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Dunkerque tombe, les autres passent, Créteil très prometteur
Dunkerque tombe, les autres passent, Créteil très prometteur
12 Septembre 2014 | France > LNH

C'est le 1er coup de tonnerre de la saison. Dunkerque, le champion en titre mange la poussière de sa propre salle en s'inclinant face à Cesson. Dans un même temps, le PSG, Montpellier, Nantes et puis mercredi, Toulouse, Nîmes et un très prometteur Créteil se sont imposés. Quand on vous disait que ce championnat allait être passionnant !

Mercredi soir à Créteil et à Nîmes, il n’y avait aucune place pour le bricolage. Sélestat et Tremblay l’ont appris à leurs dépens et un virage à 180 degrés dans les attitudes sur le terrain et certains choix techniques est plus que recommandé. Jamais ces deux formations qui ont subi certes de profonds changements à l’intersaison n’ont été en mesure d’inquiéter leur adversaire. « Ce soir, on a pris une sacrée douche, reconnaissait impuissant, Olivier Jung, l’un des pivots sélestadiens, on se dit qu’il y a vraiment du travail. Même si on n’a pas un calendrier idéal pour débuter la saison, on doit quand même y aller, ne rien lâcher. Le problème c’est qu’on n’est pas encore prêts, rien n’est au point. Si ça joue serré comme la saison dernière, c’est sûr qu’on est vraiment mal parti. Il va falloir se ressaisir sinon la saison sera très longue. » 41 buts dans la gamelle, les Alsaciens sont rentrés en bus, le moral dans les chaussettes. Pour Créteil, même si personne ne s’emballe, la qualité du jeu produit ne surprend pas. Les Val-de-Marnais ont fait une excellente prépa, traduction d’un judicieux recrutement (du gardien Ristovski à Pintor en défense, il n’y a rien à jeter). « On a été appliqué et ce qui est important c’est que contrairement à notre dernier match à domicile (en Coupe de la Ligue contre Istres), tout le monde a contribué à la victoire, se rejouissait Erwan Siakam, l’arrière cristolien (photo de tête). Il va déjà falloir valider ce 1er succès par un autre. On doit continuer pour cela à bien bosser à l’entraînement, le groupe vit bien, il y a une belle solidarité. A titre personnel, je ne peux pas dire que j’ai trouvé totalement mes marques mais je m’adapte bien. Cette année, l’objectif, c’est le maintien mais une fois qu’on aura stabilisé ces points-là, on pourra viser plus haut.» Viser plus haut, Tremblay n’est pas en mesure de le faire.

Du moins pour le moment et la fessée enregistrée à Nîmes est un excellent révélateur. A l’exception de Rezar dans les cages (16 arrêts) et Romain Ternel, rares sont ceux à avoir marqué des points. Certains comme le Hongrois Putics (1/7 au tir) ont même été loin du rendement espéré. « On joue bien durant 25 minutes, analysait  l’entraîneur séquanodionysien David Christmann, et ensuite on perd pied même si on revient à trois buts d’écart. Je trouve qu'on a été plus sévèrement sanctionné que notre adversaire. Lorsqu’il prenait des cartons jaunes, nous écopions de deux minutes. J’ai dès lors trouvé mes joueurs trop timorés en attaque et sans capacité à défendre. Il y a un travail en profondeur à faire à Tremblay. Le traumatisme des deux dernières saisons est encore présent. » Sans être irrésistible, Nîmes a fait le travail. L’efficacité d’un Hallgrimsson libéré du carcan parisien, la sécurité d’un Idrissi plus vert que jamais (15 arrêts), la justesse d’un Haon ou d’un Saurina font qu’au Parnasse, l’USAM sera difficilement prenable. Mais il faudra attendre la visite des grosses cylindrées.



Bon démarrage également pour Toulouse qui n’a pas réussi à remplir son palais des sports. Pourtant, il s’agissait d’une première à multiples facettes. Tout d’abord, avec la présence de la chaîne BeIn sports qui essuyait les plâtres de son contrat avec la LNH en diffusant ce Fénix-Chambéry. L’enduit est loin d’être sec, la copie sera à améliorer notamment sur l’exactitude de certains commentaires. Première officielle également pour Cyril Dumoulin sous ses nouvelles couleurs face à son ancien club (voir plus bas). Le gardien s’est efficacement illustré (18 arrêts à 45%). Autre grand bonhomme de la soirée, Jérôme Fernandez. Ses 8 buts et ses nombreuses passes décisives ont fait oublier le rouge de Valentin Porte (à la 53ème) sanctionné (assez sévèrement) pour avoir déséquilibré l’ailier Matulic qui partait seul en contre-attaque. Si Toulouse peut être satisfait de son entrée, Chambéry a mesuré le travail qui lui restait à accomplir. Cédric Paty est de retour et a montré de belles choses, tout comme son ailier opposé Rémi Feutrier qui a été le principal artificier (5/6) côté savoyard. Les hommes de Mario Cavalli devront resserrer les boulons avant de se déplacer la semaine prochaine, à… Montpellier. 

Trois questions à Cyril Dumoulin (avec Mélody Ramirez)

Quelles sont tes impressions sur ce match ?
C’est avant tout une victoire collective. On avait dit qu’on donnerait tout ce qu’on avait, moi le premier et c’est ce qu’on a fait. Il n’y a jamais eu de moments de doute. Je suis sûr qu’on va faire de grandes choses cette saison.

Chambéry pour une première, ce n’est pas mal !
C’était vraiment un premier test important. Personnellement, ça fait toujours plaisir de réaliser une belle performance face à son ancien club. Il va nous falloir battre les grosses équipes tout au long de la saison. On sait que le plus compliqué sera certainement les déplacements et on va devoir confirmer dès la semaine prochaine à Cesson. 

Vous démarrez sur de bonnes bases…
C’est un peu tôt pour le dire mais je pense que cette équipe peut faire de très grandes choses. La problématique c’est le manque de profondeur du banc.  On a un "neuf  majeur" vraiment costaud et après, tout dépend des jeunes. Il faut qu’ils prennent le relais, comme l’a d’ailleurs fait Cyril (Morency) ce soir. Si on arrive a trouvé ce bon équilibre, je pense que Toulouse peut avoir de grosses ambitions.



Jusque-là, il n'y avait eu aucune grosse surprise puisque la logique l'avait emporté. L'inattendu, l'impensable, du moins sur le papier, est arrivé du stade des Flandres où sur ses terres, Dunkerque a été dépassé par une équipe de Cesson plus réaliste. Ce qu'on craignait dimanche en Tunisie, au soir de la finale du Trophée des Champions largement perdue face au PSG, s'est produit. Les Nordistes s'ils sont trop amoindris (Grocaut absent, Soudry et Mokrani en reprise) ne pourront mener de front toutes les échéances qui les attendent. Le recrutement a été modeste, les nouveaux venus n'ont pas produit les effets escomptés. Face aux Bretons, tout avait pourtant bien commencé avec 5 buts d'avance au quart d'heure. La pause avait été digérée avec la même gourmandise (12-8) et rien ne préfigurait la fin cauchemardesque dont seront victimes les joueurs de Patrick Cazal. Mieux encore qu'en 1ère mi-temps, leur avance était plus que confortable (15-9 à la 34ème). C'est à ce moment-là que Mickaël Robin (notre photo) s'est rappelé au bon souvenir de ceux qui l'avaient oublié. Cinq arrêts plus tard, sa nouvelle équipe avait refait en partie son retard (15-13). L'ancien montpelliérain ne va pas en rester là, multipliant les parades et semant le doute dans la tête des attaquants dunkerquois. Si bien que dans les dix dernières minutes, Cesson recollait et prenait même l'avantage à plusieurs reprises (20-22 à la 58ème). Ces deux dernières minutes seront très tendues, Baptiste Butto aura même la balle d'égalisation au bout des doigts mais son tir sera contré par une défense bretonne... héroïque (21-22). Pour son retour dans le Nord, Yérime Sylla a bien calculé son coup. Patrick Cazal lui, se serait bien passé d'un tel faux-pas.  « On maîtrise notre sujet en 1ère mi-temps. Mais après, face à une équipe qui avait plus envie de gagner, on a complètement déjoué. On avait tous les ingrédients pour remporter ce match. On se rend compte que ce titre va être lourd à porter, même inconsciemment.»

A Aix-en-Provence, on commence à bien sentir la patte de "Noka" Serdarusic. Notamment en défense. Mais quand c'est l'attaque qui cafouille au point de redonner des ballons à l'adversaire parisienne, on comprend l'agacement du stratège germano-bosnien. Car le PSG en a profité pour prendre rapidement les commandes (4-0 à la 8è). Avant à son tour, de louper des immanquables et rendre la politesse aux Provençaux (4-4 à la 13è). Les partenaires de Luka Karabatic vont faire ensuite jeu égal avant de craquer dans les vingt dernières minutes. Luc Abalo (5 buts - notre photo), Marko Kopljar et Titi Omeyer dans ses cages leur seront fatals. « On n'était pas trop en jambes en 1ère mi-temps, reconnaissait Samuel Honrubia. Ce qu'il faut essentiellement retenir c'est l'énergie que l'on a mise en 2ème pour creuser l'écart. Après le Trophée des Champions, on a vite enchaîné et il y avait un peu de fatigue. Là on va avoir le temps de recharger les batteries. On ne peut pas gagner tous les matches de dix buts, on sait qu'on sera attendu partout mais à domicile, il faudra être irréprochables.» Les Aixois n'ont pas à rougir de cette défaite (31-27). Ils ont montré de belles dispositions dans le sillage d'un excellent Robin Cappelle (15 arrêts) dans ses buts et d'une découverte, celle de la nouvelle recrue slovène Klemen Cehte, omniprésent à Coubertin (6 buts).



Dans les deux autres matches qui restaient au programme de ce jeudi, les favoris ont triomphé mais n'ont pas eu la tâche facile. Montpellier par exemple, ne s'est défait de l'étreinte d'Istres qu'au bout de 37 minutes. Pendant toute la 1ère période, les Provençaux totalement décomplexés ont fait jeu égal avec leur adversaire (14-14 à la pause). C'est à l'usure malgré un excellent Kosanovic dans les buts istréens que le MAHB s'en est sorti pour prendre véritablement le large dans le dernier quart d'heure. Dès lors, la cause était entendue. Il suffira qu'aux moments-clés, Arnaud Siffert fasse les arrêts décisifs (26-32).

Nantes de son côté, n'a jamais été mis en danger face à une équipe de St Raphaël désorganisée par les cartons rouges infligés à Hmam (direct à la 49è) et Di Panda (3x2' à la 51è) . A ce moment de la rencontre, tout était possible et les joueurs de Joël Da Silva auraient pu recoller le wagon (24-21). Ils vont traîner leur retard jusqu'à la fin, s'inclinant, logiquement de cinq longueurs (29-24)



US CRETEIL  - SELESTAT ALSACE   41 - 31
Statistiques du match

Date et Heure :
Le 10/09/2014 à 20:00:00
Lieu :
ROBERT OUBRON
RUE PASTEUR VALERY RADOT  -  CRETEIL

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USAM NIMES - TREMBLAY EN FRANCE     29 - 21
Statistiques du match

Date et Heure :
Le 10/09/2014 à 20:00:00
Lieu :
Le Parnasse
Route de St Gilles
160 avenue du Languedoc  -  NIMES



FENIX TOULOUSE -
CHAMBERY SAVOIE HB 
26 - 23 
Statistiques du match

Date et Heure :
Le 10/09/2014 à 20:45:00
Lieu :
Palais des Sports de Toulouse
3 rue Pierre Laplace  -  TOULOUSE

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ISTRES OPHMONTPELLIER AHB    26 - 32
Statistiques du match

Date et Heure :
Le 11/09/2014 à 20:30:00
Lieu :
HALLE POLYVALENTE
Quartier de la Pyramide
Place Champollion
Rue de l'Equerre - Quartier de la Pyramide  -  ISTRES

HBC NANTES - SAINT RAPHAEL   29 - 24
Statistiques du match

Date et Heure :
Le 11/09/2014 à 20:30:00
Lieu :
BEAULIEU
RUE ANDRE TARDIEU  -  NANTES

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PARIS ST G.  - PAYS AIX UC     31 - 27
Statistiques du match

Date et Heure :
Le 11/09/2014 à 20:30:00
Lieu :
Pierre de Coubertin
82, avenue Georges Lafont  -  PARIS

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DUNKERQUE CESSON RENNES   21 - 22
Statistiques du match

Date et Heure :
Le 11/09/2014 à 20:45:00
Lieu :
DEWERDT (Stade de Flandres)
Salle Dewert
Avenue de Rosendael  -  DUNKERQUE

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© Yves Michel
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