mèl :
passe :
s'abonner | oubli de passe
spécifiez l'adresse concernée
mèl :
retour
cliquez pour revenir
LNH: la jeunesse française se régale !
LNH: la jeunesse française se régale !
26 Novembre 2014 | France > LNH

Même si Dunkerque s'est imposé face à Nantes, les centres de formation des deux clubs peuvent être fiers de ce qu'ils ont produit depuis quelques années car leurs minots ont laissé des traces dans les esprits. Cette 11ème journée a conforté Montpellier sur son siège de leader, enfoncé un peu plus Nîmes et Istres, rassuré Toulouse et Cesson et mis un coup d'arrêt à la progression de St Raphaël.

La LNH c'est comme aux Galeries Lafayette, il s'y passe toujours quelque chose. Et à chaque journée, ses surprises. Qu'elles soient bonnes pour les uns ou mauvaises pour les autres.

A Dunkerque, les jeunes ont pris le pouvoir. Et chacune des deux équipes a eu sa période. La 1ère pour Nantes où le tandem Camarero-Nyateu a excellé, la seconde pour Dunkerque où grâce également à un William Annotel efficace, le duo Emonet-Pelayo a été déterminant. Le dernier de la bande, Tom Pelayo, membre de l'équipe de France jeunes, arrière droit né en février 1997, connu jusque-là uniquement de sa famille, ses amis et ses coéquipiers du centre de formation de l'USDK, a été lancé dans le grand bain suite aux forfaits sur le poste, de Pierre Soudry et Pawel Paczkowski. Après quelques minutes de rôdage, ce pur produit du Mélantois Handball déniché par Arnaud Calbry, a pris ses aises et a montré le bout de son nez. Ou plutôt de son bras gauche en inscrivant cinq buts et en offrant deux caviars à l'autre grand bonhomme du dernier quart d'heure, Julian Emonet (6 buts - notre photo de tête). « C'est aussi ce qui nous a permis de tenir, avouait Patrick Cazal. Ce petit jeune qui arrive en percussion, va vers le but et met de l’intensité. Tom s’entraîne avec nous depuis déjà quelques temps. On connait son potentiel. Mais en toute franchise, je n’aurais jamais cru qu’il devrait mettre un pied sur le terrain cette année. Il fallait que le groupe l’accompagne, le protège pour lui permettre de jouer dans les meilleures conditions, de vivre cette expérience au mieux. Parfois, on se dit que l’on cherche des choses qui sont peut-être juste sous nos yeux. Il est jeune, a encore beaucoup à apprendre mais il a montré que s’il continue comme ça, il va falloir compter avec lui. Et pour la petite histoire, j’aurais aimé être aussi brillant sur mon premier match avec les pros. Pour une première, il nous a bluffés.» Venant du coach nordiste, ces félicitations sont sincères et le jeune arrière peut désormais s'en servir comme moteur. Car qui aurait cru que cette seconde période puisse être aussi disparate ? Les jeunes Nordistes (auxquels on peut rajouter Théophile Caussé) ont été le viagra d'une machine dunkerquoise qui dans les trente premières minutes avait été complètement anesthésiée par une équipe nantaise bien en place. Privé là aussi de pratiquement toute sa base arrière, Nicolas Claire faisant office d'ancien, le "H" a démarré pied au plancher. Jordan Camarero et O'brian Nyateu se chargeant de mettre la panique dans la défense adverse. « Le début de match a été horrible, confirmait Patrick Cazal. Je ne sais pas comment on peut gâcher autant de ballons et défensivement, on ne touchait rien. On peut féliciter l’équipe pour la 2ème période. Malgré les difficultés, le groupe est resté lucide.» Après 21 minutes, Nantes était largement en tête (7-12). Une constante qui tout en se réduisant au fil de la rencontre va persister jusqu'à la 53ème minute, un but de Mokrani permettant à Dunkerque de passer enfin devant (23-22). Le vent venait de tourner. Les jeunes ch'tis s'étaient déjà signalés et ils vont continuer à le faire jusqu'à la fin (27-25).

A Montpellier, le vent du boulet n'est pas passé bien loin des têtes de Michaël Guigou et ses potes. A quatre minutes de la fin, Tremblay était à égalité (28-28) et on se rappelait du côté de la Seine St Denis qu'il y a six saisons, l'équipe dirigée alors par Stéphane Imbratta avait gagné à Bougnol de deux buts. Les Héraultais qui contrairement à leur adversaire disputent un match tous les trois-quatre jours sont parvenus à sortir du traquenard et ont su maîtriser les éléments lorsque ceux-ci ne tournaient pas en leur faveur. "On a eu de la fraicheur mentale, se plasait à relever Patrice Canayer. En première mi-temps, nous étions bien en place. En seconde, on a bien joué en attaque mais on a très mal géré le repli défensif. Globalement, l’équipe progresse, travaille dans une bonne dynamique mais ce que j’aime chez mes joueurs c’est qu’ils ne s’emballent pas trop vite et appréhendent correctement les matchs. Il faut rester là dessus." Les Héraultais ont su surtout inscrire des buts et profiter des fautes adverses aux moments-clé. Malgré leurs nombreuses pertes de balles, ils ne se sont jamais affolé. Surtout lorsque Tremblay va se montrer pressant et va avoir la possibilité de faire la différence au score. Arnaud Siffert a su faire les arrêts qu'il fallait, notamment à 1'55 de la fin, le ballon de contre-attaque de Dragan Gajic (notre photo) étant déterminant (30-28). Grâce à cette nouvelle victoire (31-30), Montpellier reste invaincu et surtout en attendant le Créteil-PSG de ce jeudi soir, garde la tête du classement avec désormais cinq points d'avance sur... St Raphaël.

Les Varois se sont inclinés à Chambéry (29-26) et Ivica Obrvan peut avoir le sourire. Le technicien croate a réussi son entrée au Phare grâce à ce succès. Les Azuréens ont fait la course en tête pendant le 1er quart d'heure avant d'être rattrapés par les Savoyards qui ensuite n'ont jamais baissé la tête. Dans une 1ère période où les deux gardiens (Demaille pour St Raphaël et Genty pour Chambéry) se sont mis en évidence, l'écart au score est resté serré (14-14 à la pause). Dans le second acte, si le portier chambérien a pris l'ascendant sur son jeune adversaire (avec un total de 20 arrêts), les partenaires de Timothey N'Guessan (meilleur buteur du match avec 12 réalisations, encore un jeune ! - en photo) ont du patienter jusqu'au money-time pour se libérer. En moins de six minutes, St Raphaël qui avait la possibilité de revenir à égalité, s'est complètement désuni, l'exclusion définitive d'Adrien Di Panda arrivant au plus mauvais moment. Cette saison, à l'exception de Montpellier, c'est encore une grosse cylindrée que les Savoyards accrochent à leur tableau de chasse.



A Sélestat, Toulouse s'est dispensé d'une fin à la Hitchcock comme la saison passée. Certes, c'est bien Jérôme Fernandez qui a inscrit l'ultime but victorieux mais le score était acquis pour le Fenix depuis déjà quelques minutes (22-26). Les Hauts Garonnais qui avaient décidé de mettre du rythme et de prendre les Alsaciens au dépourvu (0-4 après 7' et 5 arrêts/5 pour Cyril Dumoulin) vont connaître un fléchissement par la suite, ponctué de nombreuses maladresses et de tirs contrés ou arrêtés. Si bien qu'après 18 minutes, tout était à refaire (7-7). Sélestat combinait bien, imposait une sorte de tempo et s'envolait au score (13-9 à la 27ème). Les Toulousains vont mettre du temps à refaire surface et Wesley Pardin va jouer un grand rôle dans ce sursaut. Entré en seconde période, le gardien va aligner six arrêts en dix minutes (16-16). Nemanja Ilic et Rémi Calvel vont prendre le relais et se charger d'augmenter le capital (22-24 à la 58ème). Un nouvel arrêt du portier international et un tir contré oteront à Sélestat tout espoir de revenir. Le SAHB qui avait connu une embellie en s'imposant à Tremblay reperd du terrain, Toulouse s'offre un ballon d'oxygène.



Comment gérer sereinement la totalité d'un match lorsqu'on est mené 1-9 après 12 minutes de jeu et qu'il faut courir derrière une équipe qui sans être plus talentueuse, est plus dans le rythme ? Le Parnasse à Nîmes n'est plus cette forteresse imprenable que les nostalgiques des folles années de Pablo Neruda (pour ceux qui s'en souviennent) veulent voir ressurgir. Que Montpellier ou Paris viennent y prendre  des points est à peu près normal, mais que Sélestat qui n'était pas au mieux à ce moment-là et Aix viennent largement s'y imposer, n'est pas concevable. Encore une fois, on pourra avancer côté nîmois que l'infirmerie est toujours bien garnie et que ceux qui reviennent de blessures ne sont pas encore d'attaque. Mais quand les statistiques de certains sont bien en dessous de leur prétendue valeur, ne peut-on pas légitimement se poser quelques questions ? La sieste de l'après-midi dans les rangs gardois, s'est donc prolongée tard dans la soirée, même si quelques spasmes ont perturbé le sommeil (10-15 à la pause). On n'oubliera pas qu'en face, il y avait tout de même une équipe volontaire, décidée et piquée dans son orgueil après notamment quatre défaites consécutives à domicile. Les coéquipiers de Yohann Ploquin (notre photo), grand artisan du succès aixois (20 arrêts) avec son arrière gauche Klemen Cehte (8 buts) se sont finalement reposés sur leur confortable matelas durant 60 minutes. Et si Nîmes s'est enfin réveillé dans les six dernières pour revenir à trois longueurs, il était un peu trop tard. Et puis de toute façon, le hold-up aurait été injuste (24-28).

Derrière Nîmes, il y a toujours Istres qui sur ses terres, s'est encore incliné, cette fois face à Cesson mais avec les armes à la main. Alors que de part et d'autre, les deux gardiens (Kosanovic - 10 arrêts pour Istres et Robin - 15 arrêts pour Cesson) se sont illustrés durant tout le match, les Provençaux ont "breaké" dès la 13ème minute (8-5) mais n'ont pas su préserver cet avantage très longtemps puisque les Bretons ont rapidement refait leur retard et ont même pris les commandes (11-13 à la mi-temps). En seconde période, Istres va courir après le score, refaire son retard (22-22 à la 52ème) avant de carrément céder dans le money-time (22-26).



Ce soir, baisser de rideau sur cette 11ème journée. Dans un palais des sports de Créteil incandescent, le PSG tentera ne s'installer seul à la 2ème place du classement, derrière Montpellier et juste devant St Raphaël et le duo Dunkerque-Nantes. Enfin, ce scénario n'est possible que si les Parisiens s'imposent. « Si on a un coup de moins bien, affirme Philippe Gardent sur le site du club, toutes les équipes peuvent nous battre. On sait que ce match va être très difficile. C’est toujours délicat d’aller jouer à Créteil. L’équipe n’est pas très bien classée mais on sait que les Cristoliens ont souvent fait des coups d’éclat. Face à Montpellier, ils ont mené pendant un bon bout de temps, alors il faudra être très vigilant ! Du côté de l’infirmerie, on récupère petit à petit nos blessés, surtout Luc (Abalo) ce qui est une très bonne nouvelle. » Un gaucher en chasse un autre puisque Marko Kopljar ne sera pas là. Il est suspendu pour avoir un peu trop montré ses dents. Les statistiques ne plaident pas en faveur de Créteil puisque le PSG (ère qatarie) s'est à chaque fois imposé à Oubron. « Contre Paris, on sait qu'on a peu de chances de l'emporter, avoue Benjamin Pavonimais il faudra jouer le coup à fond. On est décidé à faire un gros match, on est chez nous. Sur un match, rien n'est impossible. D'autres l'ont fait. » Pour réaliser un exploit, l'USC pourtant privé de Quentin Minel devra avant tout élever son niveau de jeu.


 

USAM NIMES - PAYS AIX UC              24-28  (MT: 10-15)

Statistiques du match

*****************************

CHAMBERY SAVOIE - SAINT RAPHAEL VHB    29-26  (MT: 14-14)

Statistiques du match

*****************************

SELESTAT ALSACE  - FENIX TOULOUSE      22-26  (MT: 13-11)

Statistiques du match


*****************************

DUNKERQUE HGLHBC NANTES             27-25  (MT: 10-13)

Statistiques du match

*****************************

ISTRES OPH - CESSON RENNES           22-26    (MT: 11-13)

Statistiques du match

*****************************

MONTPELLIER AHB  - TREMBLAY EN FRANCE     31-30   (MT: 16-12)

Statistiques du match

***************************** 

© Yves Michel
Partager
Identification nécessaire pour ajouter une réaction
Qui sommes nous | Mentions légales | Devenir annonceur
(C) Copyright 1999-2012 EURL 2ICS - Tous droits réservés.
joueurs | équipe | actualités