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LDC: Et à la fin, c'est toujours Kiel qui gagne !
LDC: Et à la fin, c'est toujours Kiel qui gagne !
16 Novembre 2014 | Europe > Champion's League

Les champions de France ont loupé l’occasion de faire un grand pas vers la première place, dimanche, face à un Kiel diminué mais meilleur gestionnaire (25-27). La faute à deux entames de période catastrophiques des Parisiens, pourtant au niveau par ailleurs, et à un côté droit défaillant. La revanche, dans une semaine, s’annonce capitale pour la suite de la compétition.

Le compte-rendu de Pierre Menjot

Philippe Gardent aurait pu sortir le dictionnaire des synonymes, après le match, pour faire part de sa frustration. « Rageant », « énervant » auraient par exemple collé. L’entraîneur parisien fut finalement plus cru. « Ça me rend fou, pestait-il, ses mains frottant sa barbe de trois jours. Sur ce match, on ne peut s’en prendre qu’à nous-mêmes. Ce sont nos balles perdues, nos tirs faciles ratés, nos âneries (allusion au coup de coude de M’Tima à la 54e) qui hypothèquent nos chances. » Pourtant, la fenêtre de tir était énorme ce dimanche.

Si Paris était diminué par les absences d’Omeyer, Honrubia et Abalo, Kiel l’était au moins autant, amputé de sa gâchette Jicha et de son maître à jouer Palmarsson. Des bras qui ont  énormément manqué en fin de première période, quand le PSG, beaucoup plus solide en défense après un début de match manqué (4-7, 15e), s’offrait des ballons de contre faciles à convertir par M’Tima, tandis qu’Accambray, auteur d’une excellente entrée à l’arrière, faisait valoir sa puissance (14-12, 33e). Mais le +3 ne vint jamais, la faute à une balle perdue et un tir à 6 mètres manqué par Kopljar, plus un missile de Hansen repoussé par Sjöstrand (35e). Les fameux « ballons qui font mal » déplorés par Daniel Narcisse.

Ces possessions décisives, Kiel ne les a jamais manquées. L’expérience des trois titres européens (2007, 2010, 2012) sans doute, que les Parisiens ne peuvent revendiquer. Et parce qu’ils n’ont pas su enfoncer la porte du succès quand elle était entrouverte, ils l’ont prise en plein sur le museau quand les Allemands, eux, l’ont refermée… De nouveau hermétiques en défense (2 buts encaissés en 15 minutes), autrement plus efficaces en attaque, les Kielers infligeaient un 6-2 qui les remettait aux commandes (16-18, 46e). Ils n’allaient plus les lâcher.

Hansen, après 40 minutes de souffrance (0/6 aux tirs de champ), renfilait ses habits de sniper (7/8 dans les 20 dernières minutes) mais Duvnjak en faisait autant pour les visiteurs (6 buts en seconde période), y allant même d’un tir en force sous la barre sur un bras levé (21-24, 55e). Sjöstrand, lui, montait en puissance dans ses poteaux (12 arrêts) tandis qu’Annonay faiblissait après trois excellents quarts d’heure (14 parades). Narcisse tentait bien la voie des airs pour transpercer le bloc noir et blanc, mais Canellas, à défaut d’être brillant, assurait le succès des siens à deux minutes du terme (23-26). « Ils ne se sont jamais affolés quand on a poussé et, à l’inverse, ils ont fait la différence sur leurs temps forts, résumait le capitaine parisien. On pouvait bouger Kiel aujourd’hui, mais beaucoup d’équipes ont cette impression et à la fin, c’est toujours Kiel qui gagne… »

Le PSG, qui n’a toujours pas battu de cador européen en deux saisons (cinq défaites face à Barcelone (2), Veszprem (2) et Kiel), se voit donc rejoint par son adversaire du jour en tête de la poule alors que la première place, parce qu’elle offre un tableau plus ouvert jusqu’au Final 4, reste son objectif principal. Il faudra donc aller gagner sur les bords de la Mer Baltique pour parvenir à ses fins. « Mais on sait que ce sera une montagne à bouger, prévient Daniel Narcisse, ancien de la maison. Il faudra un paquet d’ingrédients pour gagner là-bas et on les a. Ce n’est pas évident de relever la tête après un match qui nous laisse autant de regrets mais on doit avoir confiance en nous. »

Et, surtout, gommer les erreurs, trop pénalisantes quand le niveau s’élève autant que ce dimanche. C’est là la principale interrogation : le PSG en est-il capable ? Capable d’offrir une heure de très haut niveau, sans doute renforcé par Omeyer et peut-être Abalo ? De proposer une partition collective digne des grandes soirées européennes ? Bref, de réussir LE match référence dans un environnement hostile ? « Si seulement on concrétisait, on s’enlèverait beaucoup de problèmes, prêche Philippe Gardent. Mais ça, c’est le cas depuis le début de saison, alors ça me fout la rage. Au moins, mes joueurs ont tous compris qu’ils étaient potentiellement capables de battre Kiel. » Il n’y a plus qu’à y parvenir sur le terrain.

A Paris, Halle Carpentier
Groupe A - Ligue des Champions (5ème journée)
Le dimanche 16 novembre à 19h30

PSG Handball - THW Kiel:      25 - 27      (Mi-temps: 13-12)
3200 spectateurs
Arbitres :
MM Sorin-Laurentiu Dinu & Constantin Din (Roumanie)

PSG Handball: Annonay, Jacoby - Hansen (8), Kopljar (3), M'tima (3), Melic (2), Narcisse (3), Vori (4), Accambray (2), Barachet, Bojinovic, Csaszar, Gojun, Gunnarsson, Marie-Joseph, N'diaye

THW Kiel: Sjöstrand, Palicka - Duvnjak (7), Vujin (6), Canellas (4), Toft Hansen (1), Weinhold (1), Wiencek (1), Ekberg (2), Dahmke (1), Klein (2), Lauge (2),  Sprenger

Quatre questions à Patrice Annonay par Yves Michel

En l'absence de Thierry Omeyer (blessé), Patrice Annonay a gardé les cages parisiennes durant soixante minutes. Le portier parisien est crédité de quatorze arrêts. Son sentiment était partagé entre déception et espoir. 

Patrice, Est-ce que Paris peut avoir des regrets ?
Bien-sûr, il y a forcément de la déception. On s'est fait châtier sur des petits détails. Des petites erreurs qu'il va falloir décortiquer et travailler. Je pense qu'on a montré tout de même une belle image ce soir, je n'avais jamais vu Carpentier debout, il faut qu'on se serve de ce qui est positif pour la suite.

Encore une défaite de peu...
Un but, deux buts d'écart, en ne faisant pas un mauvais match, je commence à être lassé à chaque fois de dire cela. On sent qu'on n'est pas loin, qu'on a touché quelque chose de mieux et on peut sortir la tête haute.

Vivement le match retour... samedi
Eh attention ! Il ne faut pas oublier qu'il y a un match de championnat mercredi contre Toulouse et vue notre situation, passer à côté n'est pas indiqué. Il faut redevenir souverains à domicile, dans notre antre de Coubertin.  

Kiel, c'est un des gros de cette LDC, ce sera votre seule défaite ?
Je ne peux pas prédire l'avenir. La seule vérité c'est ce qui se passe sur le 40x20. On a répondu présent et on voit que les deux équipes se valent. Il faut reprendre confiance et se dire qu'on a l'équipe pour aller au Final Four. Il y a encore des objectifs à atteindre donc il ne faut rien lâcher.



Handzone
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