument englouties par un Thierry Omeyer encore impressionnant. Résultat en 10 minutes on passait d’un -4 à un -10 rédhibitoire pour l’USDK mais royal pour Paris. La messe était dite, on voyait encore Gabor Csaszar enthousiasmer un Palais des Sports plein à craquer, on voyait le jeune Sébastien Joumel montrer son potentiel pour Dunkerque mais tout était bel et bien dans la poche du PSG. Si le Trophée des Champions 2013 avait été le tombeau des espoirs parisiens, la version 2014 est d’un tout autre tonneau avec une démonstration en finale après sans doute un des plus beaux matches de handball tricolore depuis de longues saisons la vieille en demie face à Montpellier.

A Monastir, Palais des Sports
Finale du Trophée des Champions
Le dimanche 7 septembre 2014 à 19h00
US Dunkerque HB - Paris SG HB : 23 - 34 (Mi-temps : 10-14)

3300 Spectateurs
Arbitres :
MM Laurent REVERET et Stevann PICHON

Statistiques du match

Evolution du score : 0-3 5°, 2-5 10°, 5-6 15°, 8-7 20°, 9-10 25°, 10-14 MT - 12-17 35°, 13-22 40°, 16-26 45°, 19-30 50°, 21-33 55°, 23-34 FT.

Dans le lot des réactions:

William Accambray, arrière gauche du PSG: le but c'était de ne pas refaire le match de la veille. On voulait juste se ressaisir dans ce domaine. C'est un 1er trophée pour moi sous les couleurs parisiennes, j'en suis bien entendu ravi. Mais j'annonce que tous les matches que l'on va disputer, on ne va pas les gagner de dix buts. Ce dimanche, on a bien géré ce qui nous était proposé. On a pris du plaisir dans ces moments-là, si on avait pu en mettre quinze, on n'en se serait pas privé. C'est aussi un signal lancé aux adversaires de LNH: le PSG va être dur à prendre cette saison.

Philippe Gardent, entraîneur du PSG: "Bien-sûr que je suis satisfait. Nous avons fait un match bien en place dans le sens où nos plans n'ont pas été contrariés. Nous voulions mettre beaucoup de rythme en faisant aussi beaucoup de changements car Dunkerque avait quelques absents donc on a mis cette pression dessus et cela a parfaitement fonctionné. En demie, je nous avais trouvé empruntés, nerveux, fébriles, là on a renouvelé ce qu'on avait produit pendant la préparation. Cela nous montre peut-être qu'on est sur le bon chemin mais il faut rester très vigilant car c'est un édifice fragile" 

Jean Pierre Vandaele, président de Dunkerque: "C'était compliqué, on a tenu une bonne partie de la 1ère mi-temps mais après, surtout par manque de rotations, on a du puiser dans notre vivier. Je pense qu'ensuite, compte tenu du score, il n'était plus possible de rivaliser. Cette semaine, le championnat débute et il y a évidemment d'autres possibilités. Quand on va récupérer deux de nos titulaires (Soudry et surtout Grocaut), je pense qu'on retrouvera le rendement de la saison passée.

Pas deux fois pour Montpellier

C’est encore une fois dans la séance des tirs au but que c’est décidé le match pour la 3° place du Trophée des Champions, mais contrairement à hier où Montpellier s’était largement loupé face au Paris de Thierry Omeyer, les Héraultais ont cette fois fait la décision sur le gong après un arrêt du tout jeune Kevin Mesnard sur Jorge Maqueda.

Logiquement dans ce genre de match un peu pour l’honneur, le premier à se mettre en action et a prendre un avantage est celui qui finit tranquillement vainqueur de la rencontre. Mais là, entre un Montpellier qui n’avait pas envie de galvauder la superbe impression laissée la veille et un Nantes qui avait beaucoup à se pardonner, les choses ont été beaucoup plus serrées que normalement. Si Montpellier a montré encore toute ses qualités collectives et techniques en première période, Nantes a parfaitement su réagir en seconde période, menant même de 3 buts à quelques minutes de la fin du temps réglementaire. Mais au lieu de s’appuyer sur les tauliers de la maison ligérienne, c’est la classe jeune qui a porté la révolte nantaise. Les Florian Delecroix, O’Brian Nyateu, Mathieu de la Bretèche et autre Julien Salmon ont largement pris part à la domination nantaise sur la seconde période face à un MAHB qui manquait beaucoup trop de rythme à l’occasion. Mais pour la 19° fois de rang, Nantes n’a pas su faire tomber sa bête noire. Felipe Borges au doublé après avoir un peu vendangé sur la fin de match, puis le jeune Antoine Gutfreund ramenaient tout le monde à 28 partout laissant ensuite Arnaud Siffert finir le boulot dans une partie que l’ex portier nantais aura dominé pendant 60 minutes. Si Nantes a prouvé que ses errements de la veille étaient un peu oubliés, Montpellier sans les Mackovsek, Bonnefond ou Laluska non qualifié pour non réception de sa lettre de sortie des Emirats Arabes aura montré que le championnat devrait compter sur lui pour le très haut de tableau.

A Monastir, Palais des Sports
Finale pour la 3° place du Trophée des Champions
Le dimanche 7 septembre 2014 à 17h00
Montpellier AHB - HB Nantes : 32 - 31 aux TAB (Mi-temps : 15-13, TR : 28-28)
3 000 Spectateurs
Arbitres :
MM Moreno et Bourgeois

Statistiques du match

Evolution du score : 4-3 5°, 5-4 10°, 8-5 15°, 9-8 20°, 13-10 25°, 15-13 MT - 18-16 35°, 19-19 40°, 20-21 45°, 22-24 50°, 25-26 55°, 28-28 FT.



Monastir successeur de Monastir ? Et si le 3ème et ultime volet tunisien du Trophée des Champions se déroulait à Monastir ? C'est à dire exactement au même endroit où il vient d'avoir lieu. Et non à Tunis comme initialement prévu. L'info n'a pas fait grand bruit mais elle circulait ce dimanche soir. Il faut dire que le succès de cette édition (salle remplie durant les deux jours, accueil parfait,...) est très encourageant et surtout le palais des sports de Radès (dans la capitale tunisienne) est en cours de rénovation. Seul petit bémol soulevé par les entraîneurs des équipes concernées, la durée du trajet en bus séparant l'hôtel situé à Sousse et donc l'enceinte sportive de Monastir est apparue un peu longue (45 minutes).





Handzone
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